Appel d’Amnesty International, 14 juin :
Saeed Torabian et Reza Shahabi, membres de renom d’un syndicat non reconnu par les autorités iraniennes ont été arrêtés et sont détenus dans des endroits tenus secrets. Leur arrestation pourrait avoir un lien avec l’anniversaire de l’élection présidentielle, le 12 juin. Ces deux hommes risquent de subir des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.
Saeed Torabian, chargé des relations publiques au sein du comité directeur du Syndicat de la régie des bus de Téhéran et de sa banlieue (Sherkat-e Vahed), a été arrêté chez lui le 9 juin, par des responsables de la sécurité qui lui ont également confisqué son ordinateur et son téléphone portable.Reza Shahabi, le trésorier du syndicat, a été arrêté le 12 juin. Lorsqu’il est arrivé sur son lieu de travail, il a été convoqué au siège de la régie des bus, où il a été arrêté par des responsables de la sécurité. Ils l’ont emmené chez lui, ont fouillé son domicile et lui ont confisqué son ordinateur.
Pour Amnesty International, il est fort probable que ces deux hommes soient des prisonniers d’opinion détenus uniquement en raison de leurs activités syndicales pacifiques ; l’organisation est préoccupée en outre par le fait qu’ils sont détenus dans des conditions s’apparentant à une disparition forcée, qui favorisent les actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.
L’Iran est État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont l’article 22-1 dispose que « toute personne a le droit de s’associer librement avec d’autres, y compris le droit de constituer des syndicats et d’y adhérer pour la protection de ses intérêts » ; .le pays se doit également de respecter l’article 8 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui garantit « le droit qu’a toute personne de former avec d’autres des syndicats et de s’affilier au syndicat de son choix. »
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