En attendant de plus amples informations de la part de camarades iraniens, une dépêche publiée par le Figaro le 21 juillet à 19 h 22 :
De nombreux accrochages et plusieurs arrestations ont eu lieu mardi dans la capitale iranienne, jour symbolique commémorant la nationalisation du pétrole.
La chape de plomb qui s’abat sur Téhéran peine à avoir raison des manifestants. Ils ont à nouveau bravé l’interdit, mardi, en descendant dans les rues de la capitale. L’occasion était symbolique. Elle coïncidait avec la commémoration d’une journée de soutien populaire, en 1952, à la nationalisation du pétrole, un an avant le coup d’État anglo-américain contre Mohammad Mossadegh, le premier ministre de l’époque. Mais plusieurs témoins, contactés en Iran, rapportent de nombreux accrochages et plusieurs arrestations, notamment sur la place Haft-é Tir.
Plus tôt, dans la journée, le chef de la police iranienne avait accusé les opposants d’«incitation à la sédition», en référence aux manifestations qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. «Certaines personnes qui ne sont pas parvenues à atteindre leur objectif électoral ont semé le doute (sur les résultats du scrutin) de différentes manières et ont transformé cela (…) en une incitation à la sédition», avait déclaré Esmail Ahmadi Moghaddam.



