A l’approche du 1er Mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs, et de l’ouverture début juin de la prochaine conférence de l’Organisation Internationale du Travail à Genève, nous publions ici le discours prononcé le 12 juin 2006 par le camarade Bahram Soroush lors de la conférence de l’OIT.
Je me réjouis, Mesdames et Messieurs, d’avoir la possibilité de m’adresser à cette conférence à propos de la situation des travailleurs en Iran. Malheureusement, les travailleurs d’Iran ne sont pas représentés à cette conférence. Aussi, je suis honoré de faire entendre leurs voix à cette conférence.
Comme vous le savez peut-être, plusieurs secteurs des travailleurs iraniens ont écrit à monsieur Juan Somavia, le directeur général de l’OIT, pour dire que la prétendue “délégation des travailleurs d’Iran” ne représente pas les travailleurs d’Iran, que ces gens sont membres des Conseils Islamiques du Travail et de la Maison des Travailleurs du gouvernement iranien, qui sont des corps mis en place par l’Etat, chargés de surveiller et réprimer les travailleurs. Un des délégués à cette conférence, Monsieur Akbar Eivazi, avait personnellement dirigé l’année dernière une agression vicieuse contre le local du syndicat des travailleurs des bus de Téhéran, causant des blessures graves à monsieur Ossanloo, le président de ce syndicat, et à de nombreux autres syndicalistes. Monsieur Ossanloo est toujours en prison, après six mois, pour avoir essayé de construire un syndicat.
En janvier, près de 1.000 conducteurs de bus et travailleurs de Téhéran ont été arrêtés et emprisonnés pour s’être mis en grève. En Iran, on vous arrête pour tenter de former une organisation ouvrière et pour vous être mis en grève.











