Informations publiées le 29 juin par le blog Revolutionary Road, blog animé par Saeed Valadbaygi :
Ces derniers jours nous avons été attaqués par la police et avons dû déménager vers d’autres lieux pour vivre et reprendre nos activités. Merci à tous pour votre intérêt et vos mails. Je suppose que nous serons revenus à une situation normale dans quelques heures. (Saeed Valadbaygi)

En mémoire de Kianoosh Asa, Université de Science et Technologie de Téhéran, 28 juin
- Les sections 240, 209 et 2A de l’infâme prison d’Evin (Téhéran) sont utilisées pour incarcérer des femmes. Ce sont des femmes qui ont été arrêtées lors des récentes protestations à Téhéran. Comme cet endroit est fait pour un nombre limité de prisonnières et avec l’énorme vague récente d’arrestations de nombreuses femmes, le manque de place dans cette section renforce la pression sur les détenues. Selon les dernières informations reçues, environ 60 femmes qui étaient enfermées à la section 3 ont été transférées à la section des patientes sous méthadone. Le manque de place fait qu’un grand nombre de femmes nouvellement transférées dorment dans les couloirs de la prison avec seulement une couverture, rien d’autre.
Mesdames Maryam Ameri et Moghadam sont parmi ces prisonnières. Parmi les détenues se trouvent aussi Bita Samimi Zad et Frynaz Miryam, deux membres actives des protestations étudiantes. Elles ont été enfermées dans ces horribles conditions jusqu’à il y a deux jours où elles ont été transférées en cellule d’isolement sans raison.
Il est aussi à noter que dans ces sections de nombreuses prisonnières sont blessées suite aux dernières protestations.
Merci de noter que les chiffres mentionnés ici ne représente qu’une petite part des femmes arrêtées ces derniers jours. Dans de nombreuses autres sections de la prison Evin, aucune information ne sort à cause du haut niveau de sécurité.
- Mohammad Mostafaei, un avocat qui lutte pour les droits des mineurs condamnés à la peine capitale, a été arrêté. Mohammad Mostafaei lutte pour les droits des enfants qui ont commis des crimes avant leur majorité et sont condamnés à mort. Mohammad défendait actuellement 25 dossiers.
- Hamedan (Nord-Ouest) : ces derniers jours les tentatives des familles et amis des étudiants arrêtés pour obtenir des informations sur leur statut n’ont pas abouties. Les autorités n’ont répondu à aucune question concernant leur santé. Parmi les étudiants arrêtés à Hamedan ces deux dernières semaines, on trouve Amin Nazari (membre du conseil Central Tahkime Vahdat), Siavash Hatam (Secretaire de l’Association Islamique des Etudiants d’Hamedan), Reza Jafarian (secrétaire politique), Pooya Sharifian (secrétaire du syndicat), Mehdi Mosafer (secretaiore social et culturel), Hojjat Bakhtiari (membre du conseil central), Mostafa M. Zadeh, Mohammad Sayyadi…
Après leur arrestation, ces militants ont été battus par les forces de sécurité puis livrés au service de regroupement des informations de la ville d’Hamedan. Ils sont actuemllement en cellule d’isolement et souffrent sévèrement.
- Nariman Mostafavi, membre de la société islamique de l’Université de Technologie d’Amirkabir, et Tara Sepehrifar, de la société islamique de l’université Sanati Sharif, ont été arrêtés hier vers la mosquée Ghoba dans la rue Shariati de Téhéran. Reza Attaran, un comédien, a été arrêté devant la mosqué Ghoba. Plus de 3.000 personnes ont participé à ce rassemblement le 28 juin. La police a attaqué les protestataires avec des gaz lacrymogènes et a procédé à des arrestations. Selon certains rapports, il y a eut huit arrestations.
- Un groupe d’étdiants de l’Université de Science et de Technologie de Téhéran ont fait un rassemblement dimanche 28 en mémoire de Kianoosh Asa, mort sous la torture. Le rassemblement étudiant a commencé à midi à la mosquée de l’université puis s’est déplacé vers l’entrée principale. Les participants portaient des bougies en mémoire de tous ceux qui sont perdu leurs vies dans le récent soulèvement du peuple iranien contre le régime.
Kianoosh Asa, un étudiant en ingénieurie chimique à l’université, a été enlevé le 15 juin 2009 du dortoir Majifieh de l’université. Sa famille a retrouvé son corps dans une morgue, dix jours après sa disparition, portant des signes de torture. Le régime iranien refuse de rendre le corps, proclamant qu’il avait été noté “non-identifié” et que personne n’avait de papiers d’identité lorsqu’il a été trouvé.
- Dimanche soir, au seizième jour du soulèvement du peuple iranien, des milliers de jeunes ont manifesté rue Shariati à Téhéran. Les forces répressives ont attaqué les protestataires avec des matraques, du gaz lacrymogène, du gaz poivré, et des canons à eau pour arrêter des manifestants et les forcer à se disperser. Le très fort de gaz lacrymogène a créé un nuage blanc au dessus du quartier. Les forces répressives ont aussi bloqué de nombreuses routes menant rue Shariati et assiégé les gens à cet endroit. Cependant, les gens ont continué de s’affronter avec les agents de la Garde Révolutionnaire. Les affrontements ont continué jusqu’à 21 heures heure locale dans les rues Shariati et Mirdamad et dans les environs.
-Les agents des Forces de Sécurité d’Etat ont réprimé des habitants de Téhéran au Parc Laleh (centre de Téhéran). Plusieurs personnes ont été blessés lors d’affrontements violents avec des agents en uniforme. “Ils cognent les gens partout, les conducteurs klaxonnaient pour protester contre la répression brutale” dit un témoin visuel.
- Place Tajrish (Nord de Téhéran) et dans les rues proches, les unités anti-émeutes stationnés tous les quelques mètres sur les deux côtés de la rue. Chaque passant était arrêté et contrôlé.

[...] tard dans une morgue, mort visiblement sous la torture. Il en est question dans cet article et dans celui-ci de la commémoration en sa mémoire de ses camarades [...]