Dans un communiqué daté du 29 avril, le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran indique que de nombreux militants ouvriers et de syndicalistes enseignants à travers le pays sont convoqués devant les tribunaux et intimidés alors qu’arrive le 1er Mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Selon le PCOI, ces intimidations visent à semer un climat de peur pour empêcher que les travailleuses et les travailleurs ne manifestent et protestent contre la misère et le régime. Il y a un an, le 1er Mai 2009 à l’aube, le régime avait fait exécuter Delara Darabi pour tenter de terroriser les ouvriers.
Des militants ouvriers qui avaient été arrêtés lors de la manifestation du 1er mai 2009 ont ainsi été convoqués ces derniers jours devant les tribunaux. C’est le cas par exemple de Jafar Azimzadeh, qui avait été arrêté le 1er mai 2009 avec 150 autres militant(e)s ouvriers et avait passé 53 jours en détention pour avoir participé à la célébration de la journée internationale des travailleurs au parc Laleh de Téhéran. A Téhéran, Tabriz, et Hamedan, au moins cinq militants syndicalistes enseignants ont également été convoqués et à Kermanshah, un enseignant a été condamné à une amende de plus d’un million de rials. Le régime cherche ainsi aussi à intensifier la pression sur les enseignants alors que la colère monte dans cette catégorie de salariés.
En conclusion, le PCOI appelle tous les travailleurs, les enseignants, les jeunes et leurs familles à descendre massivement dans les rues à Téhéran comme dans tout le pays pour dénoncer leur haine face aux crimes de la République Islamique et pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques.



