Selon une dépêche AFP publiée à 15 heures le 18 juin, on comptait encore, dans les rues de Téhéran, “des dizaines de milliers de manifestants“. Le site 20 minutes indique ce soir : “Ils étaient vêtus de noir, une fleur blanche à la main. Les manifestants ont défilé en silence ce jeudi, dans les rues de la capitale iranienne. Un défilé endeuillé après que sept d’entre eux ont été tués lundi lors d’incidents avec les bassidjis, des miliciens islamistes.“
Le blog Revolutionary Road publie le 18 juin en fin d’après-midi les nouvelles suivantes :
- Les organisations de défense des droits humains, sur la base de leurs investigations, et contrairement aux informations officielles du gouvernement iranien, cherchent à trouver les preuves des 32 citoyens iraniens les 14 et 15 juin 2009 (24 et 25 khordad 1388 selon le calendrier perse).
- Dans la ville de Yazd, trois manifestants au moins ont été touchés par des balles tirées par les gardes militaires ces dernières 48 heures. Selon les agences de presse locales, un des blessés a été touché dans le dos et serait décédé.
- Ahmasebi, une étudiante de Kermanshah, qui avait participé à de nombreux rassemblements, a été violement agressée par des gardes de sécurité à l’Université de Kermanshah. Lors de l’agression elle a été grièvement blessée à la tête et est morte après avoir passé la nuit dernière à l’hôpital Eman Razi de Kermanshah.
- Les maîtres de conférence de chimie de l’université Sanaty Sharif (Téhéran) ont signé une lettre collective de démission hier pour protester contre les attaques policières et assassinats qui ont eu lieu récemment. Avant eux, ce sont de nombreux maîtres de conférence de l’université Amir Kabir de Téhéran qui ont démissionné collectivement dimanche dernier. Ils se sont rassemblés à la mosquée de l’université et ont montré leur opposition à la situation actuelle en Iran, et ont signé leurs démissions pour soutenir le peuple d’Iran et leurs propres étudiants qui avaient été agressés.
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