Grève des médecins de la prison d’Orumieh

23 06 2010

Persian2english, 22 juin 2010 :

Selon HRANA, les médecins qui travaillent à la clinique de la prison d’Orumieh sont entrés en action et ont commencé une grève illimitée pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail.

Les médecins refusent de travailler à cause des mois de salaires impayés et de l’absence d’un minimum de matériel médical pour soigner les prisonniers.

Les médecins ont commencé leur lutte aujourd’hui et ont annoncé qu’ils ne reprendraient pas le travail tant qu’il n’y aurait pas de changement de leurs conditions de travail.





Emadeddin Baghi libéré sous caution

23 06 2010

Dépêche AFP, 23 juin 2010 :

Un journaliste iranien et défenseur des droits de l’Homme, Emadeddin Baghi, détenu depuis six mois, a été libéré après le versement d’une caution de 200.000 dollars, a annoncé mercredi son avocat à l’agence Isna.

Le journaliste a été inculpé de “propagande contre les autorités et complot contre la sécurité nationale”, a précisé son avocat Saleh Nikbakht, ajoutant que son procès devait avoir lieu le 4 juillet.

Emadeddin Baghi avait été arrêté le 28 décembre, au lendemain des manifestations de l’opposition survenues le jour du deuil chiite d’Achoura. Vingt-huit personnes avaient été tuées.

Emadeddin Baghi milite conte la peine de mort et est le fondateur d’un groupe de défense des droits des détenus. En 2009, il fut le lauréat du prix Martin Ennals récompensant une personnalité pour son engagement en faveur des droits de l’Homme.





Suisse : Menace d’expulsion d’un réfugié kurde iranien

23 06 2010

Maison Populaire de Genève, 23 juin 2010 :

Lettre ouverte aux autorités suisses, aux député(e)s du parlement européen, des organisations internationales, défenseurs des droits de l’homme et au médias

Madame, Monsieur,

Le « Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme » et « Maison Populaire de Genève » ont été alertés par l’information faisant état d’une expulsion vers l’Iran d’un demandeur d’asile d’origine kurde.

Ce militant politique, Monsieur Jabbar Ahmadwandie né le 23.10.1984, vit depuis 12.08.2005 en Suisse. Son adresse : Ebnaterstr 17 – Wattwil 9630

En raison de ses activités sociopolitiques en Iran (au sein de Parti Démocratique de Kurdistan d’Iran), et à cause des menaces réales qu’il a eues sur sa vie, il a dû clandestinement quitter l’Iran et demander l’asile politique en Suisse. Afin d’attirer l’attention sur les violations des droits de l’homme en Iran et au Kurdistan d’Iran, M. Ahmadwandie a activement participé à l’organisation des dizaines des et rassemblement et des manifestations en Suisse. Ce qui fait, qu’il est bien connu par les autorités iraniens.

Le régime islamiste iranien frappe en effet durement les Kurdes mais pas seulement. Il poursuit tous ses opposants ; ceux qui sont reconnus coupables de « mohareb « (inimitié à l’égard de Dieu) sont, à l’issue d’un simulacre de jugement, condamnés à mort par pendaison : 270 exécutions en 2009, 80 depuis janvier 2010 ; selon le Comité international contre la peine de mort, 63 personnes dont 28 Kurdes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort.

Lire la suite »





Jeunesse et classe ouvrière face à un régime répressif

23 06 2010

Article publié par “Le journet des travailleurs” :

Il y a un an la faction au pouvoir se maintenait aux affaires grâce à des élections truquées. Depuis le peuple iranien et sa jeunesse, malgré une répression effroyable, a défié le régime en sortant dans la rue, en criant la nuit sur les toits, en faisant grève.

Le régime qui combine toutes les tares d’une bureaucratie, du théocratisme et du capitalisme n’a cessé de perdre du terrain par sa corruption, son parasitisme et son incapacité à résoudre les problèmes principaux de l’Iran. Il s’est maintenu en montant dans l’engrenage de la violence contre le peuple iranien.

Ces derniers temps une nouvelle inflexion est apparue sous le coup des exécutions d’opposants, les emprisonnements, les assassinats, les tortures, les emprisonnements, les tabassages : l’opposition “officielle” a commencé à faiblir pendant que la classe ouvrière et la jeunesse se trouvaient toujours face au régime. Cette opposition constituée de dignitaires théocratiques au lourd passé, devenus une opposition de parvenus du système, aussi capitalistes et aussi corrompus que les dirigeants du pays.

Lire la suite »





Grève à la municipalité d’Abdan

23 06 2010

Iran Labor Report, 22 juin 2010 :

Les travailleurs municipaux du premier district de la ville d’Abdan, au sud de l’Iran, se sont mis en grève le 19 juin. Les travailleurs protestent contre le non-paiement par la municipalité de leurs salaires ces trois derniers mois, et de leurs primes et assurance maladie depuis cinq mois. Alors que les travailleurs avaient des réductions pour leurs frais de santé l’année dernière, ils ne sont maintenant plus couverts par l’assurance maladie. Ces 360 travailleurs doivent faire comme s’ils n’avaient aucune assurance pour leur santé et les médicaments.

Les travailleurs du district central de la municipalité n’ont pas non plus été payés ces deux derniers mois.





Sirjan : Ouvriers de l’Aciérie en grève

22 06 2010

Freedom Messenger, 22 juin 2010 :

RAHANA – Le 19 juin 2010, les ouvriers de Godeleh Sazi à Sirjan (Sud de l’Iran, province de Kerman) ont continué leurs piquets devant l’entrée principale du complexe et ont demandé à la direction de répondre à leurs revendications. Les ouvriers ont demandé de rencontrer Mohammad Jalal Mo’ab, le chef de la direction, actuellement en voyage à Téhéran.

Selon un journaliste de RAHANA, il y a eu des altercations entre les 400 ouvriers en grève et quelques chefs de l’usine. Un certain nombre d’ouvriers ont été blessés lors d’affrontements avec les gardes de l’usine. Il n’y a toujours pas d’informations sur le nombre de blessés et leur état de santé. On rapporte aussi que les fonctionnaires de la sécurité de la ville ont eu une réunion d’urgence le même jour dans l’après-midi.

Lire la suite »





Cérémonie en mémoire de Masoud Hashemzadeh

22 06 2010

Cérémonie en mémoire de Masoud Hashemzadeh, assassiné par les forces de répression le 20 juin 2009, à l’occasion du premier anniversaire de sa mort à Khoshk-E Bijar (ville sur les bords de la Mer Caspienne).

Lire la suite »





Quelques éléments sur l’histoire du mouvement communiste et les impasses du stalinisme au Moyen-Orient

22 06 2010

Timbre de la République Soviétique du Gilan, 1920

Dès la fin du 19ème siècle, l’industrialisation rapide au nord de l’Iran favorise l’apparition de cercles marxistes tant chez des intellectuels que dans la classe ouvrière. Dans le cadre de la révolution constitutionnelle perse (1905-1911), la première traduction en farsi du Manifeste du Parti Communiste est publiée 1909 à Rasht dans la province de Gilan. Dans cette province, un mouvement démocrate radical, le Jangal (« hommes de la forêt » ou Mouvement Constitutionnaliste du Gilan) entre dès 1914 en rébellion contre le régime du Shah. Les Jangali se renforcèrent grâce à la révolution russe de 1917. En mai 1920, une République socialiste soviétique perse (plus connue sous le nom de République Soviétique de Gilan) est proclamée. La même année, le Parti Communiste d’Iran est constitué à Bakou. En désaccord avec les communistes, Mirza Kuchak Khan, chef de file des Jangali quitte Rasht et ce sont les communistes qui prennent le pouvoir. Soutenue par l’armée rouge, cette république soviétique prend des mesures radicales et audacieuses : propagande anti-religieuse et confiscation des biens des riches seigneurs terriens. En juin 1920, le conseil de guerre révolutionnaire de l’armée rouge perse envoie un message de salutation à Trotski pour lui indiquer que « par la volonté du peuple travailleur, un pouvoir des soviets est organisé en Perse » et qu’une « armée rouge, dans la ligne de l’armée rouge russe, est mise en place pour détruire l’esclavage du peuple perse ». En 1921, suite à un accord entre la Russie et la Grande-Bretagne, l’armée rouge se retire de Gilan. Sous les coups de l’armée monarchiste iranienne et de réactionnaires religieux, la République Socialiste Soviétique Perse est démantelée en septembre 1921.

Dans d’autres pays de la région aussi, la révolution d’Octobre et la création de l’Internationale Communiste permettent la naissance de partis communistes. C’est ainsi que voient le jour le Parti Communiste de Palestine (1920), formé par l’aile gauche du Poale Sion (Les ouvriers de Sion, parti sioniste socialiste), le Parti Communiste Turc (TKP en 1920), le Parti Communiste de Syrie et du Liban (1924) ou le Parti Communiste d’Irak (1934). Dès leurs créations, ces jeunes partis communistes doivent souvent agir dans la clandestinité. En Turquie, Mustafa Suphi (1881-1921), premier secrétaire général du TKP et quatorze de ses camarades sont massacrés en janvier 1921 sur les ordres de Mustafa Kemal. Le TKP ne connaîtra qu’une courte de période de légalité entre décembre 1921 et mars 1925 où il publie le bulletin Orak-Çekiç (Marteau et faucille) qui lui permet de se développer dans la classe ouvrière. Le Parti Communiste de Syrie et du Liban est lui interdit peu après sa fondation par les autorités coloniales françaises. Pourtant, malgré la répression, le mouvement communiste au Moyen-Orient réunit dès ses origines des militants ouvriers arabes, juifs, turcs et kurdes (Khalil Bakdash, secrétaire général du PCSL en 1936, est kurde par exemple). Le Parti Communiste de Palestine, créé à l’origine par des militants juifs, recrute des militants arabes palestiniens en développant des contacts avec l’Organisation des Ouvriers Arabes Palestiniens, et, sur ordre du Komintern, des militants juifs du PCP aideront à développer le mouvement communiste en Syrie et au Liban. Les militants communistes palestiniens furent aussi soumis à la répression des troupes d’occupation britanniques, si bien que Léopold Trepper et Daniel Averbach, deux fondateur du parti, durent fuir en URSS. Si grâce au soutien de la vieille garde bolchevique, Léopold Treeper échappa aux purges staliniennes (et sera l’organisateur de l’orchestre rouge pendant la deuxième guerre mondiale), Daniel Averbach fut liquidé par les staliniens en 1938.

Lire la suite »





Le 20 juin à Téhéran

22 06 2010

Informations sur les protestations du 20 juin à Téhéran tirées de Freedom Messenger :

- Des opposants ont scandé des slogans comme “A mort le principe de Velayat-e Faqih !” (principe du leader suprême et constitution islamique) lors d’une protestation dans le train Téhéran-Karaj, et il y a eu des affrontements avec des miliciens du basidj et des agents des renseignements à la gare.

- Des affrontements sporadiques entre protestataires et flics ont eu lieu à travers la capitale. Des témoins rapportent que dans certains endroits la police et les agents en civil étaient trop effrayés pour agir. Les forces de sécurité d’Etat étaient très présentes à Téhéran et équipées de tout l’équipement anti-émeutes, avec matraques, casques et boucliers. De nombreux habitants de Téhéran sont néanmoins sortis et il y avait foule dans les rues de la capitale pour montrer leur mépris du régime.

- Des centaines d’étudiants ont protesté sur le campus de l’Université de Téhéran, scandant des slogans comme “Mort à Khamenei”. Des affrontements ont eu lieu entre les étudiants et la milice paramilitaire du basidj. Les slogans des étudiants pouvaient être entendus depuis l’intersection Mossadeq entre les rues Kargar et Enqelab. Les agents de sécurité ont bloqué l’intersection Massadeq pour empêcher la population d’aller vers l’entrée de l’université. 250 agents des renseigements environ étaient postés à l’entrée principale de l’université. Un passant qui prenait des photos de la scène a été arrêté par les agents en civil devant l’université.

Lire la suite »





L’Iran multiplie les incursions contre les Kurdes en Irak

22 06 2010

Le Figaro, 22 juin 2010 :

Les victimes collatérales du conflit indépendantiste kurde situé au carrefour de l’Irak, de l’Iran et de la Turquie se chiffrent par milliers.

Perchée à plus de deux mille mètres d’altitude dans les monts du Qandil, la route qui mène du Kurdistan irakien à l’Iran, traditionnellement connue pour son trafic de contrebande, est désormais ponctuée de camps de réfugiés installés à l’improviste. Situé à une trentaine de kilomètres de la frontière entre les deux pays, le village de Zharawa se démarque du paysage par ses dizaines de tentes de fortune, accueillant des familles qui ont fui les combats entre l’armée iranienne et les rebelles du PJAK, le Parti pour une Vie libre au Kurdistan.

Combattante de Komala, organisation marxiste kurde

«Nous étions habitués aux tirs des soldats iraniens, mais la situation est devenue trop dangereuse pour rester», explique Ronak, assise en tailleur au chevet de Kani, sa fillette âgée de trois ans, souffrant de déshydratation aiguë. «Nous avons tout perdu», résume-t-elle, désespérée.

Lire la suite »








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 26 followers