Rapport de première main d’un étudiant protestataire sur la journée du 20 octobre à la Branche Centrale de l’Université Azad de Téhéran (version anglaise et en farsi sur le blog Pensian2english).
La présence des forces de sécurité à la branche centrale de l’Université Azad de Téhéran était élevée. Le nombre de gardes disciplinaires est passé d’environ 5 ou 6 à plus de 25. Les gardes contrôlent l’identité de chaque étudiant. Ils distribuent aussi des tracts dans l’université mettant en garde les étudiants que s’ils protestent ils auront une réponse des gardes disciplinaires.
Les gardes marchent à travers l’université avec plusieurs membres des services de renseignement. De nombreux étudiants se rassemblent au centre de l’université mais aucun ne se met à chanter. Pendant tout ce moment, un jeune homme avec une caméra professionnelle tente de filmer les étudiants depuis un balcon à l’université, mais il est accueilli par de fortes protestations des étudiants. Après plusieurs minutes, il arrête puisqu’il est impossible de filmer dans ces conditions.
Un autre jeune homme, avec une petite caméra, filmait, derrière les rideaux, depuis la salle de recherche informatique. Ce jeune homme était seul dans cette pièce puisque les cours dans cette salle venaient de se terminer. Vers 13 heures, les étudiants ont commencé leur protestation en chantant le chant révolutionnaire “mon camarade de classe”. Au bout de 40 minutes, ils ont scandé des slogans et à ce moment les hauts-parleurs de l’université ont demandé aux étudiants de ne pas se rassembler.
Les étudiants sont retournés en classe et c’est aussi ce que j’ai fait. A 15 heures 30, mes cours étaient terminés pour la journée et j’ai commencé à partir. J’ai noté un grand nombre d’agents des services de renseignement tout autour. J’ai aussi noté que plusieurs étudiantes partaient et qu’un des agents a appelé une étudiante et l’a emmenée au bureau de discipline. Ils lui ont aussi demandé ses papiers d’identité.
Voilà ce dont j’ai été témoin. Il y avait des milliers d’étudiants au centre de l’université et plusieurs centaines cachés derrière les fenêtres.



