Interview d’Hamid Taqvaee, 18 juin 2009

18 06 2009

Interview d’Hamid Taqvaee, dirigeant du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran le 18 juin 2009, où, pour répondre à ce que dit la presse anglaise et allemande, il explique que le mouvement actuel remet en cause les fondements du régime islamiste et qu’il est difficile de parler de « révolution de velours »  (en anglais) :






Nouvelles d’Iran, 18 juin au soir

18 06 2009

Selon une dépêche AFP publiée à 15 heures le 18 juin, on comptait encore, dans les rues de Téhéran, « des dizaines de milliers de manifestants« . Le site 20 minutes indique ce soir : « Ils étaient vêtus de noir, une fleur blanche à la main. Les manifestants ont défilé en silence ce jeudi, dans les rues de la capitale iranienne. Un défilé endeuillé après que sept d’entre eux ont été tués lundi lors d’incidents avec les bassidjis, des miliciens islamistes. »

Le blog Revolutionary Road publie le 18 juin en fin d’après-midi les nouvelles suivantes :

– Les organisations de défense des droits humains, sur la base de leurs investigations, et contrairement aux informations officielles du gouvernement iranien, cherchent à trouver les preuves des 32 citoyens iraniens les 14 et 15 juin 2009 (24 et 25 khordad 1388 selon le calendrier perse).

– Dans la ville de Yazd, trois manifestants au moins ont été touchés par des balles tirées par les gardes militaires ces dernières 48 heures. Selon les agences de presse locales, un des blessés a été touché dans le dos et serait décédé.

– Ahmasebi, une étudiante de Kermanshah, qui avait participé à de nombreux rassemblements, a été violement agressée par des gardes de sécurité à l’Université de Kermanshah. Lors de l’agression elle a été grièvement blessée à la tête et est morte après avoir passé la nuit dernière à l’hôpital Eman Razi de Kermanshah.

– Les maîtres de conférence de chimie de l’université Sanaty Sharif (Téhéran) ont signé une lettre collective de démission hier pour protester contre les attaques policières et assassinats qui ont eu lieu récemment. Avant eux, ce sont de nombreux maîtres de conférence de l’université Amir Kabir de Téhéran qui ont démissionné collectivement dimanche dernier. Ils se sont rassemblés à la mosquée de l’université et ont montré leur opposition à la situation actuelle en Iran, et ont signé leurs démissions pour soutenir le peuple d’Iran et leurs propres étudiants qui avaient été agressés.

Lire le reste de cette entrée »





Femmes d’Iran, il est temps d’enlever les voiles !

18 06 2009

Femmes !

Le mouvement de libération des femmes en Iran a gagné le respect et l’admiration de toutes et tous. Il n’a pas laissé le régime islamique tranquille un seul instant. Tout progrès de ce mouvement constitue un recul pour ce régime misogyne. Voila trente ans que le mouvement de libération des femmes et le régime islamique sont en conflit constant. En imposant le voile islamique et l’apartheid sexuel, le régime islamique a maintenu la société en captivité.

Aujourd’hui, le mouvement de contestation a résolument franchi un cap. La société est bouleversée. L’équilibre des forces a tourné en faveur de la population, de la libération contre la tyrannie. C’est exactement la situation dans laquelle les femmes qui aiment la liberté peuvent franchir une nouvelle étape dans leur lutte contre le régime islamique, contre l’esclavage et contre la misogynie, pour la défense de la population, de la liberté et de l’égalité. Il est temps de jeter les voiles et d’abolir l’apartheid sexuel. Il est temps de se dévoiler, de se débarrasser de ce symbole d’esclavage et de servitude.

Lire le reste de cette entrée »





Iran 1979-2009

18 06 2009

Vidéo publiée aujourd’hui, images des protestations en 1979 et 2009 avec des commentaires en anglais :





Dernières nouvelles d’Iran

18 06 2009

Aujourd’hui, 18 juin, le blog « Revolutionnary Road » donne les informations suivantes concernant le mouvement de protestation en Iran :

– Isfahan : Nouvelles manifestations hier et affrontements entre les forces de répression et les protestataires. Ces cinq derniers jours les manifestations sont de plus en plus massive. De nombreux manifestants ont été touchés par balles. On entendait hier des sirènes des ambulances dans de nombreux quartiers de la ville.

Lire le reste de cette entrée »





Non à Moussavi, non à Ahmadinejad : Déclaration de Koorosh

18 06 2009

Déclaration de Koorosh, dirigeant du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (Hekmatiste) sur la situation actuelle en Iran (en farsi) sur la base du mot d’ordre « Non à Moussavi, non à Ahmadinejad  » :

Lire le reste de cette entrée »





Deux communiqués à propos de la répression

18 06 2009

Ces deux communiqués (Amnesty International et RSF) ont été publiés le 18 juin sur le site HNS-Infos :

Amnesty International : Des violences contre les manifestants marquent le début du nouveau mandat présidentiel en Iran

Les milliers de manifestants descendus dans la rue samedi 13 juin pour protester contre l’annonce de la victoire du président sortant Mahmoud Ahmadinejad au scrutin présidentiel du 12 juin ont été confrontés à une violente répression. Amnesty International a demandé aux autorités iraniennes d’ouvrir immédiatement une enquête sur la violence déployée par les forces de sécurité contre les manifestants.

L’organisation a reçu des informations selon lesquelles des membres des forces de sécurité en civil auraient frappé à coups de matraque pour les disperser des personnes qui n’avaient commis aucun acte violent et dont un grand nombre ont été blessées.

« Les scènes de violence choquantes auxquelles se sont livrées les forces de sécurité doivent immédiatement faire l’objet d’investigations, et les personnes soupçonnées d’être responsables de ces agissements devraient être déférées à la justice, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Lire le reste de cette entrée »





Quand le régime des mollahs se fissure

18 06 2009

La mobilisation de la rue ne faiblit pas malgré la répression. Au sein du pouvoir, des divisions semblent émerger, des conservateurs et des religieux critiquant désormais ouvertement l’attitude du gouvernement.

Alors que la contestation ne cesse de monter en Iran contre le résultat des élections, Mahmoud Ahmadinejad fait comme si de rien n’était. Il est même parti, comme président de la république islamique, à une conférence économique à Iekaterinbourg (Russie), où il n’a pas fait une seule déclaration concernant la situation de son pays. Il a tort. Car le mouvement de protestation prend une telle ampleur qu’il pourrait bien atteindre un point de non-retour, malgré la violence de la répression qui commence à se développer.

L’annonce d’un possible recomptage, là où il y a eu contestation du vote, montre les tergiversations du pouvoir. Le Guide suprême, Ali Khameneï, semble lui aussi sur la défensive. Lundi, ils étaient près d’un million à défiler dans les rues de Téhéran. La mèche qui a été allumée brûle maintenant dans la plupart des grandes villes iraniennes. À Machhad (nord-est), la deuxième ville du pays, un appel avait été lancé pour une manifestation mais la présence massive de la police anti-émeute et des bassidjis (milice islamique) a dissuadé les gens d’y aller. À Ispahan (centre) des manifestants pro-Moussavi sont descendus dans la rue lundi soir. Certains ont brûlé des motos de la police et des véhicules devant le bâtiment de la télévision d’État. À Shiraz (sud), des incidents ont eu lieu et plusieurs personnes ont été arrêtées. Dans certains quartiers de la capitale, des barricades ont été érigées. Signe que quelque chose de nouveau est en train de se produire, aux quatre coins du pays les habitants, aux alentours de 21 heures, se mettent à crier « Allah akbar » (« Dieu est grand »). Une phrase en apparence religieuse mais qui, en réalité, est plus profonde. Cet acte remonte à l’époque d’avant la révolution islamique, quand l’ayatollah Khomeiny avait engagé les citoyens à monter sur leur toit chaque soir et à pousser ce cri contre le régime impérial du chah. De même, des concerts de klaxons sont entendus tous les soirs et après-midi dans des quartiers de plusieurs villes du pays.

Lire le reste de cette entrée »





La révolution iranienne a commencé

18 06 2009

Cet article d’Alan Woods date du mardi 16 juin et a été publié sur le site de la Tendance Marxiste Internationale en anglais puis traduit et publié en français par La Riposte le 17 juin.

Hier, j’écrivais que la révolution iranienne a commencé. En quel sens est-ce vrai ? Lénine a expliqué quelles sont les conditions d’une situation révolutionnaire. Premièrement, la classe dirigeante doit être divisée et incapable de gouverner avec les mêmes méthodes que par le passé. C’est évidemment le cas en Iran. Deuxièmement, les classes moyennes doivent vaciller entre révolution et contre-révolution. C’est aussi le cas en Iran, où des sections décisives des classes moyennes manifestent contre le régime. Troisièmement, les travailleurs doivent être déterminés à se battre. Il y a eu plusieurs vagues de grèves croissantes, en Iran, dans la période précédant les élections.

Il ne manque que la dernière condition : la présence d’un parti et d’une direction révolutionnaires, comme le parti bolchevik en 1917. L’existence d’un tel parti donnerait au mouvement de masse la direction et l’organisation dont il a besoin pour être victorieux. Cela garantirait une victoire relativement rapide et indolore. En l’absence d’un tel parti, la révolution se développera sur une période plus longue, pendant des mois, sans doute des années, avec des flux et des reflux.

Une révolution n’est pas un drame en un acte. La révolution russe de 1917 s’est développée sur une période de neuf mois. Il y a eu des moments d’énormes avancées, comme en février. Mais il y a également eu des périodes de fatigue, de recul et même de réaction, comme à la suite des journées de juillet. Entre juillet et la fin du mois d’août, la réaction a poussé les bolcheviks à la clandestinité. Leur imprimerie a été détruite, Trotsky a été emprisonné et Lénine a dû fuir en Finlande.

Lire le reste de cette entrée »





Après les élections : La dictature islamiste face à la contestation

18 06 2009

Des centaines de milliers de personnes manifestent chaque jour en Iran depuis que les autorités islamiques ont déclaré le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, vainqueur des élections du 12 juin.


Si d’une part, le président sortant mobilise ses propres partisans pour manifester, les autres manifestants sont les partisans des deux principaux candidats qui lui étaient opposés, Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karoubi qui affirment tous deux qu’il y a eu fraude. Pour tenter de désamorcer le mouvement, le pouvoir réel représenté par le Conseil des gardiens de la révolution et son « Guide suprême » Ali Khamenei proposent un simple recompte des voix. Mais les opposants continuent de demander qu’on proclame vainqueur Moussavi.

Quatre candidats choisis par le régime

Si la dictature islamiste en place depuis la chute du Chah en 1979 organise des élections pour choisir le président, celui-ci n’est en réalité qu’une sorte de Premier ministre, qui peut servir de fusible en cas de crise. Le véritable patron de l’Iran reste le « Guide suprême » qui n’est élu que par le haut clergé chiite et dont le poulain dans ces élections était le président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

Lire le reste de cette entrée »