Vidéos : le bazar de Tabriz en grève le 15 juillet 2010
Article publié par l’Express le 15 juillet 2010 :
Malgré la mobilisation internationale, l’Iranienne risque toujours la pendaison. Son avocat et sa famille appellent à la vigilance.
L’Iran a décidé de réviser la peine de mort par lapidation infligée à une Iranienne de 43 ans accusée d’adultère. Mais la condamnée est loin d’être tirée d’affaire. Si la mobilisation internationale a permis d’écarter la lapidation, l’accusée risque encore la pendaison.

Pour avoir entretenu une “relation illégale” avec deux hommes après la mort de son mari, “Sakineh Mohammadi-Ashtiani a été condamnée à 90 coups de fouet par un tribunal et à la lapidation par un autre, le verdict est en cours de révision”, a déclaré Mohammad Javad Larijani, chef du bureau des droits de l’Homme de la justice. Elle a reçu des coups de fouet conformément à sa sentence. Sa peine avait été confirmée en 2007 par la Cour suprême.
La pendaison, toujours envisageable
Le chef du bureau des droits de l’Homme de la justice n’a pas précisé quelle peine peut désormais être retenue contre elle. “La peine de lapidation existe dans la loi, mais les juges n’y ont recours que très rarement”, a-t-il précisé. L’ambassade d’Iran à Londres, de son côté, laisse supposer qu’elle en sera pas lapidée. Dans un communiqué, elle ne précise cependant pas si la condamnée sera épargnée ou finalement exécutée par pendaison.
Article d’Angola Press, 13 juillet 2010 :
De nombreux commerçants du grand bazar de Téhéran restaient en grève mardi malgré l’accord conclu avec le gouvernement concernant une hausse de la taxe sur les produits commerciaux, selon des témoins.

Mardi dernier, les commerçants du bazar avaient débuté un mouvement de grève pour protester contre une hausse de 70% des taxes par rapport à l’an dernier.
Après plusieurs jours de négociations, le gouvernement a finalement accepté de limiter cette hausse à 15%, a déclaré Ali Asghari, le chef du bureau des taxes, cité par la télévision d’Etat.
La moitié de cette nouvelle taxe est payable immédiatement et le reste est échelonné sur plusieurs mois.
Malgré cet accord, une partie du bazar, notamment les bijoutiers, les marchands de tissu et de tapis, était toujours en grève mardi matin.
Dépêche Reuters du 13 juillet, intéressante car elle rappelle les intérêts du capitalisme français en Iran, en collaboration avec la République Islamique, et que Ahmadinejad applique la même politique de privatisation que les gouvernements bourgeois du monde entier :
Le gouvernement iranien a vendu une participation de 18% qu’il détient dans le constructeur automobile Khodro, numéro un moyen-oriental du secteur, pour environ 430 millions de dollars (338 millions d’euros), a annoncé mardi un haut responsable de la Bourse de Téhéran.
Khodro dispose d’une coentreprise avec Renault, dont il construit la Logan, vendue sous le nom de Tondar-90 en Iran, et avec Peugeot pour les modèles 206 et 405 de la marque au lion.
La participation, a précisé le représentant de la Bourse de la République islamique, a été vendue à un consortium d’investisseurs iraniens, qui comprend des salariés de Khodro, des groupes d’investissement et des fonds de pension.
L’Etat iranien dispose encore d’une participation de 20% dans le groupe, coté depuis près de 10 ans.
Cette cession fait partie dun vaste programme de privatisations d’environ 12,5 milliards de dollars sur l’exercice 2010-2011.
Article de RFI, 14 juillet 2010 :
Human Right Watch appelle l’Iran à la retenue dans ses attaques contre le Kurdistan irakien. Dans un rapport publié à New York, l’organisation de défense des droits de l’homme fait état d’opérations militaires iraniennes menées contre des dizaines de villages kurdes en territoire irakien. Human Right Watch dénonce des attaques délibérées contre des populations civiles.

Des tentes de fortune dressées près du village irakien de Haji Omaran, non loin de la frontière iranienne.
Plus de 500 familles déplacées et une jeune fille de 14 ans qui a trouvé la mort : c’est le bilan des attaques menées par l’armée iranienne depuis la fin du mois de mai. Les civils ont fui vers les provinces d’Erbil et de Soulemayne. A ce jour 4 720 personnes vivent dans des camps de réfugiés. L’armée iranienne justifie ses bombardements par la présence dans la région d’un groupe rebelle kurde iranien, le PJAK, le Parti pour une vie libre au Kurdistan.
Vidéo : Le bazar de Téhéran toujours en grève le 13 juillet 2010.
Blog du PCOI, 12 juillet 2010 :
Le PCOI (Parti Communiste-Ouvrier d’Iran) de Grande-Bretagne s’est rendu devant l’ambassade de la République Islamique à Londres le vendredi 9 juillet (18 Tir) pour protester à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement étudiant de 1999 et contre les exécutions et la lapidation en Iran.

Article publié le 12 juillet par “Le Courrier International” :
Les autorités iraniennes ont prévu d’envoyer 1000 religieux dans les écoles de Téhéran à partir du mois de septembre, rapporte le New York Times. Cette mesure vise à lutter contre l’influence occidentale et l’opposition politique. Mohammed Boniadi, sous-directeur du département d’éducation de Téhéran, a affirmé, le 10 juillet, que les religieux interviendraient pour alerter les étudiants sur les “complots de l’opposition”. De nombreuses mesures ont été prises ces derniers mois en Iran pour éliminer des écoles et universités tous les éléments “perturbateurs” : les professeurs dont les opinions politiques sont jugés douteuses sont renvoyés, l’enseignement de la musique a été retirée des programmes… Le 11 juillet, le guide suprême Ali Khamenei a prononcé un long discours visant ceux qui craignent une islamisation de l’enseignement, relate le quotidien iranien Tehran Emrooz. Selon lui, ceux qui formulent de telles inquiétudes sont “malintentionnés” et vont à l’encontre des intérêts de l’Iran.

Sur le même sujet, article de Guysen News (12 juillet 2010) :
Le clergé iranien lutte contre l’influence occidentale auprès des jeunes. Le gouvernement iranien l’a annoncé : il va envoyer des centaines de religieux dans les écoles de Téhéran à compter de l’automne prochain. C’est ce que rapporte un journal local de Téhéran.
Hrana, 9 juillet 2010 : Un jeune Balouch iranien qui a été kidnappé par des agents du ministère des Renseignements il y a sept mois risque d’être exécuté.
Mohammad Saber Malek Raisi, quinze ans et originaire de Sarbaz, est accusé d’avoir travaillé avec une organisation anti-gouvernementale. Les agents du Renseignement ont fait pression sur Mohammad Saber Raisi Malek dans le but de le forcer à avouer qu’il travaillait avec l’organisation anti-gouvernementale Jundallah. Les agents du Renseignement ont contacté la famille de Mohammad pour les informer de l’intention de l’exécuter s’il ne dévoilait pas où se trouve son frère aîné qui serait membre de l’organisation Jundallah. Il est rapporté qu’il n’y a eu aucune accusation officielle ou condamnation déposée contre Mohammad Saber Raisi par la Justice iranienne.
Street Journalist, 12 juillet 2010 :
Les travailleurs du barrage Javeh de Sanandaj (Kurdistan) se sont de nouveau mis en grève le 10 juillet 2010. Les travailleurs du barrage ont fait grève à plusieurs reprises ces derniers mois pour recevoir leurs salaires non-payés depuis plus de cinq mois.

Plus de 300 ouvriers du bâtiment du barrage n’ont pas reçu leur salaire cette année. En plus, quinze de ces travailleurs ont été licenciés sans paiement des salaires. Aussi, les travailleurs du barrage Javeh de Sanandaj sont confrontés à des conditions de vie très dures.