Le chef de la police iranienne reconnaît des mauvais traitements

9 08 2009

Dépêche d’Associated Press, publiée le 9 août par La Presse Canadienne :

TEHERAN — Le chef de la police iranienne a reconnu dimanche que des manifestants arrêtés lors de la contestation post-élection présidentielle avaient été victimes de mauvais traitements.

Le général Ismail Ahmadi Moghaddam, cité par les médias publics, a toutefois affirmé que certains prisonniers morts en détention avaient succombé à des virus, et pas à la torture, comme l’affirme le camp réformateur.

« Ce centre de détention a été construit pour accueillir des criminels dangereux. Accueillir des personnes liées aux récentes émeutes a causé des épidémies », a déclaré Ismail Ahmadi Moghaddam, cité par l’agence officielle IRNA. Les manifestants « sont morts de maladies virales, et pas sous les coups », a-t-il ajouté, selon l’agence semi-officielle Fars.

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Nouvelles d’Iran, 9 août

9 08 2009

Quelques informations publiées par Revolutionary Road le 9 août 2009 :


  • Protestations à Tabriz lors de l’investiture et du 40ème jour de deuil

Même si certains peuvent penser que la population de Tabriz n’a pas été aussi active que d’autres grandes villes lors des dernières protestations, des rapports indiquent que lors de la cérémonie de l’investiture d’Ahmadinejad et pour le 40ème jour de deuil des personnes tuées dans les récentes manifestations, la jeunesse de Tabriz s’est rassemblée à différents endroits de la ville. A l’occasion du jour du gouvernement constitutionnel, des jeunes ont organisé des rassemblements à trois différents endroits de la ville : devant la maison du gouvernement constitutionnel, Aabresan et Vali Asr Falake . Les informations indiquent que les forces de police, armées de matraques, ont été placées à ces trois endroits.

  • Arrestations et poursuites continuelles contre des journalistes

Les journalistes freelance condamnent l’augmentation du nombre de journalistes arrêtés au début des procès staliniens contre les protestataires suite à la fraude et la réélection d’Ahmadinejad. Pendant les dernières 48 heures, trois journalistes au moins ont été arrêtés. Les journalistes freelance insistent sur la libération inconditionnelle de tous les journalistes arrêtés et déclarent « les arrestations illégales de journalistes à Téhéran et dans d’autres villes se poursuivent. Nous sommes très inquiets en particulier pour Mehdi Yazdani Khoram qui souffre de problèmes cardiaques. »

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Liste de 85 noms de victimes de la répression

9 08 2009

Liste de 85 noms publiée par Revolutionary Road et mise à jour au 7 août 2009 de personnes assassinées par les forces répressives du régime depuis le début des manifestations. Cette liste est loin d’être exhaustive, mais dément formellement les mensonges du régime islamique selon lesquels il y aurait eu au maximum une trentaine de morts.

La dernière liste publiée (le 5 août 2009) comportait 78 noms

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Des dissidents iraniens se souviennent de leurs « confessions »

9 08 2009

Un article de « La Presse Canadienne » publié le 8 août 2009 et qui permet de mieux comprendre le « jeu des confessions » du régime islamique en Iran :

Quand les accusés reconnaissent publiquement tous les crimes qui leur sont reprochés lors des procès politiques en cours à Téhéran, d’autres dissidents iraniens revivent le processus d’isolement, de mauvais traitements et de menaces qui les a parfois forcés à débiter de semblables confessions dictées par leurs bourreaux.

En regardant les aveux filmés de réformateurs influents comme l’ancien vice-président Mohammad Abtahi et Mohammad Atrianfar, Ebrahim Nabavi, que ses satires du régime clérical ont rendu populaire en Iran, revoit sa propre confession télévisée en 2000, après plus de trois mois de prison.

« Quand vous vous asseyez (au tribunal), vous avez l’impression d’être tout seul, que votre sort dépend de vous seul et la seule chose que vous voulez faire, c’est de vous détruire vous-même » par la confession, confie Ebrahim Nabavi, qui vit aujourd’hui à Bruxelles.

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