Lors de la manifestation du 30 juillet à Ispahan pour commémorer le 40ème anniversaire de la mort de Neda et de nombreux autres victimes de la répression, des drapeaux rouges avaient été accrochés à un reverbère :

Lors de la manifestation du 30 juillet à Ispahan pour commémorer le 40ème anniversaire de la mort de Neda et de nombreux autres victimes de la répression, des drapeaux rouges avaient été accrochés à un reverbère :

Quelques vidéos de manifestations à Téhéran le 30 juillet pour le 40ème jour de l’assassinat de Neda. En tout plus de 40.000 personnes ont manifesté aujourd’hui à Téhéran, avec de grandes manifestations aussi dans d’autres villes (comme Rasht, Chiraz, Isfahan, Machhad, etc…).
“Au nom de la religion, 30 ans de crimes” :
Manifestation le 30 juillet à Rasht (nord de l’Iran) pour commémorer le 40ème jour de l’assassinat de Neda :
Manifestation à Ispahan pour les 40 jours de la mort de Neda :
Extrait de la revue de presse internationale de France 24, 30 juillet :
L’International Herald Tribune raconte ces suspicions de tortures autour des manifestants arrêtés en juin : certains auraient été battus à morts, d’autres forcés à lécher les toilettes de la prison, d’autres auraient eu les ongles arrachés, des cadavres mutilés auraient été rendus aux familles. Des informations difficiles à vérifier, même si des sites crédibles les ont relayé.
Informations publiées par Revolutionary Road le 29 juillet en soirée :
1) Shadi Sadr a été libérée !
Il y a quelques heures (NdT : texte écrit le 28 au soir), Shadi Sadr a été libérée après 11 jours de détention à Evin. Bien que les autorités avaient dit à sa famille qu’elle serait libérée à 18 heures, elle est rentrée chez elle quelques heures avant. A son arrivée chez elle, sa famille préparait une fête de bienvenue qui rendait tout le monde heureux. Il semble qu’elle ait été libérée plus tôt que prévu pour éviter un rassemblement de sa famille et de ses amis devant la prison Evin.
2) Les représentants de la commission de la sécurité nationale et des affaires étrangères déclare que le parlement de Téhéran a rapporté que 140 personnes ont été libérées de la prison Evin et que 150 seulement restent emprisonnées.
Dans une interview avec la version internet du journal Mehr, le docteur Kazem Jalali fait un compte-rendu de la réunion du 27 juillet sur les récentes arrestations et déclare : “bien que lors de cette réunion, il nous a été dit que les récents prisonniers feraient face à la loi islamique, environ 140 ont été libérés aujourd’hui.”
Article du Jérusalem Post, 19 juillet 2009 :
Un membre des forces paramilitaires Bassidji témoigne de la répression brutale des manifestations des dernières semaines. Sous condition d’anonymat, il a également détaillé des actions passées, notamment sa participation au viol de jeunes iraniennes vierges avant leurs exécutions.
Fondée par l’ayatollah Ruhollah Khomeini en 1979 en tant que « milice du peuple », la milice Bassidji est subordonnée aux Gardiens de la Révolution et est fidèle au successeur de Khomeini, Khameini.
Le milicien interviewé, père de famille, a été détenu par les autorités iraniennes, pour le « crime » d’avoir libéré deux adolescentes iraniennes de 13 et 15 ans arrêtées durant les émeutes qui ont suivi les élections présidentielles aux résultats contestés.
« De nombreux policiers et membres des forces de sécurité ont été arrêtés pour avoir fait preuve de mansuétude envers certains manifestants, notamment en les libérant de garde à vue sans consulter leurs supérieurs », a t-il expliqué.
Selon lui, les plus violents ont été ce qu’il appelle les « forces de sécurité importées » : des jeunes de 14 ou 15 ans originaires de petits villages qui ont été recrutés pour mettre fin aux émeutes centrées dans les villes.
Reporters sans frontières a appris avec tristesse le décès, survenu le 15 juin 2009, de l’ancien journaliste Alireza Eftekhari, âgé de 29 ans. Les circonstances exactes de sa mort restent inconnues à ce jour. D’après les informations recueillies par l’organisation, Alireza Eftekhari aurait succombé des suites d’une attaque cérébrale après avoir été battu. Son corps n’a été rendu à sa famille que le 13 juillet. Collaborateur pendant cinq ans pour Abrar Economie (au sein du groupe de publication Abrar), il avait quitté le journal en 2008.
“Alireza Eftekhari est le premier journaliste à mourir sous la répression mise en place par les autorités iraniennes au lendemain des résultats de l’élection du 12 juin. Nous exhortons les autorités à faire la lumière sur les causes de ce décès. Nous sommes très inquiets pour tous les autres journalistes toujours détenus, sans respect de leurs droits les plus fondamentaux“, a déclaré l’organisation qui présente ses condoléances à la famille d’Alireza Eftekhari.
Reporters sans frontières prend acte de la remise en liberté de la journaliste Shadi Sadr, le 28 juillet 2009, mais déplore qu’aucun nom de journaliste ne figure sur les listes des détenus libérables, suite à l’annonce de Mahmoud Ahmadinedjad, le 28 juillet, de libérer 140 détenus avant le 7 août.
Vidéo en hommage aux femmes iraniennes qui se soulèvent contre l’apartheid sexiste de la république islamique, pour la liberté et l’égalité !
30 ans de régime islamique = 30 ans d’apartheid sexiste !
Comme l’apartheid raciste d’Afrique du Sud, le régime d’apartheid sexiste d’Iran peut et doit être brisé !
Article du Figaro, 29 juillet 2009 :
Traditionnellement épargné, le numéro un du pouvoir se retrouve sous un déluge de critiques. Inédit, ce mécontentement affiché reflète la crise de légitimité d’un système qui a maintenu Ahmadinejad à sa tête envers et contre tout.
Un expatrié iranien brandit des caricatures de l’ayatollah Khamenei et de Mahmoud Ahmadinejad, lors d’une manifestation organisée à Tokyo, le 25 juillet dernier.
Le massage se lit entre les lignes. Mais il est sans concession. Dans les pages du journal Aftab, le «guide de la révolution islamique» n’est plus «suprême ». Cela fait presque deux semaines, déjà, que le quotidien réformiste écorche discrètement le titre d’Ali Khamenei, numéro un du régime, en omettant volontairement d’ajouter cet adjectif sacré – et obligatoire. Si l’affront est passible de sévères représailles, le mur de la peur est tombé. «Khamenei se pensait intouchable. Depuis le début de la crise postélectorale, sa légitimité n’a jamais été autant contestée», relève un journaliste iranien.