Quatre exécutions

20 07 2010

Dépêche AFP, 20 juillet 2010 :

Quatre hommes, reconnus coupables de trafic de drogue, ont été pendus à Ahvaz (sud-ouest) et Kerman (sud), a rapporté aujourd’hui la presse iranienne.

Trois hommes, identifiés comme Abbas Y., Rouhollah B. et Mohammad Naim Sh., ont été pendus hier à Kerman, pour trafic de drogue, a rapporté le quotidien Shargh. Un quatrième homme, identifié comme A. Sh., a été pendu hier en public à Ahvaz, pour vente et possession de drogue, selon le journal Kayhan.

Ces pendaisons portent à au moins 92 le nombre de personnes exécutées en Iran depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP établi à partir d’informations publiées par la presse locale.

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Les autorités judiciaires de la République Islamique décideront du dossier de Sakineh le mercredi 21 juillet

20 07 2010

Communiqué du Comité International Contre les Exécutions, 19 juillet 2010 :

Selon une de nos sources à Téhéran aujourd’hui (19 juillet 2010), les autorités judiciaires de la République Islamique ont annoncé qu’une décision serait prise à propos du dossier de Sakineh Mohammadi le mercredi 21 juillet.

Le secrétaire du procureur de Tabriz a appelé à l’exécution de Sakineh par pendaison ; aussi, le danger de l’exécution de Sakineh est toujours très élevé, et pour cela nous devons intensifier la pression contre la République Islamique pour sauver Sakineh d’un crime organisé par l’Etat.

Sakineh a été accusée de relations sexuelles extra-conjugales ; elle a reçu 99 coups de fouet devant les yeux de son fils et est emprisonnée depuis plus de quatre ans avec le cauchemar du risque de lapidation.

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En mémoire de Elnaz, ma cousine

19 07 2010

Lettre de Farz, cousin de Elnaz Baba Zadeh, en hommage a sa cousine assassinée par les milicien du bassidj’is, publié en anglais le 18 juillet :

Son nom était Elnaz. Elle avait 26 ans. Elle n’était pas un militante, ni avait la moindre intention de changer le monde. Elle était tout simplement une jeune femme qui voulait vivre comme le fait n’importe quelle jeune femme, être belle, aimer, étudier et de profiter de la vie.

Son crime était juste qu’elle était belle et maquillée. Elle a été arrêtée par les forces Basiidj’is qui l’ont contrôlée pour tenue vestimentaire islamique incorrecte. Oui, elle avait du rouge à lèvres et ses cheveux n’étaient pas correctement couverts. Quand elle a refusé de monter dans la voiture de la milice Basidj’is, ils ont attaqués sa voiture et l’ont emmenée à la périphérie de la ville de Tabriz, où elle a été brutalement battue, violée et assassinée. Les os du visage de Elmaz ont étés brisés, ils ont aussi voulu ainsi  tuer sa beauté.

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Partout dans le monde, l’islamisme politique contre la liberté des femmes

18 07 2010

Dépêche AFP du 18 juillet 2010, où comment l’islam politique restreint les libertés des femmes dans la Bande de Gaza contrôlé par le Hamas :

C’est la dernière offensive en date des dirigeants de la Bande de Gaza pour tenter de faire respecter ce qu’ils considèrent être les bonnes moeurs selon l’Islam: le Hamas, au pouvoir dans l’étroit territoire palestinien, vient d’interdire aux femmes de fumer la pipe à eau dans les cafés.

L’interdiction a été annoncée samedi et dimanche par des responsables de la sécurité en civil, lors d’une descente impromptue sur le bord de mer de Gaza, zone populaire de cafés très fréquentés: les cafetiers se sont vus interdire de servir des pipes à eau à leurs clientes. Dans la grande confusion qui s’en est suivie, le gouvernement islamiste s’est empressé de préciser que seules les femmes étaient concernées, pas les clients de sexe masculin.

Les arguments avancés par les censeurs du Mouvement de la résistance islamique sont que cette pratique détruirait les mariages et serait nocive pour l’image des Palestiniens… “Il n’est pas convenable pour une femme de s’asseoir jambes croisées et de fumer en public. Cela porte atteinte à l’image des Palestiniens”, juge Ihab Ghussein, porte-parole du ministère de l’Intérieur dans un communiqué diffusé dimanche.

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Renforcement des contrôles sur les tenues féminines

18 07 2010

Dépêche Reuters, 18 juillet 2010 :

Le procureur général de la République iranienne a plaidé dimanche pour des contrôles renforcés sur les femmes qui ne respecteraient pas les codes d’habillement de la loi islamique, rapporte l’agence de presse Mehr.

Conformément à la loi coranique, la Charia, imposée après la Révolution islamique de 1979, les femmes sont obligées de se couvrir les cheveux et de porter de longs et amples vêtements.

Les contrevenantes sont passibles de coups de fouets, d’amendes ou de peines d’emprisonnement.

“Malheureusement, la loi, qui considère la violation du code d’habillement comme un délit, n’a pas été appliquée dans le pays ces quinze dernières années”, a déclaré le procureur général Gholamhossein Mohseni-Ejei.

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Attentats de Zahedan : Communiqué du PCOI

18 07 2010

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran daté 16 juillet 2010 à propos des attentats de Zahedan :

Hier, deux attentats suicides à l’extérieur d’une mosquée à Zahedan ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. En plus des deux kamikazes et de membres de l’armée des Pasdaran, les victimes comportent aussi de nombreux gens ordinaires. Les attentats ont engendré des craintes parmi la population et ont permis au régime de mettre en place la militarisation de la ville et de toute la région. Le groupe Jundullah en a revendiqué la responsabilité, publiant les photos de deux jeunes gens qui seraient les auteurs de l’attentat. Le groupe a déclaré que ces attentats étaient des représailles suite à l’exécution récente de Abdolmalek Rigi, le leader du groupe, ainsi qu’en soutien au “peuple sunnite”.

C’est cependant un nouvel exemple de la guerre entre terroristes islamistes, entre, d’un côté, le régime islamique d’Iran, qui ne peut pas laisser passer une seule journée sans exécution et terrorisation du peuple, et, de l’autre, le Jundullah de type Al-Qaeda. Les gens, qu’ils soient estampillés “chiites” ou “sunnites”, sont les victimes de ces crimes. Ils n’ont aucun intérêt dans ce conflit brutal entre le régime islamique et d’ignobles forces de l’islamisme politique.

Le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran condamne fermement ces crimes, le terrorisme islamiste dans son ensemble et le massacre de personnes innocentes. Le PCOI appelle les gens, quelques soient les fausses identités qu’on leur a construites, à intensifier leurs efforts, main dans la main, pour le renversement du régime qui est lui-même la source du terrorisme islamique et le système de meurtres, de répression et d’appauvrissement du peuple, pour un système politique laïque, non-ethnique et humaniste.

A bas la République Islamique d’Iran
Ni ethnique, ni religieuse, mais une société humaine
Pour une république socialiste

Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, 16 juillet 2010





Nouvelle pétition pour Sakine Mohamadi Ashtiani

18 07 2010

Une nouvelle pétition pour demander la libération sans condition de Sakine Mohammadi Astiani peut être signée à cette adresse.

Texte de la pétition :

Libérez Sakine Ashtiani ! Non aux lapidations et aux exécutions ! Plus Jamais, nulle part !

Nous exigeons:

  • Le rejet de la lapidation ou l’exécution de Sakine Mohamadi Ashtiani; sa liberté immédiate et inconditionnelle ;
  • La suppression de la lapidation et des exécutions dans le monde entier [car ces États sont des États assassins] ;
  • La poursuite judiciaire des chefs du gouvernement de la République Islamique d’Iran pour les 31 ans de lapidation, d’exécution et de torture ;
  • La libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques Iraniens

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Le tribunal de Kahrizak annonce le verdict aux familles

17 07 2010

Rooz 1214, 13 juillet 2010 :

Les avocats et les familles des victimes des atrocités de la prison de Kahrizak ont fait appel du verdict du tribunal de Kahrizak à l’issue d’un procès à huis clos. Le verdict a été annoncé aux avocats des victimes de Kahrizak six jours après que les médias aient commencé à le relater.

Saleh Nikbakht, représentant la famille d’Amir Javadifar, a dit à Rooz lors d’une interview exclusive, que les familles ont fait appel du verdict. Il note plusieurs contradictions dans le jugement : « Les avocats et les familles avaient demandé, bien que la cour ne soit pas compétente pour juger Mortazavi, qu’au moins elle le cite à comparaître en tant que témoin ; cette requête a été ignorée par la cour. »

Suivant le reportage exclusif de Rooz, le principal accusé est le lieutenant colonel Faraj Karimkhani, responsable du centre de détention de Kahrizak. Il est accusé entre autres de négligence, d’insouciance, de ne pas s’être conformé aux règles gouvernementales ce qui a conduit à des blessures physiques et à la mort, d’avoir privé les détenus de droits que la constitution et les lois leur accordait d’avoir encouragé le pessimisme envers l’application de la loi et d’avoir préparé des rapports falsifiés sur les victimes du centre de détention de Kahrizak en indiquant la méningite comme cause de la mort.

Karimkhani à été condamné à 35 mois d’emprisonnement, à une amende de 7 millions de rials et à une interdiction d’exercer une activité de fonctionnaire pendant 6 mois.

Le colonel Ravanbakhsh Fallah, responsable de l’organisme d’inspection de l’application de la loi est un autre accusé.

Le troisième accusé est le colonel Mohammad Amerian, accusé des mêmes charges à l’exception de la préparation de rapports falsifiés.

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La santé des prisonniers d’opinion à la merci des autorités iraniennes

17 07 2010

RSF, 16 juillet 2010 :

Un an après le lancement de la campagne de répression massive des manifestations qui a suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, plus d’une centaine de prisonniers politiques sont toujours détenus dans les geôles iraniennes dans des conditions inhumaines et dégradantes. Leurs droits les plus élémentaires sont bafoués, à commencer par celui à bénéficier de soins médicaux adéquats.

Amnesty International et Reporters sans frontières, deux organisations actives dans le domaine de la défense des droits de l’homme, se déclarent indignées par les conditions de détention dans lesquelles sont maintenus ces prisonniers. La plupart sont malades et très affaiblis physiquement et psychologiquement. Les deux organisations considèrent que cette privation de soins médicaux à laquelle sont assujettis les détenus a pour but de faire davantage pression sur les détenus ainsi que sur leurs familles.

« Nous condamnons une nouvelle fois le maintien en détention arbitraire de prisonniers d’opinion, ainsi que les mauvais traitements qui leur sont infligés. Les autorités iraniennes doivent libérer immédiatement et sans conditions tous ceux qui ont été arrêtés au seul motif de leurs activités légitimes dans le domaine de la presse ou pour l’exercice pacifique de leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion », ont déclaré Amnesty International et Reporters sans frontières.

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Kurdistan, la seconde Palestine du Moyen-Orient ?

16 07 2010

Article du Monde, 14 juillet 2010 :

En pleine crise de la flottille, après l’assaut sanglant mené par les troupes israéliennes contre un navire turc qui tentait de briser le blocus imposé aux Palestiniens de Gaza, la question kurde a refait surface, comme réveillée par l’onde de choc régionale. L’armée turque, frappée par une attaque du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui a tué 11 soldats, le 19 juin, a riposté en déclenchant des opérations aériennes et terrestres dans le sud-est de la Turquie et dans le nord de l’Irak, où sont retranchés environ 2 000 membres de la guérilla kurde, fondée par Abdullah Öcalan.

Au moment où Ankara mobilisait ses forces contre “l’organisation terroriste”, selon la périphrase officielle, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan qualifiait le Hamas de “mouvement de résistance populaire” à l’oppresseur. Un parti pris que ses adversaires ne manquent pas de relever. Déjà en 2006, lorsque la Turquie avait accueilli une délégation du Hamas à Ankara, Israël s’était offusqué : “Que diriez-vous si nous recevions Öcalan à Tel-Aviv ?” PKK et Hamas figurent sur la liste noire des groupes terroristes et constituent des enjeux sécuritaires nationaux primordiaux pour les deux pays.

La comparaison entre Kurdes et Palestiniens, deux peuples sans Etat, n’est pas nouvelle. Les keffiehs, les enfants lanceurs de pierres affrontant des véhicules militaires blindés, la guerre de propagande, la peur du renversement démographique – Kurdes et Palestiniens ayant des taux de natalité beaucoup plus élevés… Les points communs sont nombreux.

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