Article publié sur le blog du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI) à propos des protestations du 27 décembre 2009 :
Le 27 décembre fut une des journées les plus critiques depuis les protestations des mois de juin et juillet en Iran. Cela devait être une journée de deuil religieux en Iran, cela devait être le jour où les groupes islamistes les plus réactionnaires utilisent de telles cérémonies pour imposer l’obscurité la plus profonde au peuple d’Iran. Il devait montrer la réaffirmation du gouvernement d’Ahmadinejad et de Khamenei et qu’il était toujours là après les protestations des derniers mois et de novembre dans les universités de tout l’Iran.

Le régime islamique et ses forces de sécurité s’étaient préparées pour cela et ont arrêté avat presque tous les militants politiques connus dans de nombreuses villes.
Cependant, ce jour s’est transformé en une protestation anti-gouvernementale, avec des gens de tout horizon s’affrontant à mains nues à la police, aux forces de sécurité et aux membres de la milice du bassidj et appelant à la fin du régime islamique en Iran. Les protestations ont eu lieu dans de nombreuses villes comme Arak, Mashhad, Babol, Ispahan, et plusieurs zones de Téhéran, dont l’est et le sud-est. Les protestations et combats de rue ont duré jusqu’aux premières heures du lundi 28 et ont mis fin à l’Achoura islamique en Iran.
Plusieurs zones de Téhéran furent sous le contrôle du peuple pendant des heures ; cela a commencé vers 11 heures et le premier lieu de confrontation fut sous le pont du collège où la population a bravé le gaz lacrymogène, les balles et les poignards des brutes islamiques et a affronté les forces de sécurité. A plusieurs occasion, des groupes des forces de sécurité haïes furent encerclées et battues. Le poste de police à Vali Asr fut incendié et plusieurs locaux du bassidj furent attaqués. Plus tard dans la soirée, le siège de l’agence de presse islamique fut encerclé par les protestataires et on rapporte des coups de feu.
Hier (Ndt : 27 décembre), plus de quinze personnes ont trouvé la mort et des centaines ont été blessées. Les agents du gouvernement ont caché les corps aussi longtemps que possible pour éviter leurs identifications et les manifestations qui les auraient suivies. Des milliers de personnes ont été arrêtées à Téhéran et dans plusieurs villes. De nombreux blessés ont été arrachés des hôpitaux et emmenés à l’hôpital Sadoughi des gardes islamiques.
Une chose est claire c’est que la fin de ce régime est proche et que le brutal régime islamique connaît son dernier souffle et qu’il ne pourra pas calmer la colère de trente années de répression. Le peuple a attendu 30 ans ce moment et ne laissera pas cette fois les assassins islamistes avoir le dessus.



