Il est médecin, et exerce dans l’un des hôpitaux publics de la capitale iranienne. Il affirme : “Nous avons eu pour consigne de déclarer les morts par balles comme étant décédés des suites d’opérations chirurgicales“.
Le témoignage de ce médecin, qui a voulu conserver l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité, et qui pour les mêmes raisons n’a pas souhaité être enregistré, a été recueilli aujourd’hui par la journaliste française d’origine iranienne Sepideh Farkhondeh.
“Depuis, le début de la répression, les miliciens Bassidjis ont traqué les blessés transportés vers les hôpitaux de Téhéran. D’abord, ils venaient demander la liste des admis à la réception de l’hôpital. Comme l’administration de l’hôpital et les médecins n’ont pas coopéré avec les miliciens, qu’ils sont restés vagues sur l’identité des personnes admises pour tenter de protéger les blessés, les miliciens ont commencé à investir les lieux et à prendre la place du personnel hospitalier chargé de l’admission des malades et, en l’occurrence, des personnes blessées dans les manifestations.“
- Les miliciens auraient ainsi, selon ce témoin direct, fiché l’identité de tous les blessés transportés par ambulance vers les hôpitaux.
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