Sauver des jeunes condamnés à mort

22 10 2009

Article publié par Radio Canada le 22 octobre :

C’est un combat singulier que mène Mohammad Mostafaie, un jeune avocat iranien spécialisé dans les droits de la personne. Il amasse des fonds auprès de ses compatriotes pour sauver la vie de jeunes condamnés à mort.

En vertu de la loi islamique, la famille d’une victime d’un meurtre peut pardonner au condamné en échange d’une compensation financière, ce qu’on appelle le prix du sang. Cependant, la famille peut également refuser et réclamer l’exécution de la sentence.

Mohammad Mostafaie estime qu’« en réunissant 200 millions de tomans (209 000 $ environ), on peut sauver la vie de trois ou quatre jeunes gens »

Pour cela, Me Mostefaie a créé un compte bancaire sur son site Internet pour collecter les fonds auprès des Iraniens de l’intérieur ou de la diaspora.

Exécution de mineurs

L’Iran a exécuté au moins 42 mineurs depuis 1990, selon les groupes de défense des droits qui soulignent que l’Arabie saoudite et le Yémen sont les seuls autres pays à condamner des mineurs à la peine capitale.

L’Iran déclare ne pratiquer l’exécution qu’une fois que le condamné a atteint l’âge de 18 ans.

Behnoud Shojaie, un client de Mostafaie, a ainsi été pendu ce mois-ci dans une prison de Téhéran, malgré un appel de l’Union européenne contre son exécution.

Les responsables iraniens ont dit avoir tenté en vain de convaincre les parents de la victime de l’épargner. Selon une agence de presse, les parents ont participé à l’exécution.

Selon Amnesty International, Shojaie était intervenu pour mettre fin à une bagarre entre un ami et un autre mineur. Il a tué ce dernier avec un morceau de verre après avoir été menacé d’un couteau. Il avait 17 ans au moment des faits, il y a quatre ans.

Série de pendaisons

Par ailleurs, cinq personnes, dont une femme et un Afghan, reconnues coupables de meurtre, ont été pendues mercredi à la prison d’Evin à Téhéran, selon un quotidien gouvernemental.La femme de 27 ans avait tué à coup de couteau son fils après sa naissance, rapporte le quotidien. Le ressortissant afghan, Lal Saïd, a été reconnu coupable d’avoir tué deux de ses compatriotes. Les trois autres pendus avaient été condamnés pour d’autres meurtres.

Ces pendaisons portent à 242 le nombre de personnes exécutées dans la République islamique depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP.

Le meurtre, l’adultère, le viol, le vol à main armée, l’apostasie et le trafic de drogue sont punissables de mort selon la charia mise en oeuvre depuis la Révolution islamique de 1979.


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