Liste de quelques unes des victimes de la répression

23 08 2009

Liste de quelques unes des récentes victimes de la répression publiée par Revolutionary Road le 22 août sur la base d’un article de Sekular.

vict

1.Neda Agha-Soltan (Février 1983-Juin 2009 Téhéran)

Lors des protestations populaires contre les résultats électoraux du samedi 20 juin dans le quartier d’Amirabad (nord de la rue Kargar, intersection des rues Salehi et de l’allée Khosravi), elle est tuée par balle. Neda devient un symbole en Iran et en dehors de l’Iran, symbole de la voix de ces protestations.

Enterrée à Beheshte Zahra, section n°257 rangée 41

2. Sohrab A’arabi

Jeune homme de 19 ans, il était étudiant en fin d’études supérieures et se préparait à l’examen d’entrée à l’université. Lors du soulèvement révolutionnaire du 20 juin, il a été arrêté et transféré vers un lieu de détention inconnu. après que sa famille et en particulier sa mère le cherchent partout, on reconnaît qu’il est à la prison Evin. Sa mère a même déposé l’argent comme caution au tribunal révolutionnaire le 7 juillet et allait chaque jour attendre devant la prison Evin la libération de Sohrab. Même si elle pensait que son fils était à Evin elle était inquiète et disait “j’ai peur qu’ils aient tué mon fils”. Elle avait une photo de Sohrab avec elle qu’elle montrait aux gens libérés, leur demandant s’ils l’avaient connu ou vu en prison. Elle disait “où que j’aille et quelque soit la personne que j’interroge, pas de réponse, on me dit juste d’attendre qu’il soit libéré”. Elle allait à la prison Evin et attendait du matin au soir jusqu’à ce qu’un jour elle et son fils (le frère de Sohrab) aillent au poste de police Shapour et que son frère identifie sa photo parmi les photos des tués dans l’album du poste de police.

3. Ashkan Sohrabi(1989-2009)

C’était un jeune garçon qui est mort de trois balles dans la poitrine lors des protestations populaires contre les résultats électoraux le samedi 20 juin. Sa soeur a parlé de son meurtre et de la dernière fois qu’elle a vu son frère : “Ma mère et moi étions à la maison. Il revenait juste de la gym et nous disait que le peuple protestait dans la rue et que partout on pouvait voir du feu, il disait qu’il avait eu du mal à rentrer et que les gardes spéciaux avaient bloqué toutes les rues et dispersé la foule. Ma mère voulait que je l’empèche de retourner dans la rue. J’ai fait de mon mieux pour le faire changer d’avis, mais chaque seconde il y avait plus de monde dans les rues. Les gens allaient dans les allées et les maisons pour être en sécurité. On entendait différents slogans et partout c’était plein de bruits de cris et d’odeur de gaz lacrymogène. j’ai demandé à Ashkan de ne pas aller dans la rue, mais il est sorti et a dit ses derniers mots : ne t’inquiète pas, je reviens”.

Enterré section 257, rangé 50, n°19

4. Taraneh Mousavi(1981-2009)

Taranehest une jeune femme qui a été arrêtée lors du rassemblement devant la mosquée Qoba par des agents en uniforme et des bassidji, et dont le corps a été retrouvé après plusieurs semaines. Les forces de police, en menaçant sa famille, l’ont poussée au silence. D’autres détenus ont déclaré qu’ils l’avaient vue pour la dernière fois au poste du bassidj lors d’un interrogatoire. Les bassidji l’ont ensuite séparée des autres et violée. Elle a été violée de la façon la plus brutale à plusieurs reprises par plusieurs bassidji. Elle a perdu conscience à cause de la gravité des blessures à l’utérus et au vagin. Lorsque les bassidji ont vu à quel point sa santé était devenue mauvaise, ils l’ont emmenée à l’hôpital Imam Khomeini de Karaj où ils ont prétendu que les lésions du vagin et de l’utérus venaient d’un accident de voiture. A l’hôpital, après examen médical, il était clair que les blessures n’avaient pas pu être causées par un accident et qu’elle avait été violée. Les bassidji sont devenus inquiets après avoir consulté leurs plus hautes autorités, et ont donc pris Taraneh, inconsciente, avec eux en menaçant le personnel de l’hôpital si jamais ils parlaient de ce qui s’est passé à quiconque.  Mais une infirmière qui veut garder l’anonymat a identifié Taraneh Mousavi. Les bassidji ont emmené Taraneh dans un coin isolé du désert vers Qazvin, et, alors qu’elle était inconsciente, l’ont violée une fois encore, l’ont aspergée de fioul et l’ont brûlée pour cacher les marques de viol.

5. Kianoush Asa

Né à Kermanshah en 1984, il était en quatrième semestre d’ingénierie chimique à l’université d’Iran de science et de technologie. Il a disparu le lundi 15 juin Place Azadi à Téhéran et fut identifié par sa famille à la morgue de la médecine légale le 24 juin. Asaa été tué par balles par des agents en uniforme. Son corps a été enterré à Kermanshah. Une cérémonie commémorative à l’occasion de sa mort a eu lieu à l’Université de Science et de Technologie le 28 juin malgré les nombreuses menaces de la direction de l’université et du ministère de l’information.

6. Yaghoub Barvayeh(1982-2009)

Etudiant diplômé en théâtre à l’université de Téhéran d’art et d’architechture, il s’est fait tiré dessus par les bassidji depuis le toit de la mosquée Lolagar. Il a été blessé à la tête et immédiatement transféré à l’hôpital Lodman, mais, malgré les efforts des médeçins pour le sauver, il est mort. Il était né à Ahvaz et était le deuxième enfant de la famille, il était né en 1982 et n’avait que 27 ans lorsqu’il est mort. Selon ce qui est écrit dans certaines nouvelles publiées sur internet, il était complètement sous le contrôle d’agents du gouvernement lorsqu’il fut envoyé à l’hôpital, mais il n’a pas survécu. Il a juste ouvert les yeux quelques minutes avant sa mort pour dire à sa mère : “j’ai été tué pour la liberté”, puis il a fermé les yeux pour toujours. Il est dit que des agents de la sécurité ont pris son corps pour l’emmener dans un lieu inconnu et après 48 heures sa famille fut informée qu’il a été enterré. Les agents ont fait promettre à la famille de n’informer personne de son décès et de n’organiser aucune forme de cérémonie pour lui.

7. Mohammad Kamrani

Adolescent de 8 ans qui a été arrêté lors de protestations post-électorales le 9 juillet autour de la place Vali-e Asr et transféré au centre de détention de Kahrizak. Sur la base de ce que sa famille a dit, Mohammad était à moitié mort et son corps pleins de marques de coups de matraque et de signes de torture lorsqu’elle l’a retrouvé dans un lit d’hôpital. Grâce aux efforts de sa famille, il a été transféré de l’hôpital Loqman à l’hôpital ehr. Mais, à l’hôpital Mehr, les médecins ont dit à la famille que tout son corps était infecté et qu’il n’y avait aucune chance pour le guérir. Il est mort moins de trois heures après le 16 juillet.

8.Mehdi Karami

Il fait parti de ceux qui ont été tué lors des protestations post-électorales après l’annonce des résultat. Il a été tué d’une balle dans la poitrine le 15 juin à l’intersection des rues Janat Abad et Kashani à Téhéran. Il avait 25 ans selon un groupe de militants pour les droits humains en Iran.

9. Mostafa Ghanyan

Etudiant en ingiénerie à l’université Sharif, il a été tué lorsque les gardes révolutionnaires et les forces de police ont attaqué les dortoirs de l’université le 15 juin. Enterré à Mashhad.

10. Mohsen Rouholamini Najafabadi

Il est un de ceux qui ont été tués lors des événements post-électoraux à la prison Evin. Il était étudiant en sciences informatiques à l’université de Téhéran et a été arrêté lors du rassemblement du 9 juillet, puis transféré à la prison Evin et son corps a été rendu le 23 juillet à sa famille. Il éztait le fils d’Abdolhossein Rouholamini, chef de l’Institut Pasteur d’Iran, membre de la société des dévôts de la révolution islamiqueet consultant électoral pour Mohsen Rezai.

11.Bahman Jenabi

20 ans, il était employé dans un magasin d’installation et de réparation de chauffage central. Les témoins occulaires disent qu’il a été tué par balles par des agents en uniforme lors des protestations contre la République Islamique.

12.Meysam Ebadi

Adolescent de 17 ans qui a été tué Place Tajrish à Téhéran lors des protestations post-électorales du 13 juin.

13.Masoud Hashemzadeh

Il est un de ceux qui ont été tués lors des événements post-électoraux le 20 juin. Il a été tué par balles par les agents gouvernementaux. Il avait 27 ans lorsqu’il est mort et avait un diplôme de sciences empiriques. Son frère a dit qu’il était musicien et qu’il jouait du santour (instrument traditionnel iranien de la famille des cythares) depuis l’âge de 9 ans.

14.Amir Javadifar

Né en 1984, il était étudiant en gestion industrielle à l’université Azad de la ville de Qazvin. Le 9 juillet, après avoir été battu par des agents en uniforme et des forces de sécurité rue Azar, il a été emmené blessé à l’hôpital, puis, après une heure d’hospitalisation et tandis que sa famille s’inquiétait pour lui, il a été transféré dans un lieu inconnu. Le matin du 25 juillet, sa famille fut informée d’aller à la morgue de Kahrizak pour identifier et récupérer le corps.

15.Naser Amirnejad(1983 – 15 juin 2009 ,Téhéran)

Il était étudiant en air et espace à l’Université de science et de recherches de Téhéran et a été tué lors de la manifestation Place Azadi le 15 juin. Il a été tué par balles par les bassidji au début de la rue Mohammad Ali Jenah. Il a été enterré le 19 juin dans la ville de Yasouj.

16.Hossein Tahmasbi

Il avait 25 ans et a été tué suite à une attaque d’agents armés du gouvernement et à cause des lésions suite aux coups qu’il a subis le 15 juin rue Nobahar à Kermanshah. Hossein est mort suite aux coups de matraque répétés sur sa tête donné par les forces de police de la République Islamique. Il n’avait voté pour aucun des candidats et il était venu manifester contre la tyrannie et la répression de la République Islamique. Un des amis d’Hossein dit que des centaines de personnes l’ont vu mourrir.

17.Davoud Naeem Abadi

Il a été tué par balles place Azadi et sa famille a récupéré son corps le 21 juin.

18.Davoud Sadri

Il avait 27 ans et est mort par balles le 15 juin lors de la protestation de millions d’habitants de Téhéran puis amené à l’hôpital Imam Ali. Le samedi 21 juin, sa famille est allée son corps mort à l’hôpital. Il a été enterré le 22 juin au cimetière des martyrs de la ville de Malard. Des rapports disent que sa famille a dû payer 350.000 tomans (environ 350 $) le prix de la balle et 6 million de tomans (6.000 $) pour récupérer le corps. D’autres rapports disent que sa famille avait reçu une proposition d’offre si elle annonçait qu’il était bassidji et tué par des gens ordinaires.

19.Saeed Abasi Fargolchi

24 ans, vendeur de chaussures et de sacs, habitant de Roudaki (rue Sarsabil) et il est un de ceux qui ont été tué lors du dimanche sanglant de Téhéran. Saeed a été tué par balle vers la banque Pasargad rue Roudaki à l’intersection de Boustan Sa’adi. Il travaillait au magasin Aram rue Roudaki, au sud de la rue Dampezeshki.

20.Behzad Mohajer

Il est un de ceux qui ont été arrêtés le 25 juin. Après 46 jours sans aucune nouvelle, sa famille l’a identifié à la morgue de Kahrizak. Bezad avait 47 ans et pendant ces 46 jours sa famille l’a cherché auprès du tribunal révolutionnaire, à la prison Evin et dans les centres judiciaires sans avoir aucune réponse claire des autorités. Selon Amirkabir, après 47 jours, le corps de Behzad a été montré à sa soeur. La famille Mohajer suppose que le corps de Behzad était à l’institut légal dès le 21 juin mais que rien n’a été dit à la famille. Il semble qu’il ait été tué d’une balle à la poitrine. son corps a été enterré à la section 208 de Beheshte Zahra.

21.Sajjad Qaed Rahmati

Il a été tué place azadi lors des protestations populaires après les élections en Iran. Sajjad était originaire de la ville de Doroud dans la province du Lorestan où il vivait avec sa famille. Il est allé à Téhéran à cause de la pauvreté pour y trouver un emploi.

22.Ramin Ghahramani

Né en 1979, il résidait rue Shahrara à Téhéran. Dans les affrontements post-électoraux, il a été identifié par des agents par le biais d’une caméra de surveillance d’une banque et ils sont allés chez lui pour l’arrêter. Comme il n’était pas là, les agents ont dit à sa mère qu’il devait venir de lui-même au poste. 15 jours après qu’il se soit rendu de lui-même à la police, il a été libéré, le corps plein de traces de tortures. Il est mort deux jours après sa libération de prison des suites de ses blessures. Il avait dit à sa mère qu’il avait été pendu plusieurs jours par les pieds. Rahim est mort à cause de caillots de sang dans ses poumons. Sa famille fut mise sous pression pour ne pas annoncer la mort de leur enfant. Rahmin a été enterré avec de fortes mesures de sécurité. C’était si terrible, qu’ils n’avaient même pas le droit de pleurer trop fort sur sa tombe et que cinq membres de sa famille ont dû être hospitalisés à cause des pressions psychologiques.

23.Kambiz Sho’aeei

Il a été battu et est mort suite aux coups lors de l’attaque d’Ansar Hezbollah et des agents contre les dortoirs de l’université de Téhéran le 14 juin. Il a été enterré en secret à Beheshte Zahra.

24.Hossein Akbari

Il est l’un de ceux qui ont été tués après avoir été arrpetés lors des événements post-électoraux. Cela s’est passé alors que sa famille allait régulièrement au tribunal révolutionnaire, à la prison Evin et à d’autres centres de détention, où elle n’a pu avoir aucune information jusqu’au 21 juillet. Le 22 juillet, par téléphone, sa famille a été informée de sa mort et on leur a demandé de venir récupérer le corps à l’hôpital Imam Khomeini. Hossein est mort d’un traumatisme cranien et il y avait des marques de coups de matraque sur son corps. La date exacte de sa mort est inconnue. Son corps a été enterré le 26 juillet à Beheshte Zahra, section 219, à côté de la tombe de sa mère.

25.Alireza Eftekhari

24 ans, il a disparu lors du récent soulèvement et après 25 jours sans savoir où il était, son corps a été rendu à sa famille le lundi 13 juillet.

26.Hossein Akhtar Zand

Hosseinest un de ceux qui ont été tués lors des protestations à Ispahan, près de la mosquée Lobnan. Il était célibataire et soutenait financièrement sa famille (sa mère et ses frères et soeurs).

27.Hamid Madah Shorche

Etudiant, il a arrêté avec d’autres personnes lors d’un sit-in de protestation vers la mosquée Goharshad. Il fut torturé durant sa détention, il est mort le jour de sa libération des suites de ses graves blessures. La médecine légale a annoncé que la raison de sa mort était une blessure à la tête et ses funérailles ont eu lieu le 5 juillet.

28.Mostafa Kiarostami

22 ans, il a participé à la prière du vendredi le 17 juillet et est mort des suites de coups de matraques. Il a été battu par des bassidji et des agents devant l’université de Téhéran et ne pouvait pas rentrer chez lui, si bien qu’il a téléphoné à sa mère et à son frère. Mais lorsque sa mère l’a ramené chez lui, il a freconnu ne se sentir pas bien et a été emmené à l’hôpital Kasra où il est mort d’une lésion à la tête, mais la raison officielle de sa mort est traumatisme cranien.

29. Amirhossein Toufanpour

Il a été arrêté par les forces de sécurité le 20 juin dans les rues. Selon les déclarations de témoins occulaires, des mercenaires l’ont d’abord battu et lui ont cassé la main si bien que sa main pendait le long de son corps, puis il l’ont assassiné d’une balle dans la tête. Il a été enterré section 233 à Beheshte Zahra. On a demandé à sa famille de payer 24 millions de tomans pour le prix de la balle, mais sa famille a refusé et a dit aux mercenaires de l’enterrer s’ils le voulaient.

30.Alireza, jeune de 12 ans, mort d’un coup de matraque

Alirezaest allé avec son père à Beheshte Zahra pour participer au quarantième jour de deuil des récents martyrs de la répression. Alors qu’il allait rentrer, sa main s’est séparée de celle de son père et c’est à ce moment qu’il est mort d’un coup de matraque. Sa tête saignait et il est mort alors qu’il n’avait que 12 ans.

31.Parisa Kolli

25 ans, diplômée en littérature, tuée d’une balle dans le dos le dimanche 21 juin boulevard Keshvarz, enterrée le 23 juin à la section 259 de Beheshte Zahra.

32.Mohammad Hadadi

24 ans, designer en programmes informatiques, mort d’une balle dans la tête le samedi 20 juin rue Nosrat et enterré le 23 juin à la section 262 de Beheshte Zahra.

33.Mohammad Nikzadi

22 ans, diplômé en génie civil, tué d’une balle dans la poitrine le 16 juin Place Vanak et enterré le samedi 20 juin à la section 257 de Beheshte zahra.

34.Mohammad Hossein Barzegar

25 ans, mort d’une balle dans la tête le 17 juillet place Hafte Tir et enterré le 21 juillet section 302 de Beheshte Zahra.

35.Iman Hashemi

27ans, tué d’une balle dans l’oeil le samedi 20 juin rue Azadi et enterré le merdcredi 24 juin à la section 259 de Beheshte Zahra.

36.Ali Shahedi

24 ans, après avoir été arrêté et transféré au poste de police de Tehranpars le dimanche 21 juin, il y est mort de “raison inconnue”. La médecine légale a annoncé sa mort pour “raisons inconnues”, mais sa famille pense qu’il est mort à cause des coups de matraques. Enterré section 257 (Beheshte Zahra) le 25 juin.

37.Vahed Akbari

34 ans, marié et père d’une fille de trois ans, tué d’une balle dans l’estomac le samedi 20 juin rue Anak, enterré le mardi 23 juin à la section 261 de Beheshte Zahra.

38.Seyed Reza Tabatabaee

30ans, diplômé en comptabilité, tué d’une balle dans la tête le 20 juin rue Azerbaïdjan et enterré le mercredi 24 juin à la section 259 de Beheshte zahra.

39.Abolfazl Abdollahi

21 ans, tué d’une balle dans la tête devant l’université Sanati Sharif et enterré le 23 juin.

40.Nader Naseri

Mort le 20 juin place Khosh, enterré dans la ville de Babol.

41.Salar Tahmasbi

27ans, tué d’une balle dans la tête le samedi 20 juin rue Jomhouri, enterré le 23 juin à la section 254 de Beheshte Zahra.

42.Kaveh Alipour

19 ans,tué le 20 juin à Téhéran. Selon le Wall Street journal, le gouvernement iranien a demandé 3.000 $ à sa famille comme prix de la balle pour rendre le corps.

43.Vahid Reza Tabatabaee

29ans, tué d’une balle dans la tête le 24 juin Place Baharestan, enterré le 27 juin.

44.Fahimeh Salahshour

25ans, tuée d’un coup de matraque et de blessure interne rue Vali Asr. Morte à l’hôpital le 15 juin, enterrée le 17 juin section 266 de Beheshte Zahra.

45.Shalir Khezri

Etudiant originaire de Piranshahr, mort lors de l’attaque des forces du régime contre le dortoir de l’université de Téhéran le 16 juin. Enterré par sa famille à Piranshahr.

46.Fatemeh Barati

Lors de l’attaque d’Ansar Hezbollah et des agents contre les dortoirs de l’université le 14 juin, elle a été battue et en est morte. Enterrée secrètement sans que sa famille soit informée.

47.Kasra Sharqi

Lors de l’attaque d’Ansar Hezbollah et des agents contre les dortoirs de l’université le 14 juin, elle a été battue et en est morte. Enterrée secrètement sans que sa famille soit informée.

48.Sarvar Boroumand

58 ans, elle était avec sa fille lors des tirs rue Mohammad Ali Henah le 5 juin. Tuée par balles. Son mari Ebrahim Rajad Pour a dit : ma femme et ma fille ont été tuées par balles dans le dos et à la poitrine, lorsque nous avons bu les corps, les deux étaient ensanglantés et les médecins ont dit qu’elles sont mortes au même moment sous les balles.

49.Fatemeh Rajabpour

38 ans, elle était avec sa mère lors des tirs rue  Mohammad Ali Henah le 5 juin. Tuée par balles. Son mari Ebrahim Rajad Pour a dit : ma femme et ma fille ont été tuées par balles dans le dos et à la poitrine, lorsque nous avons bu les corps, les deux étaient ensanglantés et les médecins ont dit qu’elles sont mortes au même moment sous les balles.

50.Farzad Jashni

Jeune garçon d’Ilam (fils de Jaafar) qui travaillait à téhéran, mort lors d’une attaque des forces du régime. Son corps a été enterré le 19 juin à Abdanan sous haute sécurité et sans que personne ne soit informé.

51.Mohsen Imani

Lors de l’attaque d’Ansar Hezbollah et des agents contre les dortoirs de l’université le 14 juin, elle a été battue et en est morte. Enterrée secrètement sans que sa famille soit informée.

52.Mobina Ehterami

Etudiante originaire de Behbahan à l’université de Téhéran, Lors de l’attaque d’Ansar Hezbollah et des agents contre les dortoirs de l’université le 14 juin, elle a été battue et en est morte. Ses funérailles ont eu lieu le 20 juin à Behbahan. Lors des funérailles, sa mère pleurait et demandait aux autorités de ne pas laisser le sang de sa fille être oubliée.

53.Pouya Maqsoud Beigi

Etudiant de l’université des sciences médicales. Il a été arrêté le 20 juin àKermanshah par les forces de sécurité et a été torturé en prison. Il est mort après sa sortie de prison. Sa mère (Behjat Zahra Nozari) s’est recouverte de boue et protestait devant les locaux de l’information. Elle a été arrêtée à 22 heures le premier jour de sa protestation et on a depuis pas de nouvelles d’elle.

54.Tina Soudi

Etudiante tuée par balle le 20 juin place Enqalab, mais les agents du régime ont dit à sa famille qu’il fallait dire qu’elle était morte de mort naturelle.

55.Saeed Esmaeeli Khanbebin

23ans, mort de coups à la tête lors des événements à Téhéran, enterré dans la ville de Khan Bebin dans la province du Golestan. Pas plus d’information.

56.Masoud Khosravi

Mort le 15 juin, enterré à Beheshte Zahra.

57.Salar qorbani Param

22ans, mort lors des récentes manifestations. La République Islamique a annoncé qu’il était mort dans un accident de voiture. Son père tient un magasin au coin de la banque Refah place Enqelab. Ses funérailles ont eu lieu dans le quartier Mirdamah.

58.Iman Namazi

Etidiant en génie civil à l’université de Téhéran, mort le 25 juin dans les tortoirs de l’université de Téhéran.

59.Maryam Mehr Azin

24 ans, tuée par balles rue Azadi.

60.Milad Yazdan Panah

30 ans, tué par balles rue Azadi.

61.Hamed Besharati
26 ans, tué par balles rue Azadi.

62.Babak Sepehr
35 ans, tué par balles rue Azadi.

63.Amir Kaviri

Diplômé de la Haute Ecole de Téhéran.

64.Farzad Hashti

Pas d’information.

65.Neda Asadi

Pas d’information.

66.Moharam Chegini Qeshlaqi

Fils de Mirza Qoli ,34 ans, enterré section 256 à Beheshte Zahra, rangée 146 No. 13

67.Mohammad Hossein Feizi

Fils de Qolamreza, 36 ans, enterré section 257 de Beheshte Zahra, rangée 31 No. 25

68. Monsieur Mo’azez

Un des martyrs qui a participé aux protestations à Téhéran le 20 juin. Mort d’une balle dans l’oeil, mort pour la liberté des iraniens.

69.Ramin Ramezani

Fils de Mehdi, 22 ans, enterré section 257  à Beheshte Zahra, rangée 46;  No.32

70.Arman Estakhri Poor

Jeune de 18 ans de Chiraz, a été cogné récemment à coups de matraques (la date exacte n’est pas encore connue) à Abiverdi et est tombé dans le coma. Il s’est retrouvé dans la maison d’une veille dame mpour être en sécurité, il est mort le lundi 13 juillet, enterré le 14 au cimetière Darorahme de Chiraz, la raison officielle de sa mort est attaque cérébrale.

71. Mehrdad Heidari

Journaliste de Mashhad. Mehrdad avait écrit de sérieuses critiques sur le ministère des renseignements et les forces de sécurité le samedi 11 juillet et s’opposait aux pressions faites à de jeunes gens pour les faire avouer. Il a été assassiné de façon suspecte le dimanche 12 juillet à Mashhad. Selon les rapport publiés sur internet, Heidari, qui avait avant été actif au journal Khorasan, avait changé de lieu de travail sur invitation du journal Khorasane Razavi où il écrivait.

72. Ali Fathalian

Mort devant la mosquée Lolagar, il résidait rue Roudaki, allée Shokoufe.

73. Jafar Barvayeh

Professeur à l’université Chamran d’Ahvaz et étudiant à l’université de Téhéran, il était à Téhéran pour passer des examens. Il a participé à la manifestation Place Baharestan le 28 juin et est mort d’une balle dans la tête lors de son transport à l’hôpital. Son corps a été identifié par un de ses amis puis transféré à Ahvaz où ses funérailles ont eu lieu en présence des forces de sécurité.

74. Hasan Kazemini

Son grand-père, nommé Ali Kazemini, a écrit dans une lettre ouverte à la presse : Il y a quelques jours mon petit-fils Hasan, âgé de 19 ans, est descendu dans la rue avec des gens qui pensaient comme lui pour protester contre quelque chose qu’ils avaient perdue. Lors d’un rassemblement illégal, ou que plusieurs sources proclament comme illégal, il s’est retrouvé avec les personnes présentes, et n’est depuis jamais rentré.

75. Notre camarade Alireza Davoudi

Il était un des étudiant combattant pour la liberté et l’égalité à Ispahan et est mort le 29 juillet 2009 à l’âge de 26 ans à l’hôpital. Le camarade Alireza Davoudi était l’éditeur du journal étudiant “Rahe Khaki” à l’université d’Ispahan, conférencier et organisateur pour le 8 mars 2007 et le 4 décembre 2007 à Ispahan, conférencier pour le 1er mai 2008 dans la ville de Kamyaran et militant et organisateur de protestations ouvrières à Ispahan. Le 12 février 2009, Alireza Davoudi a été arrêté par les agents des renseignements à son domicile à Shahin Shahr à Ispahan en même temps que Mohamad Pour Abdolah. Alireza a été libéré sous caution de 100.000 $ le 26 avril. Lors de son incarcération, Alizera Davoudi a subi les pressions psychologiques des enquêteurs des renseignements. Il y a vingt jours, il a été hospitalisé pour une grave dépression et il est mort le lundi 27 juillet. L’équipe médicale a déclaré que la cause de sa mort était une crise cardiaque.


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30 01 2010
Anniversaire de la naissance d’Ashkan Sohrabi « Révolution en Iran

[...] la naissance d’Ashkan Sohrabi 30 01 2010 Aujourd’hui, 10 bahman (30 janvier), Ashkan Sohrabi, assassiné de trois balles par les forces de répression le 20 juin 2009, aurait eu 20 [...]

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