Nous avions déjà publié plusieurs articles sur la vague de violences et de terreur misogynes à Hassi Messaoud (Algérie), en particulier l’appel à envoyer le plus massivement possible des courriers à Madame Rashida Manjoo, Rapporteure spéciale sur les violences faites aux femmes à l’ONU. Cette nouvelle vague de violences et de terreur à l’encontre des femmes vivant seules dans cette ville ouvrière et industrielle, l’absence totale de protection de la part de la police et des autorités algériennes dans cette ville qui est réputées être une des plus sûre d’Algérie et de véritables jugements et condamnations des hommes qui ont appelé et participé au véritable pogrom misogyne du 13 juillet 2001, tout cela rappelle malheureusement trop ce que subissent bien des femmes, au Maghreb comme au Machrek, en Afrique ou au Moyen-Orient, victimes des pires traditions patriarcales, des appels à la haine des intégristes et des législations discriminatoires.

Pour plus d’informations, un blog assez complet publie de très nombreux articles en français tant sur les crimes de 2001 que de ceux de 2010 : Femmes de Hassi Messaoud
Quelques nouveaux articles :
Non au Lynchage des femmes ! Non à “l’amnistie nationale” !
Nous sommes révoltées devant la folie meurtrière des intégristes islamistes qui a fait une nouvelle fois rage dans le quartier « d’El Haicha » à Hassi-Messaoud, ville pétrolifère du Sud de l’Algérie. Nous n’avons pas oublié la nuit funèbre du 13 juillet 2001 au cours de laquelle près de cinquante femmes ont vécu le martyre dans ce même quartier. En effet, cette nuit là, plusieurs centaines d’individus déchaînés suite au prêche d’un imam s’étaient armés de matraques, de couteaux et de sabres pour s’attaquer aux travailleuses et à leurs enfants.
Jusqu’où ira la barbarie ? Près de dix ans après l’expédition punitive de 2001 le scénario de l’horreur se reproduit encore ! A nouveau le sabre, le couteau, la hache et le bâton contre des femmes sans défense. Elles sont agressées, torturées, violées, assassinées. Depuis plusieurs semaines, le terrorisme fait de nouveau rage et les femmes, toujours et encore elles sont les boucs émissaires d’agresseurs qui tentent d’imposer leur ordre à la société.
Malgré les dépôts de plainte au commissariat, la police s’est figée dans une inertie totale. Les plaintes sont classées sans suite. Aucune mesure n’est prise pour juguler le climat de violence. Dans cette zone sous haute protection, cela signifie-t-il qu’aux yeux des pouvoirs publics algériens la sécurité des bases pétrolières est plus précieuse que les vies humaines !!
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