Révolution au Maghreb et au Moyen-Orient : Qu’ils dégagent tous !

19 02 2011

Abandonnant la perspective de la révolution, du socialisme et du pouvoir ouvrier, toute une partie de la gauche et même de l’extrême-gauche, au nom du tiers-mondisme ou du nationalisme, avait aussi abandonné, pour le sud de la Méditerranée du moins, les principes de la lutte des classes, c’est-à-dire de la lutte des travailleurs et travailleuses contre le patronat, des exploité(e)s contre les exploiteurs, pour une lutte de tel ou tel peuple, derrière un parti ou un Etat bourgeois tant qu’il était considéré comme « anti-impérialiste ».

Pour cette gauche anti-impérialiste, le temps n’était plus, en tout cas au Maghreb et au Moyen-Orient, à la lutte de la classe ouvrière contre la bourgeoisie et ses différentes fractions, mais à celle d’une fraction de la bourgeoisie considérée comme « progressiste » au nom de son opposition aux Etats-Unis et à ses alliés. Il fallait donc affirmer son soutien à l’OLP, puis au Hamas et au Hezbollah, au nom de la lutte contre le colonialisme d’Israël. Pour d’autres il fallait soutenir les partis nationalistes kurdes. Et certains allaient jusqu’à soutenir des régimes anti-ouvriers et dictatoriaux comme la Libye ou l’Iran au nom de la « lutte anti-impérialiste ».

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Maghreb et Moyen-Orient : Au palmarès des libertés féminines

22 03 2010

Article de Jeune Afrique (22 mars 2010) sur les droits et libertés des femmes au Maghreb et au Moyen-Orient :

L’organisation non gouvernementale américaine Freedom House s’est penchée sur la condition féminine au Maghreb et au Moyen-Orient. Conclusion de ce travail titanesque : les droits des femmes y progressent indéniablement… mais à pas comptés. Revue de détail.

Chaque année, depuis 1975, c’est la même antienne. Tous les 8 mars, on célèbre avec assiduité et ferveur la Journée internationale de la femme. Un peu partout dans le monde, les hommes se donnent bonne conscience. Les médias multiplient les sujets plus ou moins racoleurs sur ces femmes qui bougent, brisent les plafonds de verre, s’émancipent ou, au contraire, sur celles qui continuent de subir les pires avanies. Les bourreaux mâles sont montrés du doigt, les égéries de cette « lutte des sexes » mises sur un piédestal. On offre des fleurs, des roses de préférence, presque aussitôt fanées. Car dès le 9 mars, tout recommence comme avant la catharsis planétaire : la femme redevient un être intrinsèquement inférieur à l’homme, quelles que soient la région, la religion ou le niveau de développement. Seul l’écart entre les droits, les libertés et le statut des deux sexes diffère d’un pays à l’autre, mais il est toujours là, presque partout. Et s’il est un monde où cet écart devient abîme, c’est bien le monde arabe (et perse). À ne pas confondre avec le monde musulman, car les terres d’islam asiatiques, en la matière, n’ont pas que des leçons à recevoir…

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