Une militante des droits des femmes condamnée à 6 mois de prison

2 10 2009

Article publiée le 2 octobre par Payvan :

Jelveh Javaheri, membre de la campagne Un Million de Signature, a été condamnée à six mois de prison. Le site Tagheer Baray-e Barabai rapporte qu’elle a été condamnée pour « rassemblement et collaboration contre la sécurité nationale ».

Madame Javaheri a été arrêtée le 17 juin avec huit autres militantes devant la galerie Abrisham. Mina Jafari, son avocate, maintient que l’appartenance de Madame Javaheri à la campagne Un Million de Signatures était la raison de sa condamnation.

La campagne « Un million de signatures demandant de changer les lois discriminatoires » est un campagne organisée par des femmes militantes pour dénoncer les lois discriminatoires et ces trois dernières années 50 de ses membres ont été arrêtées.

Madame Jafari déclare que les accusations citées lors de la condamnation sont différentes de celles de l’acte d’accusation. Tous les autres accusés jugés le même jour ont été acquittés. Contrairement à la législation, la condamnation n’a pas été communiquée à l’avocate de la défense.  On a même refusé à l’avocate une copie de l’ordonnance de condamnation et elle a seulement été autorisée à consulter le document au greffe du tribunal.

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Nouvelles arrestations d’étudiants

2 10 2009

Extrait d’une dépêche Reuters publiée le 2 octobre à 21 heures 35 (heure de Paris) par l’Express :

Les forces de sécurité iraniennes ont arrêté au moins 15 militants étudiants à l’issue d’une réunion, vendredi à Téhéran, de membres d’un mouvement estudiantin favorable à des réformes, rapporte Mowjcamp.com, un site favorable à Mirhossein Moussavi, dirigeant de l’opposition.

Selon ces informations, qui n’ont pu être confirmées dans l’immédiat, la police n’a pas dit aux familles des étudiants où ils étaient détenus.

Les interpellations interviennent après deux grands rassemblements, en début de semaine, d’étudiants protestant contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

Mardi, un millier de personnes au moins s’étaient réunies à l’université Charif de Téhéran après avoir appris que le ministre des Sciences, Kamran Daneshjou, chargé de l’Education supérieure, y était attendu.

Daneshjou dirigeait la cellule électorale du ministère de l’Intérieur pendant l’élection présidentielle de juin. Il a été nommé ministre des Sciences le mois dernier dans le nouveau gouvernement du président Ahmadinejad.





Protestations après le match au stade Azadi

2 10 2009

Un important dispositif policier était présent et les autorités avaient menacé d’utiliser la répression contre ceux qui profiteraient du match du vendredi 2 octobre entre les équipes Persepolis et Esteqlal pour protester contre le gouvernement. Selon les premières informations, trois ou quatre jeunes gens auraient même été arrêtés par les forces répressives pour avoir portés des habits verts. Malgré le grand nombre de forces répressives, une fois le match  fini (1-1), des slogans contre Ahmadinejad et le gouvernement ont été lancés par la foule à la sortie du stade Azadi de Téhéran.

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Encore à propos des viols dans les prisons du régime islamique

2 10 2009

Reportage de CNN daté du 2 octobre 2009 qui reprend le témoignage d’Ebrahim. Ce jeune homme ayant fuit récemment l’Iran pour la Turquie déclare avoir été violé en détention et être menacé de mort, ainsi que sa famille, par le régime. Il raconte également d’autres tortures commises par les agents du régime. A ceux qui refusent de le croire, il répond en disant qu’en témoignant sur ce qu’il a subi devant une caméra, il a « cassé un tabou dans la société iranienne » et que c’est comme avoir « commis un suicide social » (en anglais).





Profondeur du mouvement populaire

2 10 2009

Une crise révolutionnaire, disait Lénine, c’est quand ceux d’en bas ne veulent plus être dirigés comme avant et quand ceux d’en haut ne peuvent plus diriger comme avant. Cette phrase résume à elle seule la situation de l’Iran depuis le mois de juin 2009.

Que « ceux d’en bas » en Iran ne veulent plus être dirigés comme avant, il n’y a aucun doute. Trois mois après les premières manifestations de masse à Téhéran comme ailleurs, et malgré une répression sanglante, les viols de détenus, les tortures et la terreur de masse, les protestations continuent. Le 18 septembre, la « Journée d’Al Qods », journée organisée par le régime, s’est transformée en journée de protestations contre le régime lui-même. La rentrée universitaire a commencé les 28 et 29 septembre par des manifestations étudiantes.

Deux points sont à souligner dans ces protestations étudiantes. Tout d’abord, comme l’écrit le New York Times dans un article publié le 29 septembre, ces protestations ont eu lieu après l’arrestation, les exclusions par des conseils de disciplines et des pressions et menaces sur des dizaines et des dizaines de militants étudiants connus. L’article cite Ali Afshari, ancien militant étudiant actuellement aux Etats-Unis qui dit que les dirigeants du mouvement étudiant n’étaient pas présents physiquement lors de ces protestations. Cela montre le caractère spontané de ces manifestations étudiantes et aussi à que la répression ne parvient plus à empêcher les protestations.

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