Appel à agir pour sauver huit Iraniens condamnés à mort

27 11 2009

Article publié le 27 novembre par « Têtu » :

Trois organisations de défense des homos demandent à Bernard Kouchner de se prononcer ouvertement contre les prochaines exécutions de huit Iraniens, accusés d’homosexualité. Une lettre type est aussi disponible pour que chacun puisse interpeller ses responsables politiques.

Dans un appel commun, trois organisations de défense des homosexuels interpellent le ministre francais des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Elles lui demandent de condamner l’exécution prochaine par l’Iran de huit jeunes hommes, condamnés à mort pour avoir supposément eu des relations avec des personnes de même sexe.

L’association LGBT iranienne en exil Irqo, l’IGLHRC et le COC, principale association gay et lesbienne néerlandaise (l’une des plus ancienne association européenne), sollicitent l’intervention du Quai d’Orsay. Depuis trois ans, huit jeunes hommes, parfois mineurs au moment des faits, attendent toujours l’exécution de leur peine.

Lettre type

Certains d’entre eux nient être homosexuels et leurs avocats déplorent des intimidations. TÊTU avait révélé ces condamnations (lire les articles du 16 octobre et du 9 novembre). Les trois associations proposent d’envoyer une lettre type, disponible en ligne, à différentes chancelleries, leur demandant d’exiger des informations quant à l’application des peines, alors que le système judiciaire iranien maintient sciemment le flou, en dépit des conventions internationales.

Par le passé, Rama Yade, alors secrétaire d’état aux droits de l’homme, avaient été parmis les rares dirigeants occidentaux à condamner officiellement les pendaisons pour homosexualité en Iran, suite à nos informations (lire l’article du 19 décembre 2007).

Voir les lettres types en anglais et en farsi

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27 11 2009
Destroy Ahmadinejad regime

Iran : la répression continue

par le MRAP

Mouvement francais contre le racisme et l’antisémitisme

mercredi 25 novembre 2009

Accusé de participation à des rassemblements, de complot contre la sécurité nationale, de propagande contre le régime islamique, d’insulte au président de la République ainsi que de trouble à l’ordre public, l’ancien vice-président iranien Mohamed Ali Abtahi, qui avait exercé ces fonctions sous la présidence Khatami de 2001 à 2005, vient d’être condamné par la justice iranienne à six ans de prison pour sa participation aux manifestations anti-Ahmadinedjad de juin dernier.

Cette condamnation s’inscrit dans la vague de répression violente qui s’est abattue sur l’Iran suite aux manifestations dans tout le pays depuis les élections présidentielles du 12 juin 2009. Selon l’OMCT (Organisation Mondiale Contre la Torture), des milliers de personnes, parmi lesquelles des journalistes, des opposants politiques, des étudiants et des défenseurs des droits de l’homme, ont été arrêtées et détenues arbitrairement, beaucoup d’entre elles au secret et soumises à la torture.

Des condamnations touchant 89 manifestants arrêtés durant le soulèvement ont été prononcées par le département judiciaire de la province de Téhéran le 17 novembre dont cinq condamnations à mort, 81 autres personnes à des peines de prison allant de 6 mois à 15 ans. 140 sont en attente du jugement. Le régime les accuse « d’atteinte à la sécurité nationale », de « propagande contre le système », de « trouble à l’ordre public » et de « guerre contre Dieu » et de « corruption sur Terre ». Le 3e comité de l’Assemblée générale de l’ONU, dans une résolution adoptée vendredi 20 novembre, se déclare « particulièrement préoccupé » par les « actes de harcèlement, d’intimidation et de persécution, avec notamment arrestation, détention arbitraire ou disparition » des manifestants des couches et groupes divers, du « recours à la violence et à l’intimidation par des milices à la solde du gouvernement » conduisant à « un grand nombre de morts et de blessés », la « tenue de procès collectifs », le « recours présumé aux aveux forcés (…) au viol et à la torture ». Ces condamnations entrent dans une stratégie du régime iranien qui reste déterminé à mettre fin au mouvement de protestation qui se poursuit notamment par des manifestations d’étudiants.

Face à ce harcèlement de l’opposition, le MRAP tient à exprimer sa plus vive inquiétude quant au déroulement des procès et sa condamnation la plus sévère de l’utilisation de la peine de mort et de la torture. Il condamne sans réserve l’instrumentalisation de la justice pour réprimer les exigences démocratiques d’un peuple ou d’une part non négligeable de celui-ci.

Excluant toute intervention qui prendrait prétexte de cette situation pour attaquer l’Iran pour des motifs d’une autre nature, condamnant par avance toute ingérence extérieure qui ne ferait que conforter indirectement un régime prêt à en tirer profit, le MRAP, demande néanmoins que des observateurs appartenant à des ONG puissent être admis afin de témoigner le cas échéant de la légalité de la procédure, et du respect des droits de la défense. Il assure les victimes de la répression de son entière solidarité.

14 04 2010
Etre homosexuel en Iran « Révolution en Iran

[…] Iran, nous n’avons pas d’homosexuels ». Ce qui est bien entendu faux, et huit jeunes gens sont actuellement dans les couloirs de la mort pour avoir commis comme seul […]

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