Une information diffusée par le Wall Street Journal accuse l’entreprise Nokia Siemens Networks de fournir à l’Iran un système de contrôle de son trafic internet et téléphonique, système qui permet de connaître de façon centralisée le contenu des communications et aussi de les bloquer. Cette entreprise d’équipements de télécommunications a publié un démenti, mais des journalistes ne le trouvent pas convaincant.
Il est vrai que la même question avait été soulevée pour la Chine, où il était avéré que des sociétés comme Google, Yahoo et Microsoft avaient suivi les demandes du régime pour l’aider à censurer les communications.
Les dirigeants occidentaux font de belles déclarations sur les libertés bafouées en Chine ou en Iran, mais ne font rien pour empêcher des sociétés occidentales qui travaillent avec ces régimes de répondre à leurs demandes. Liberté du commerce oblige, sans doute.
Mais comment s’étonner de cette hypocrisie quand on sait que de tels systèmes de surveillance des communications internet ou téléphoniques existent bel et bien, et sont même légalisés, dans les pays dits démocratiques.

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[...] 4 août, publicité pour Nokia recouverte de peinture rouge et verte (dénonciation de son aide au régime) [...]