Image du camp de Kahrizak

10 08 2009

Fin juillet, la fermeture du camp de la mort de Kahrizak a été annoncé, hier, le régime aurait même arrêté des tortionnaires de ce camp de détention et promis des sanctions… mais il est clair, comme le rappelle un communiqué du PCOI (en farsi) que les responsables de ces atrocités sont tous les dirigeants de la République Islamique et en premier lieu Khamenei le « leader suprême ».

Ici une photo d’une cellule du camp de Kahrizak qui parle d’elle-même :

kh





À Téhéran, la justice passe, la vérité trépasse

10 08 2009

Article de L’Humanité, 10 août 2009 :

Parmi les prévenus, plusieurs étrangers, dont la Française Clotilde Reiss. Également jugée, une employée de l’ambassade de France, Nazak Afshar.

Tel un rouleau compresseur, comme si de rien n’était, le pouvoir iranien fait donner sa « justice ». Dans un style que n’aurait pas renié l’Inquisition catholique – précurseur en la matière -, les tribunaux se réunissent et jugent comme les mauvais bouchers coupent la viande : sans respect et sans retenue, alors que dans les antichambres on extorque les aveux aux prévenus. Iraniens ou étrangers, inconnus ou personnalités en vue, les juges de Téhéran pèsent bon poids et ne font pas dans le détail. On ne juge plus des émeutiers mais des conspirateurs. Et comme si cela ne suffisait pas, les collaborateurs zélés du pouvoir en rajoutent. Un haut responsable des gardiens de la révolution a ainsi appelé, hier, à « juger et à punir, pour éteindre les feux de ce complot », l’ancien président réformateur Mohammad Khatami et les deux candidats de l’opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi.

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4 août : Rassemblements de soutien au soulèvement

10 08 2009

Le 4 août, plusieurs rassemblements et manifestations ont eu lieu en Europe en solidarité avec le soulèvement et contre la répression en Iran.

Quelques exemples :

Images de la manifestation à Stokholm

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Plusieurs manifestants et manifestantes victimes de viols en détention

10 08 2009

Dès le début de la répression du soulèvement populaire contre la république islamique, nous avions diffusé des informations sur des viols et agressions sexuelles à l’encontre de manifestantes et de manifestants arrêtés (voir par exemple ces informations du PCOI du 29 juin ou cet article tiré de Revolutionary Road et daté du 1er juillet), on savait aussi déjà que les brutes du régime avaient violé Taraneh avant de l’assassiner. Aujourd’hui, c’est Karroubi, un des membres de la fraction interne du régime opposée à celle d’Ahmadinejad qui dénonce ces crimes.

Dépèche d’Associated Press, publiée le 10 août 2009 par La Presse Canadienne :

TEHERAN — Plusieurs hommes et femmes détenus pour avoir pris part aux manifestations de protestation contre les résultats du scrutin présidentiel iranien du 12 juin ont été les victimes de viols avec violence par leurs gardiens au point d’en garder de graves séquelles physiques et mentales, a affirmé lundi l’un des leaders de l’opposition réformatrice.

Mahdi Karroubi, l’un des deux candidats réformateurs battus le 12 juin, a déclaré avoir reçu des informations d’anciens commandants militaires et autres hauts responsables iraniens et demande l’ouverture d’une enquête.

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Nouvelles d’Iran, 10 août

10 08 2009

Quelques nouvelles d’Iran publiées le 10 août par Revolutionary Road :

  • Faaegh Kaikhosravi (membre du Syndicat Libre des Ouvriers), Shiva Sobhani et Mansoor Kariman, trois ouvriers arrêtés lors de la manifestation du Premier Mai, condamnés à 6 mois de prison et à 40 coups de fouet par la section 105 du tribunal de Sanandaj.

Le texte de l’ordonnance de jugement indique que cette condamnation peut être changée en 3 ans de prison. Selon le verdict du tribunal,  Babak Ojailani et Shabboo Khalili, qui ont aussi été arrêté lors de la manifestation du premier mai à Sanandaj, n’ont pas été condamnés.

« Nous condamnons les peines de prison et de fouet contre des détenus qui ont été arrêtés le Premier Mai 2009 (lors de la manifestation pour la Journée des Travailleurs) à Sanadaj. La possibilité de changer la condamnation en trois années de prison a pour but de renforcer la pression sur les travailleurs pour leur faire accepter la situation injuste que subit la classe ouvrière aujourd’hui.

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Rassemblements des familles de prisonniers

10 08 2009

Selon les informations du Comité pour la Libération des Prisonniers Politiques publiées par Rowzane, une centaine de familles de prisonniers et de « disparus » depuis les protestations post-électorales se sont rassemblées le samedi 8 août devant le tribunal révolutionnaire à Téhéran pour demander des nouvelles de leurs proches.N’ayant pas eu de réponses, les familles s’y sont à nouveau rassemblées le dimanche 9 août. Toujours le 9 août, une quarantaine de familles se sont rassemblées devant la prison Evin de Téhéran.





Torturés dans les prisons d’Ahmadinejad

10 08 2009

Article publié le 9 août dans Paris Match :

On s’est retrouvés debout, serrés comme des sardines, dans des sortes de conteneurs par plus de 40 degrés, pendant deux jours, sans toilettes, sans eau ni nourriture, avec des rats. Quand nos gardiens bassidji nous ont fait couler de l’eau à travers la porte, nous avons été obligés de laper le liquide comme des chiens. C’était dégueulasse : des saletés et surtout du sang. Car nous étions sanguinolents, battus avec des gourdins, le visage démoli. On a tous les dents cassées. Moi je n’entends plus d’une oreille. Mais je suis mieux loti que des camarades qui sont morts. » C’est un intellectuel d’environ 25 ans, avec qui nous avons pu entrer en relation, qui raconte ses conditions de détention à la prison de Kahrizak, près de Téhéran. Le jeune homme poursuit : « Nous avons vu des membres de notre “conteneur” pendus par les pieds pendant quarante-huit heures ; l’un d’entre eux, rendu à sa famille défiguré avec des yeux gonflés comme des balles de tennis violacées, est mort dans les bras de ses parents. Il y avait des viols tous les jours : trois des plus jeunes y sont passés, on entendait leurs hurlements. »

Reza Yavari, un autre ­prisonnier libéré : « Dans notre cellule, des gens tombaient dans le coma. Quand l’un d’entre eux est mort, on a protesté, nos geôliers, des voyous en civil (on les appelle “lebas shakhsi”), sont revenus, ont cassé les ampoules électriques, brandi le cadavre, braqué des torches sur nos visages : “On va vous enculer, vous tuer, c’est les ordres !” Ils ont attrapé un jeune de 16-17 ans, l’ont cogné comme des fous, certains ont protesté, ils leur ont infligé le même traitement. Le lendemain matin, quatre d’entre nous avaient succombé. »

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