Les ouvriers d’Iran solidaires de leurs camarades d’Afrique du Sud

1 09 2012

Extrait de l’article "Partout dans le monde, colère après la sanglante répression à Marikana" publié sur Solidarité Ouvrière, blog de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Partout dans le monde, la sanglante répression des ouvriers de la Mine de Marikana par la police sud-africaine le 16 août a provoqué la consternation et la révolte des militant(e)s ouvriers.

En Iran, au delà des déclarations dénonçant la répression à Marikana venant de la plupart des organisations politiques se réclamant de la classe ouvrière, comme par exemple le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (voir une des déclarations en farsi et la page spéciale du PCOI sur le massacre de Marikana) ou du PUCO (voir une déclaration en français), on notera la déclaration d’un groupe de militants ouvriers emprisonnés (dont Saeed Jalali, Reza Shahabi, et Behnam Ebrahimzadeh) à la section 350 de la prison d’Evin de Téhéran en solidarité avec les mineurs assassinés par les forces de répression à Marikana (voir la déclaration en farsi). Le Syndicat de la Métallurgie et de l’Electricité de Kermanshah, le Syndicat des Ouvriers électriciens de la Construction et des militants ouvriers de Sanandaj et de Kamyaran ont également publié une déclaration affirmant leur solidarité avec les mineurs d’Afrique du Sud et dénonçant la répression. Le Syndicat Libre des Ouvriers Iraniens a également apporté sa solidarité aux mineurs d’Afrique du Sud et réclame que les responsables du massacre de Marikana soit jugés (voir le communiqué en farsi).

Des militants ouvriers d’Iran sont également à l’initiative de  la pétition “Nous condamnons le massacre brutal des mineurs de Marikana par la police” (pétition à signer ici en anglais) signée par des syndicalistes et des militants ouvriers du monde entier.

Les militant(e)s du PCOI en exil ont participé à différentes actions de protestation devant les ambassades ou consulats d’Afrique du Sud comme par exemple à Francfort ou à Stockholm.

En France, des actions sont en cours de préparation dans différentes villes (comme Lyon, Paris, Besançon ou Lille) pour le samedi 8 septembre en mémoire des mineurs sud-africains tombés sous les balles de la répression, pour dénoncer ce crime contre la classe ouvrière et en solidarité avec la lutte de nos sœurs et frères de classe en Afrique du Sud.

Pour participer à l’organisation de cette journée contactez : contact@communisme-ouvrier.info ou sur la page facebook “Solidarité avec les travailleurs d’Afrique du Sud“.

Texte de la pétition "Nous condamnons le massacre brutal des mineurs de Marikana par la police" à signer à cette adresse :

Nous, militants ouvriers et syndicalistes, condamnons fermement le massacre des mineurs de platine par la police le 16 août en Afrique du Sud. C’est une véritable barbarie et un crime contre l’humanité. C’est clairement un massacre d’ouvriers sans défense qui ne font que défendre la juste revendication d’une hausse de salaire. Toutes les preuves montrent que c’est une attaque sanglante contre des grévistes planifiée par la police et l’employeur, et qu’aucun prétexte ne peut justifier cette brutalité contre des travailleurs. Nous appelons tous les travailleurs, les syndicalistes, et les gens du monde entier à protester et à condamner cette barbarie commise par la police sud-africaine et les patrons.

Nous déclarons que :

1- L’identité de tous les assassins de mineurs doit être rendue publique dès que possible. Tous les travailleurs et manifestants arrêtés doivent être immédiatement libérés.

2- Toutes les autorités et tous les individus qui sont, à un niveau ou à un autre, impliqués dans ce massacre, que ce soit en le décidant, en l’organisant ou en tirant, doivent être jugés au cours d’une audience publique.

3- Les mineurs et les familles de toutes les victimes doivent avoir accès gratuitement à des conseillers juridiques et à des avocats lors de ce procès.

 

4- Toutes les familles des victimes doivent immédiatement recevoir un soutien financier leur permettant d’avoir un niveau de vie décent pendant toutes leurs vies.

5- Tous les mineurs blessés doivent avoir un accès gratuits et de qualité pour les soins médicaux et recevoir l’intégralité de leurs salaires jusqu’à ce qu’ils soient complètement guéris.

6- Les travailleurs de la mine de platine de Marikana revendiquaient une hausse de salaire lorsqu’ils ont été brutalement attaqués par la police. Le massacre ne doit pas faire oublier les revendications salariales des mineurs. Nous soutenons la revendication de hausse des salaires des mineurs de Marikana.

7- Nous, signataires, déclarons le jour du massacre des mineurs comme journée internationale de protestation contre la barbarie du capitalisme à l’encontre des travailleurs dans le monde. Nous appelons tous les syndicats, ouvriers et humanistes du monde à soutenir ces revendications et à encourager leurs organisations à signer officiellement ce texte.

Premiers signataires :

  • Shahla Daneshfar : Coordinatrice du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Bahram Soroush : Porte-parole du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Pascal Descamps : Militant du syndicat CGT ADDSEA, Besançon – France
  • Anaïs Cintas : Militante du syndicat CGT PEP -Lyon – France
  • Goran Gustafson : LO – Suède
  • Masoud Arjang : Syndicaliste de Vancouver – Canada
  • Yadi Kohi : Militant du syndicat CGT PEP – Lyon – France
  • Arsalan Nazeri : Responsable en Australie du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Stéphane Julien, militant du SNUipp-FSU – France
  • Aleksa Gvozden, Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Donatella Biancardi secrétaire national de l’Unione Sindacale di Base (USB) – Italie
  • Nicolas Dessaux, Solidarité Irak, France
  • Workers Party of America – Etats-Unis
  • Willi Hajek, coordinateur du réseau international syndical et associatif Transnationals Information Exchange (TIE).
  • Dirceu Travesso, secrétaire national  de la Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas)  – Brésil.
  • Christian Mahieux, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires – France.
  • Stéphane Enjalran, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France.
  • Luis Serrano, secrétaire aux relations internationales de la Confederación General del Trabajo (CGT) – Etat espagnol.
  • Angel Bosqued, membre du secrétariat aux relations internationales de la Confederación General del Trabajo (CGT) – Etat espagnol.
  • Ali Lofti, secrétaire général de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) – Maroc.
  • Saïd Nafi, responsable national de l’Observatoire des Droits des Travailleurs et des Libertés Syndicales au Maroc (ODTLSM) – Maroc
  • Giulio Moretti, responsable national de l’Organizzazione Sindacati autonomi e di base (Or.S.A.) – Italie
  • Vicent Maurí Genovés, secrétaire de la Confederación Intersindical – Etat espagnol.
  • Luis Blanco, secrétaire de l’Intersindical Alternativa de Cataluña (IAC) – Catalogne.
  • Bayla Sow, secrétaire général du Syndicat Unique des Travailleurs des Transports Aériens et Activités Annexes (SUTTAAAS) – Sénégal
  • Marcel Kounouho, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASESH) – Bénin
  • Brahim Yakine, secrétaire national de l’Organisation Démocratique du Rail (ODR) – Maroc
  • Pierre Stambul, animateur national de la tendance Emancipation, SNES/FSU – France.
  • Biel Caldentey, coordinateur international de la Confederación de Sindicatos de Trabajadores y Trabajadoras de la Enseñanza ; Intersindical – Etat espagnol.
  • Paco González, secrétaire du Sindicato Trabajadores del Metal – Intersindical Valenciana.
  • Pascal Brun, secrétaire départemental de l’Union syndicale Solidaires du Var – France.
  • Ludovic Arberet, militant du Syndicat National du Ministère de l’Agriculture et de la Pèche et des établissements publics CGT (SYAC CGT) – France.
  • Annick Coupé, déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires – France.
  • Alain Baron, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France.
  • Emmanuelle Bigot, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France.
  • Sophie Boiszeau, Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Habib Rezapour, Syndicat des Travailleurs de la Compagnie de Bus Vahed Téhéran et Banlieue
  • Fernando Rodal, président de la Confederación Educadores Americanos

Cliquez ici pour suivre l’actualité concernant la lutte à la Mine de Marikana

Voir ici du matériel en français édité par l’Initiative Communiste-Ouvrière et en anglais édité par l’International Labour Solidarity Comitte – Iran

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3 09 2012
Hoch die internationale Solidarität! « Entdinglichung

[...] en Iran Les ouvriers d’Iran solidaires de leurs camarades d’Afrique du SudExtrait de l’article “Partout dans le monde, colère après la sanglante répression à [...]

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