Femme sans voile à Téhéran

23 06 2009

17 juin 2009 : Une femme se promène sans hidjab dans les rues de Téhéran. Depuis une voiture, on lui demande : « la révolution a commencé ? »





Dernières nouvelles d’Iran, 23 juin 2009

23 06 2009

Quelques nformations publiées le 23 juin par Revolutionary Road :

Province de Mazandaran (au nord sur les bords de la mer Caspienne) :

Université de Mazandaran : Alors que onze étudiants sont toujours en détention et que l’on a aucune information sur leur statut, ces deux derniers jours, deux étudiantes, Marjan Fiazi et Sogand Alykhah ont été arrêtée. Dans le même temps, 40 étudiants sont interdits d’entrée à l’université.Selon leurs amis, Marjan Fiazi et Sogand Alikhah, alors qu’elle était dans la cour du campus, ont été attaquées par les molai, la force responsable de la sécurité dans les campus. Les Molai ont forcé ces deux étudiantes à monter dans leus véhicules et sont partis. Depuis les étudiants ne savent ni comment elles vont ni où elles sont. par le biais d’un correspondant, les familles de ces deux étudiantes ont informé qu’elles ont été détenues par la sécurité et la force de protection et transférée au bureau des renseignements de Babolsar. Ces mesures répressives à Mazandaran sont prises alors d’Alireza Kiani, siavash safavi, Milad Hosseini Keshtan, Ali Nazari, Rahman Yaghoubi, Maziar Yazdani, Ali Abbassi, Shovaneh Merikhi et d’autres sont toujours en détention et que de nombreux étudiants sont interdits d’entrée à l’université.

Lire le reste de cette entrée »





Mort à la république islamique !

23 06 2009

Place Azadi à Téhéran le 20 juin, des manifestants crient « mort à la république islamique ! » puis « mort aux bassidji » et « méfiez-vous du jour où nous serons armés ».





Mort de Neda : son fiancé accuse la milice dévouée à Ahmadinejad

23 06 2009

Le fiancé de l’Iranienne tuée en marge des manifestations à Téhéran et dont les images de la mort ont déclenché une vague d’émotion sur le Net, a accusé lundi soir la milice à la solde du président Mahmoud Ahmadinejad.

« Elle se trouvait à quelques rues de là, de l’endroit où les principales manifestations avaient lieu, près du quartier Amir-Abad. Elle était avec son professeur de musique, assise dans une voiture et coincée dans les embouteillages« , a raconté Caspian Makan, fiancé de Neda Agha-Soltan.

« Elle se sentait très fatiguée et avait très chaud. Elle est sortie de la voiture pour quelques minutes. C’est alors qu’elle a été tuée par balles« , ajoute le fiancé à la BBC Persian TV, télévision en farsi de la « Beeb » basée à Londres et diffusée en Iran.

Une vidéo non authentifiée diffusée sur YouTube notamment, et présentée comme montrant la mort de Neda, a déclenché une vague d’émotion sur la Toile. On peut y voir la jeune femme à terre, le visage souillé de sang et les yeux grand ouverts.

« Des témoins et des images vidéos montrent clairement que c’est probablement les bassidjis en tenue civile qui l’ont délibérément prise pour cible« , a accusé le fiancé en référence à la très redoutée milice bassidj dévouée au président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

« Des témoins disent qu’ils l’ont clairement prise pour cible et qu’elle a été touchée à la poitrine. Elle est morte dans les minutes qui ont suivi... », a-t-il poursuivi.

Lire le reste de cette entrée »





Khamenei jette le gant ; les travailleurs commencent à se mobiliser

23 06 2009

Article écrit le 20 juin pour la Tendance Marxiste Internationale, traduit et publié le 21 juin par leur section française, « La Riposte« .

Lors de son sermon de vendredi, l’Ayatollah Ali Khamenei, Guide Suprême de l’Iran, a jeté toute son autorité en faveur d’Ahmadinejad et directement menacé de répression ceux qui protestent contre la fraude électorale. Il a rejeté les accusations de fraude et proclamé la « victoire définitive » d’Ahmadinejad. Il a également accusé l’Occident de s’ingérer dans les affaires internes de l’Iran. Son sermon comprenait deux messages très clairs. Premièrement, la République islamique ne peut être remise en cause. Il a dit : « ce n’est pas un conflit entre des groupes qui sont pour ou contre la révolution [islamique]. Ce conflit se déroule dans les limites de la République islamique. Les gens qui ont voté pour l’un des quatre candidats ont placé leur confiance dans la République islamique. » C’était clairement une réponse au fait que les protestations de masse ont commencé à remettre en cause non seulement la validité des élections, mais le système lui-même – ce qui inquiète au plus haut point le régime. Le simple fait que Khamenei intervienne de la sorte – alors qu’en général il tire les ficelles à partir des coulisses – est une indication de la panique qui gagne la classe dirigeante face à un mouvement qui menace l’existence même de la République islamique.

Le deuxième message était une menace contre de nouvelles mobilisations. « Certains s’imaginent qu’en descendant dans les rues, ils peuvent faire pression sur les officiels de la République islamique, et les forcer à un compromis. Ils se trompent. […] Les protestations de rue sont inacceptables, après une élection. Je veux que tout monde renonce à cette méthode. Ceux qui persisteront devront en assumer les conséquences. »

Lire le reste de cette entrée »





Extraits d’ une dépêche de l’agence Reuters

23 06 2009

Image : La tombe de Neda, assassinée le 20 juin par les bassidji. Photo publiée par Revolutionary Road.

Extraits d’une dépêche de l’agence Reuters, 23 juin – 7 h 25 :

La police iranienne a dispersé un rassemblement à Téhéran alors que les Gardiens de la Révolution ont menacé d’écraser les manifestants, qu’ils qualifient d’émeutiers opposés à la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad (…).

Au cours de la journée, policiers anti-émeutes et membres de la milice chiite des Bassidji s’étaient déployés massivement dans le centre de la capitale, où des témoins ont signalé la présence d’un millier de manifestants d’opposition sur la place Haft-e Tir malgré l’avertissement des Gardiens.

D’après la télévision publique iranienne Press TV, le rassemblement a été dispersé.

De son balcon, un témoin a vu des opposants qui scandaient des slogans se faire attaquer par des Bassidji après avoir été contraints de sortir d’une maison où ils s’étaient réfugiés.

« Les Bassidji étaient vraiment agressifs, ils m’ont ordonné de rentrer à l’intérieur« , a dit le témoin. « J’ai eu peur qu’ils fassent irruption chez moi aussi. »

Lire le reste de cette entrée »