Campagne du Comité International contre la Lapidation
Sakine Mohammadi Ashtiani est une femme de 43 ans, mère de deux enfants de 16 et 20 ans. Sakine est accusée d’avoir tué son mari avec son amant. Son amant a été condamné à mort pour assassinat et Sakine a été condamnée à la lapidation pour adultère.

Les enfants de Sakine et son avocat font tout leur possible pour arrêter l’application de la peine, mais sa condamnation à la lapidation a été confirmée. Sakine est détenue à la prison de Tabriz et attend son exécution par lapidation qui peut être imminente.
Il faut en finir maintenant avec l’acte barbare de la lapidation !
Merci d’envoyer des messages pour s’opposer à la lapidation de Sakine depuis cette adresse.
Le message traduit en français est le suivant :
“Je suis consterné(e) par la condamnation à mort de Sakine Mohammadi Ashtiani pour adultère. J’exprime mon rejet total de la barbarie de la lapidation et je m’oppose fermement à la lapidation de Sakine Mohammadi Ashtiani. La lapidation à mort d’une personne n’est qu’une mesure barbare et inhumaine, et doit être abolie dès maintenant !”
Le 7 août 2009, Amnesty International a également lancé une campagne pour sauver Sakine.
Informations complémentaires sur la lapidation en Iran (Amnesty International, 2008)
En vertu du Code pénal iranien, l’adultère entre personnes mariées est puni de mort par lapidation. Il est même prescrit que les pierres utilisées doivent être assez grosses pour causer de la souffrance, mais pas au point de tuer la victime immédiatement.
Bien que les autorités soutiennent que les lapidations ont cessé – notamment sous l’effet du moratoire décrété en 2002 par le responsable du pouvoir judiciaire –, plusieurs exécutions de ce type ont eu lieu en Iran, la dernière pas plus tard qu’en 2007. Un homme, Jafar Kiani, a été lapidé pour adultère le 5 juillet 2007 dans le village d’Aghche-kand, près de Takestan, dans la province de Qazvin. (…) Précédemment, la lapidation d’une femme et d’un homme avait été signalée à Meched en mai 2006.
La majorité des personnes condamnées à mort par lapidation sont des femmes. Ces dernières ne sont pas traitées sur un pied d’égalité avec les hommes devant la loi et les tribunaux. De plus, elles sont particulièrement exposées à des procès inéquitables car elles sont plus souvent analphabètes et par conséquent davantage susceptibles de signer des « aveux » concernant des actes qu’elles n’ont pas commis.
En dépit de cette sombre réalité, les défenseurs des droits humains en Iran pensent que l’écho donné à leur action au niveau international peut contribuer à mettre fin à la lapidation.
