Extraits de l’article du Monde du 19 septembre, “l’opposition réaffirme son existence lors de la journée d’Al Qods” à propos des protestations et manifestations du 18 septembre :
Combien étaient-ils? L’opposition réformatrice parle de 500.000 personnes dans les rues de Téhéran, voire plus. D’autres de plusieurs dizaines de milliers. Une seule certitude: la journée traditionnelle d’Al-Qods (Jérusalem), instituée par l’ayatollah Khomeyni il y a trente ans pour soutenir les Palestiniens, s’est transformée, vendredi 18 septembre, en une grande vague de contestation “verte”. (…)

Quatre mille arrestations en trois mois (près de 200 personnes au moins sont encore détenues), des “aveux” forcés à la télévision d’Etat pour certains militants, des tortures pour d’autres, rien n’a, semble-t-il, pu dissuader les militants de l’opposition de profiter de la marche annuelle pro-palestinienne pour se faire entendre. Pas même la dernière vague d’arrestations, cette semaine, qui vise des enfants de personnalités du régime déjà emprisonnés comme l’ex-vice-président du Parlement, Mohsen Mirdamadi, dont le fils a été interpellé, ou de grands religieux trop critiques du pouvoir actuel: les petits-fils du grand ayatollah Montazeri ont été arrêtés à Qom, la ville sainte, ainsi que le fils de l’ayatollah Mousavi Tabrizi. Une pratique qualifiée de “prise d’otage familiale pour faire des pressions politiques” par le site Modvj sabz (Bague verte).
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