Rasht (Province du Gilan) : Vidéo de la manifestation du 9 juillet 2009
Rasht (Province du Gilan) : Vidéo de la manifestation du 9 juillet 2009
Petit compte-rendu d’une manifestation rédigé le 9 juillet pour Bazr et publié ce matin en anglais par Revolutionary Road :
Quelle résistance ce 9 juillet ! Tout le monde est venu. Des jeunes, des vieux et des personnes d’âge moyen. Et pas seulement dans une rue, mais on a appris des trois dernières semaines et des protestations de masses ont eut lieu dans 7 ou 8 principaux quartiers. Il n’y a pas de silence, tout le monde chante des slogans. Certains crient “Dieu est grand”, mais rapidement cela devient “Mort au dictateur” et “Gouvernement de coup d’Etat, démission, démission”. La principale zone d’affrontements est à l’intersection Vialiasr/Enqelab au parc Deneshju.

La foule est concentrée et de nombreux gardes anti-émeutes attaquent le peuple avec des matraques et des gaz lacrymogènes. Des visages sont en sang. En permanence les gens vont dans les rues et repartent par les chemins piétonniers. Les voitures klaxonnent comme il y a deux semaines, des coups de klaxons ininterrompus. Encore une fois des poings et des V pour victoire et unité sont brandis. Depuis les rues principales des groupes de gens se dirigent vers la Place Enqelab et l’Université de Téhéran. A ce moment, on crie un long slogan comme à l’époque de la révolution de 1979 :
Quelques photos des manifestations du 9 juillet dans la capitale iranienne publiées par le PCOI (voir ici des vidéos et d’autres photos et informations sur ces manifestations).

Ce texte d’Alan Woods, “Le régime intensifie la répression, une grève générale est nécessaire” a été publié en anglais le 26 juin sur le site de la Tendance Marxiste Internationale et en français sur celui de La Riposte le 4 juillet. Dès le début du soulèvement en Iran, Alan Woods avait écrit “la révolution iranienne a commence“.
Hier, lors d’une réunion publique, à Londres, un jeune étudiant iranien m’a reproché d’être trop sévère avec Moussavi, qu’il considérait comme le leader incontestable de l’opposition et « l’homme le plus courageux d’Iran ». J’ai répondu : les marxistes soutiennent ce mouvement, mais ce mouvement ne peut être victorieux que si les manifestations sont appuyées par une grève générale des travailleurs iraniens. J’ai souligné que Moussavi avait vaguement évoqué l’idée d’une grève générale, mais qu’aucun appel à la grève n’a été lancé.
L’étudiant iranien a également dit que les manifestants ne voulaient pas de révolution, mais seulement des réformes. C’est peut-être vrai, ai-je répondu, mais les manifestants ne pourront obtenir ce qu’ils veulent que par des moyens révolutionnaires, et la possibilité de changer la société dépend avant tout de la participation active de la classe ouvrière. Je ne sais pas si j’ai convaincu cet étudiant – mais, au moins, ça l’a fait réfléchir.