Mazandaran : Les protestations ouvrières continuent

6 01 2010

Dans un communiqué, le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran indique que les ouvriers du textile de la province du Mazandaran continuent leurs protestations pour le paiement de plusieurs mois de salaires en retard. Ainsi, le 5 janvier, les ouvriers ont manifesté devant les bureaux des autorités locales dans la ville de Tonekabon pour demander que leurs revendications (le paiement de quatre mois de salaires en retard) soient immédiatement prises en compte.

La veille, le 4 janvier, ce sont les ouvriers de l’usine de textile Mazandaran qui ont débrayé et manifesté pour le paiement de trois mois de salaires en retard.





Mansoor Hekmat : Sous le voile de la répression

6 01 2010

Texte de Mansoor Hekmat, publié pour la première fois dans « Iskra » n°4 (organe du Comité du Kurdistan du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran) le 4 avril 1998 et qui est d’une brulante actualité aujourd’hui. Il est disponible en farsi et en anglais sur Rowzane.

La tyrannie et la répression donnent inévitablement une image inversée des réalités politiques de la société. La chute de régimes dictatoriaux a toujours abouti à des conséquences autres que celles que les observateurs politiques avaient prévues sur la bases de leurs observations précédentes. Il est facile de comprendre que, dans une atmosphère répressive, le véritable caractère, la puissance et le programme des partis ou forces politiques, le rapport de force entre les forces sociales, la direction et le rythme des tendances politiques, et, plus significativement, les véritables inclinaisons politiques et sociales des gens des différentes classes sociales, ne peuvent trouver un reflet précis.

L’Iran sous le régime islamique est un exemple vivant d’environnement réprimé politiquement avec un profil politique erroné et des tendances cachées qui font l’histoire. En jugeant les apparences, les personnages politiques actuels et futurs de l’Iran devraient être des gens comme Khatami (1), Yazdi (2) et Sorrosh (3). En apparence, « ouvriers » et « communistes » ne sont pas les forces présentes au centre de l’arène politique. Apparemment, ce qui détermine la réalité de l’Iran c’est le sourire de Khatami et les conditions de santé de Khamenei. Apparemment, les discours qui déterminent le futur de l’Iran sont des répétitions, encore et toujours, des catégories de la Révolution Constitutionnelle Iranienne [de 1905-191] et de la version sauce mollahs d’une « Maison de la Justice », qui noircissent les pages de ce qui semble être les médias « influents » diffusés par les cercles des penseurs apparemment alternatifs proches du régime lui-même.

Lire la suite »