Déclaration du Parti Communiste-Ouvrier de Gauche d’Irak (LWPI) à propos de la révolution en Tunisie :
A propos des allégations sur des élections libres
Peuple de Tunisie attention ! Ils veulent vous repousser à la maison !
La formation du gouvernement de transition et les discussions sur les élections libres viennent de la bouche des mêmes criminels qui ont fait couler le sang du peuple de Tunisie ces 23 dernières années. Les masses sont toujours en action et la mise en place d’une rhétorique révolutionnaire sur les élections, la formation d’un gouvernement intérimaire, le parlement et la description comme si tout est revenu à la normale n’a en fait qu’un seul but : faire rentrer les masses rebelles et protestataires dans leurs maisons.
Les élections, la libération des prisonniers politiques et l’ouverture de la voie pour de libres activités politiques sans aucune condition ni restriction est une partie des buts et des revendications des masses et pas une faveur d’un gouvernement qui comporte des réactionnaires dont certains sont même impliqués dans les meurtres. Alors qu’il y a un appel aux élections, les conditions pour mettre en place des élections libres sont absentes. La première de ces conditions est de faire comparaitre tous les assassins, criminels et membres du parti au pouvoir, dirigé par Zine El Abidine Ben Ali, et tous ses ministres, commandants policiers et militaires qui ont commis des crimes contre le peuple de Tunisie, dans un procès public. C’est la première condition aux élections. L’absence de cette condition signifie très clairement que rien n’a changé et que ce ne sont que les visages qui ont changé. Le changement de visages est une tactique bien connue et utilisée par les bourgeois afin de calmer les ressentiments à l’encontre de symboles de l’ancien régime et d’amener de nouveaux visages, moins visibles et importants, d’un même système. Ce sont les mêmes forces qui veulent garder le pouvoir et reproduire la même tragédie pour les masses de Tunisie, la même faim et la même oppression, la même discrimination et la même absence de droits, et le même chômage de masse.
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