Photos de la manifestation à New York du 23 septembre contre la présence d’Ahmadinejad à l’assemblée générale de l’ONU :

Photos de la manifestation à New York du 23 septembre contre la présence d’Ahmadinejad à l’assemblée générale de l’ONU :

18 septembre à Rasht suite aux protestations lors de la “journée d’Al Qods”, des mercenaires du régime attaquent des habitants dans la cour d’un immeuble :
Ville d’Ahvaz, 23 septembre, dans une cabine téléphonique publique, un jeune homme écrit “mort à Khameini” tout en téléphonant.
Communiqué de l’organisation à l’étranger du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, 20 septembre 2009 :
.jpg)
A tous les Iraniens à l’étranger, à tous les gens épris de liberté et d’égalité dans le monde.
Maintenant c’est à notre tour de lutter contre le régime sanglant d’Ahmadinejad !
Les grandes manifestation de masse contre la République Islamique d’Iran le vendredi 18 septembre, avec des millions de participants, ont montré que la révolution populaire se poursuivra jusqu’à la chute du régime islamique. Le régime islamique est traversé par une profonde division au sein du pouvoir et a de plus en plus perdu le contrôle des protestations de la population. La violence massive du régime pour faire taire le peuple ne fait plus effet. Une fois encore, l’attention du monde se tourne vers l’Iran. La couverture des manifestation de vendredi a été très répandue dans les mass-média. La manifestation de vendredi a eu lieu dans une nouvelle période de lutte qui s’intensifiera avec la rentrée scolaire et la réouverture des facultés du pays pour la nouvelle année universitaire.
Les grands progrès de la révolution populaire en Iran a créé un nouvel état d’esprit à l’étranger. Après une première période fructueuse de protestations et de luttes à l’étranger, notre combat majeur c’est les protestations contre la participation d’Ahmadinejad à la conférence des Nations Unies le 23 septembre.
Communiqué de Reporters Sans Frontières, 24 septembre 2009 :
Alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le Guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, ne cessent de répéter que l’Iran est “le pays le plus libre du monde“, les journalistes iraniens détenus sont victimes de mauvais traitements, voire de tortures. Ahmad Zeydabadi, figure emblématique du journalisme en Iran, est toujours sous pression pour faire des aveux. Alors que son dossier a été “perdu”, Bahaman Ahamadi Amoee est toujours incarcéré. Said Matinpour, qui souffre de problèmes respiratoires, ne bénéficie pas d’un suivi médical.
« Les journalistes emprisonnés en Iran sont privés de leurs droits élémentaires et ne bénéficient d’aucune protection. Leurs avocats et leurs familles sont menacés. Mahmoud Ahmadinejad doit rendre des comptes sur la situation dans les prisons iraniennes depuis le 12 juin dernier, notamment au vu des témoignages de journalistes victimes de tortures et de mauvais traitements. Les Nations unies doivent impérativement envoyer sur place une mission d’enquête, afin de visiter les prisons, notamment celle d’Evin. La vie de plusieurs journalistes est en danger », a déclaré Reporters sans frontières.
Arrêté le 14 juin 2009, Ahmad Zeydabadi a passé trente-cinq jours « dans une cellule qui ressemblait à une tombe ». Selon sa famille, le journaliste est maintenu sous pression pour formuler des excuses publiques et demander pardon au Guide suprême. En 2007, le journaliste avait écrit une lettre ouverte à l’ayatollah Khamenei, dans laquelle il se demandait « pourquoi ne peut-on pas critiquer les actions du Guide suprême ». « Lors de ma dernière visite, Ahmad m’a dit qu’il était toujours à l’isolement, et qu’il avait été frappé par ses interrogateurs pour qu’il rédige une lettre d’excuses à l’ayatollah Khamenei. Ses interrogateurs ont même dit qu’ils avaient reçu l’autorisation de faire tout ce qu’ils voulaient avec lui », a déclaré sa femme Mahdieh Mohammadi, très inquiète pour son mari.
Extrait d’un article de Cyber Press, “Ahmadinejad est un menteur“, daté du 24 septembre à propos de la manifestation contre la présence d’Ahmadinejad à l’ONU :

Brandissant des photos de Neda, la jeune femme tuée par balle durant la contestation qui a suivi le scrutin du 12 juin, ou des pancartes aux inscriptions telles que «Libérez l’Iran» et «Non à la torture au nom de l’islam», ils ont exprimé leur opposition au président Mahmoud Ahmadinejad, qui a prononcé en soirée un discours combatif à l’Assemblée générale de l’ONU. «Ahmadinejad est un menteur», a déclaré une manifestante, Sanya Avazpour, arrivée la veille d’Orlando, en Floride, pour «dire non» au président iranien. «Il vient ici pour dire aux peuples du monde que rien n’est arrivé en Iran. C’est un mensonge. Il a volé l’élection du 12 juin.»
Dans un communiqué daté du 23 septembre, l’organisation à l’étranger du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran parle de milliers d’opposants de la République Islamique d’Iran qui se sont rassemblés devant le siège de l’ONU à New York pour dénoncer la présence d’Ahmadinejad et demander sa condamnation en tant que criminel contre l’humanité.
Le PCOI avait appelé à participer à cette manifestation et un nombre significatif de militant(e)s du parti étaient présent(e)s. Les militant(e)s communistes-ouvriers ont distribué des centaines de petits drapeaux avec des slogans comme “Ahmadinejad est un criminel et doit être jugé” ou “liberté – égalité” ainsi que des photos d’Ahmadinejad sur lesquelles étaient écrit “wanted” (recherché). Plusieurs centaines d’exemplaires des dix revendications immédiates pour la révolution ont également était distribués. Le PCOI a aussi déployé des banderoles dénonçant la République Islamique, l’apartheid sexiste et le criminel Ahmadinejad. Une table de presse était également tenue où l’on pouvait trouver des livres et journaux du parti.
Lors de la manifestation à New York, un drapeau de la République Islamique a été brûlé. Des protestations contre la présence d’Ahmadinejad ont également lieu en Allemagne, en Suède et en Grande-Bretagne. D’autres protestations sont prévues à New York le 24 septembre, et le PCOI appelle tous les iraniens et toutes les iraniennes vivant en Amérique du Nord à y participer.
Protestations nocturnes depuis les toits, Téhéran, 23 septembre à la tombée de la nuit :
Protestation dans la nuit du 23 septembre 2009 devant l’hôtel intercontinental Barclay de New York où Ahmadinejad est hébergé.
Shiva Nazar Ahari, militante pour les droits des femmes, emprisonnée depuis le 14 juin 2009 à la prison Evin, a été libérée ce soir (23 septembre 2009) sous caution de 200 Million de Tomans (environ 200.000 $). A l’origine, les agents du régime réclamaient une caution de 500 millions de Tomans, et la famille de Shiva a dû se battre pour que cette somme soit revue à la baisse. Une fois la caution versée dans la journée, des agents de l’appareil laissaient entendre qu’elle ne serait finalement peut-être pas libérée. Un groupe de militant(e)s attendait Shiva dès 17 heures ce soir aux portes de la prison, elle est finalement sortie libre quatre heures plus tard.
Shiva Nazar Ahari est une étudiante de 25 ans, militante de la campagne féministe “un million de signature pour l’égalité”. Elle a passée sa détention en cellule d’isolement puis dans la section 209 de la prison Evin et a subie des pressions des enquêteurs.
Photo : Shiva Nazar Ahari, ce soir, à sa sortie de la prison Evin de Téhéran.