Aux syndicats du monde entier

20 01 2011

Appel aux syndicats du monde entier en vue de la journée internationale d’action du 29 janvier contre les exécutions et en solidarité avec les prisonniers politiques en Iran :


Ces dernières semaines, le régime islamique d’Iran a dramatiquement augmenté les arrestations, les mises en détention et les exécutions de militants politiques. L’inquiète grandit que si le régime n’est pas stoppé, il commettra encore plus d’horribles atrocités.

Pour les seuls 10 premiers jours de 2011, le régime a exécuté près de 60 personnes sous prétexte de différentes accusations. De nombreux militants politiques ont reçus de lourdes peines de prison et trois ont d’ores et déjà été exécutés (*).

Lire la suite »





A propos de la situation révolutionnaire en Tunisie !

20 01 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier de Gauche d’Irak, 17 janvier 2011 :

Suite à l’intensification des lutes des chômeurs, de la classe ouvrière et de tous les opprimés en Tunisie en protestations de masse et en rassemblements réunissant des enseignants, des avocats et des jeunes et après l’extension des manifestations aux villes et quartiers du pays et en particulier dans la capitale Tunis en lien avec les syndicats, le gouvernement, représenté par ses forces répressives, ont commencé à tirer à balles réelles sur les manifestants. Il a été annoncé que le nombre de morts a atteint les 60 victimes et de nombreuses personnes ont également été tuées dans les prisons. Les manifestations de masse et les affrontements ont conduit à la fuite du dictateur Zine El Abidine Ben Ali qui a été remplacé par Mohamed Ghannouchi en tant que président et l’instauration de la loi martiale. L’armée protège désormais l’aéroport et les principaux centres du gouvernement, mais les rues sont toujours pleines de gens loin qui n’ont toujours pas confiance dans ce qui se trame et qui ont formé plusieurs conseils pour gérer la situation et protéger les biens publics contre le pillage et le vandalisme de gangs de pilleurs qui profitent de l’actuelle situation.

L’actuelle protestation en Tunisie est une révolution de masse provoquée par un travailleur qui s’est immolé par le feu pour protester contre l’agression de la police contre son moyen de vivre. Ce fait a allumé les flammes des protestations de milliers de travailleurs sans-emploi dans toute la Tunisie et a évolué vers la revendication de renverser le régime, de libérer les prisonniers politiques et plus largement pour les libertés politiques. Les masses se sont levées avec courage et ont lancé une insurrection pour renverser le tyran despotique qui a fuit paniqué. Mais l’actuel régime dirigeant, qui proclame sauver le pays, n’est que dans la continuité de Zine El Abidine Ben Ali. Il est incapable de servir les intérêts et les objectifs de la révolution égalitaire des masses tunisiennes. Le peuple ne s’est pas soulevé pour former un gouvernement d’unité nationale ou basé sur la constitution, ou pour obtenir quelques solutions sédatives par lesquelles le but de la classe dirigeante est de désamorcer la révolution et d’amener des réactionnaires islamistes et nationalistes au pouvoir. Les forces islamistes et nationalistes qui, avec la propagande médiatique mondiale, font la promotion d’une soi-disant unité nationale et de la consolidation de la démocratie, veulent, en fait, avorter l’insurrection et la domestiquer en une nouvelle révolution de velours démocratique (révolution du Jasmin !) et semer des illusions parmi les masses en leur faisant croire que l’actuel gouvernement serait capable de résoudre leurs difficultés et leurs problèmes, en particulier la misère, le chômage, la discrimination, l’oppression, l’inégalité et le manque de droits et de libertés.

Lire la suite »





Révolution en Tunisie… ce n’est qu’un début

20 01 2011

Texte publié le 18 janvier sur le site de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Ben Ali, le dictateur qui terrorisait la population tunisienne a dû fuir dans la soirée du vendredi 14 janvier, qui marque déjà une date historique, non seulement pour la Tunisie ou le Maghreb, mais pour le monde entier. Raïs pendant 23 ans, pilleur, voleur et dictateur, le voilà qui a dû passer six heures en avion pour trouver, après avoir tenté la France de son ami et souteneur Sarkozy, Malte, pour finalement atterrir et trouver un accueil dans la réactionnaire monarchie des Saoud. Rien, bien entendu, à l’heure où ces lignes sont écrites, n’est encore gagné pour la population de Tunisie, ni en ce qui concerne son aspiration à la liberté, ni en ce qui concerne les revendications ouvrières, contre le chômage et la misère, ces revendications qui, fin décembre, ont marqué le début de l’insurrection dans cette région pauvre de Sidi Bouzid. Alors que l’armée patrouille dans les rues, que les anciens flics du régime de Ben Ali continue de semer la terreur, personne ne sait ce que sera l’avenir de la Tunisie, tant l’histoire mondiale de notre classe sociale est riche en révolutions trahies et confisquées, mais pourtant la révolution en Tunisie est d’ores et déjà un événement historique dans l’histoire du mouvement ouvrier international.

Pour des raisons de proximités géographiques et linguistiques, c’est bien entendu, déjà, dans tout le monde arabe que la révolution tunisienne marque le début d’une nouvelle ère. Dans l’Algérie voisine, la colère s’est, encore très récemment, exprimé par des émeutes dans tous les quartiers pauvres du pays. Comme en Tunisie, c’est le chômage de masse, la pauvreté et la hausse des prix qui a mis le feu aux poudres. Vendredi 14 janvier, alors que Ben Ali fuyait, la queue entre les jambes, des milliers d’ouvriers protestaient en Jordanie contre la hausse des prix. Au Yémen, un millier d’étudiants sont descendus dans les rues à Saana au lendemain de la fuite de Ben Ali pour saluer la révolution en Tunisie et appeler à des révolutions similaires dans tout le monde arabe. En Égypte, marqué ces dernières années aussi par des révoltes ouvrières, en particulier dans l’industrie textile, aux Émirats Arabes Unis où, malgré la répression, les ouvriers immigrés du bâtiment avait lancé une puissante grève pour les salaires, au Maroc où les protestations des travailleurs et des étudiants sont nombreuses, et jusqu’au Soudan où l’on souffre de la hausse des prix, de la pauvreté et de la répression, il n’y a pas un seul pays arabe où les yeux ne se tournent pas vers la Tunisie. Les yeux remplis d’espoir d’un côté et de frayeur de l’autre, et ainsi dès le 15 janvier, les gouvernements de Jordanie et de Libye décidaient de la baisse des prix, craignant que l’étincelle tunisienne ne mettent là aussi le feu aux poudres. Du Maroc aux monarchies féodales du Golfe persique, il n’y a pas un pays arabe où l’on ne trouve, au cœur de la classe ouvrière et plus largement de la population, cette double aspiration à la liberté, face aux régimes policiers, militaires et/ou monarchiques, et à l’égalité face au chômage, à l’inflation et aux bas salaires.

Lire la suite »





Révolution en Tunisie : En avant ! En avant !

19 01 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), 16 janvier 2011 :

Le vendredi 14 janvier, un mois de protestations et de luttes de la classe ouvrière et du peuple de Tunisie contre le chômage, la misère et l’Etat policier corrompu a conduit à la fuite précipitée de Zine El-Abidine Ben Ali, le président de Tunisie. Ce fut la première réalisation du peuple de Tunisie dans sa lutte pour la liberté et l’égalité.

C’est le début d’une révolution dont la victoire ne peut être que l’établissement du pouvoir direct des citoyens basé sur la participation populaire dans l’administration de l’Etat, le renversement complet de l’actuel gouvernement et la destruction de la machine répressive d’Etat utilisée contre le peuple de Tunisie depuis plus d’un demi-siècle.

La rapide victoire des gens de Tunisie pour forcer Ben Ali, qui était à la tête d’une redoutable machine de terreur, à fuir, pousse à l’optimisme et a été saluée par les peuples du monde en particulier dans les pays arabes. Dans plusieurs pays, les gens ont manifesté pour soutenir le peuple de Tunisie, alors que l’ombre de la peur plane sur la tête des dictateurs. En Iran, les gens se précipitaient pour regarder ces scènes similaires à celles de leur propre lutte contre le régime islamique lors de la révolution de 2009, et envoyaient des messages de soutien et de salutations après la fuite du dictateur tunisien ; ils se sentent plus forts pour leur lutte contre le régime islamique d’Iran.

Lire la suite »





Dix exécutions à Karaj

19 01 2011

Dépêche AFP, 19 janvier 2011 :

Dix trafiquants de drogue ont été pendus mercredi matin dans la prison de Karaj, une ville située à l’ouest de Téhéran, a rapporté le site de la télévision d’Etat. L’identité des personnes exécutées n’a pas été donnée.

Au moins 45 personnes ont été pendues en Iran depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP établi à partir d’informations publiées par les médias locaux. En 2010, au moins 179 personnes avaient été pendues. L’Iran est l’un des pays où se déroule le plus grand nombre d’exécutions dans le monde, avec la Chine, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis.





Deux homosexuels menacés de lapidation

19 01 2011

360°, 19 janvier 2011 :

La lapidation de deux jeunes homosexuels présumés serait programmée pour vendredi dans une ville du nord-ouest de l’Iran.

Deux jeunes hommes de 20 et 21 ans ont été condamné à mort par lapidation à Piranshahr, une localité kurde du nord-ouest de l’Iran, proche de la frontière avec l’Irak. Leur exécution serait prévue ce vendredi 21 janvier. Ayub et Mosleh, dont on ne connaît pas les patronymes, auraient filmé leurs rapports sexuels avec un téléphone portable. Celui-ci serait tombé entre les mains d’agents du régime iranien. Ils y auraient aussi trouvé des montages photographiques représentant le président Ahmadinedjad et le guide suprême de la Révolution Khamenei avec un corps d’âne.

L’information a été révélée par un quotidien local en langue kurde, et repris par le Comité international contre la lapidation.

Lire la suite »





France : Un Iranien condamné à mort menacé d’expulsion

19 01 2011

Le Figaro, 18 janvier 2011 :

Condamné pour avoir bu de l’alcool à trois reprises, Reza B. vient de se voir refuser l’asile par les autorités françaises, qui mettent en doute la véracité de ses propos et sa sentence par Téhéran.

Un Iranien, réfugié en France pour échapper à la peine de mort dans son pays, risque l’expulsion. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) vient de refuser l’asile à Reza B.*, condamné par la justice iranienne pour avoir consommé trois fois de l’alcool, une denrée interdite en Iran. «Cette décision ouvre la voie à un arrêté de reconduite à la frontière ou à une obligation de quitter le territoire français (OQTF)» précise son avocate, Me Marie Dosé. Ce qui devrait, selon elle, le rendre rapidement «expulsable vers la mort».

Juste après sa condamnation à la peine capitale le 11 avril 2009, Reza B. a tout laissé derrière lui pour sauver sa peau : sa famille, son travail, sa fortune. Seule sa femme a accepté de le suivre dans son exil en France, où le couple a réclamé le droit d’asile dès son arrivée à l’aéroport francilien de Roissy-Charles-de-Gaulle. Mais elle reste très fragile psychologiquement, depuis l’exécution de sa condamnation à 80 coups de fouet pour avoir participé à une fête organisée pour son anniversaire par son mari.

Lire la suite »





Le prisonnier politique Jafar Kazemi, menacé d’exécution

18 01 2011

HNS Infos, 18 janvier 2011 :

Alors que des vagues de protestation contre la condamnation à mort de certains prisonniers politiques et non politiques ont grandi dans les communautés nationales et internationales des droits de l’homme, le système judiciaire se prépare à faire face aux cas d’autres prisonniers condamnés à mort.

Récemment, deux citoyens iraniens, Ali Saremi et Ali Akbar Siyadat ont été exécutés par pendaison sur l’accusation d’êtres des Moharebeh (ennemis de Dieu) (*). En outre, il y a eu des discussions au sein des communautés de défense des droits de l’homme iraniennes sur la possibilité de savoir si la peine de mort pour Jafar Kazemi sera effectuée sur la même accusation. Il semble que les principales préoccupations proviennent du fait que la peine a été confirmée par la Cour suprême de la justice iranienne .

Sur la base de rapports existants, dans la dernière étape de la procédure judiciaire pour le cas de Jafar Kazemi, la Cour suprême a confirmé les décisions. Cependant, aucune nouvelle information n’a été fournie sur la date de l’exécution à son avocat ou sa famille.

Lire la suite »





47 pendaisons en 3 semaines

18 01 2011

Youphil, 18 janvier 2011 :

Le chiffre paraît hallucinant. Depuis le début de l’année, 47 personnes ont été pendues en Iran. La plupart auraient été condamnées pour des trafics de drogues. Mais des organisations soulignent que deux exécutions au moins ont concerné des militants des droits de l’Homme.

Ces chiffres sont mis en lumière par les organisations de la société civile alors même que l’Iran vient d’annoncer la suspension de l’exécution de Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée pour adultère.

Selon Amnesty International, les revirements sur le cas de Sakineh auraient permis aux autorités iraniennes de faire diversion sur les cas des militants qui viennent d’être exécutés.





Déclarations contradictoires concernant Sakineh

17 01 2011

Elle, 17 janvier 2011 :

La peine de mort par pendaison infligée à l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani aurait été suspendue. Une information émise par la présidente du Comité des droits de l’Homme du Parlement iranien, Zohre Elahian, dans une lettre envoyée à la présidente brésilienne Dilma Roussef. De prime abord, la nouvelle sonne comme un soulagement. Pourtant, c’est bien la méfiance qui prévaut. Parce que cette information provient des autorités iraniennes, coutumières des déclarations contradictoires (on se souvient de la diffusion de plusieurs clichés de cette mère de deux enfants, dans sa maison, en Iran, laissant penser qu’elle avait été libérée : un leurre orchestré de toutes pièces par les dirigeants iraniens).

Mais aussi, parce qu’elle vient d’être démentie par un autre responsable iranien de l’administration judiciaire qui assure qu’« aucun changement ou développement n’est intervenu dans la procédure concernant l’affaire Sakineh Mohammadi Ashtiani et diffuser des informations à cet égard est erroné ».
Lire la suite »








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 26 followers