Confirmation de condamnation à la lapidation : information complémentaire

16 01 2010

Le 14 janvier 2010, nous avions publié l’information selon laquelle la cour d’appel de l’Azerbaïdjan Occidental avait confirmé la condamnation d’un homme et d’une femme à la mort par lapidation. Si le nom de l’homme (Monsieur Janfechani) était connu, nous n’avions pas alors celui de la femme. Il s’agit de Sarimeh Ebadi.

Vidéo : reportage sur Mokarrameh, condamnée à mort par lapidation pour « adultère » et finalement libérée en mars 2008 grâce à la mobilisation d’organisations des droits humains et des droits des femmes. Son amant, Jafar, avait été exécuté en avril 2007 par lapidation (en anglais).

Dans un texte daté du 15 janvier 2009, Amnesty International précise :

Déplorant la mise à mort par lapidation de deux hommes – Houshang Khodadadeh et un autre homme non identifié – dans la ville de Meched, dans le nord-est de l’Iran, qui a probablement eu lieu le 26 décembre 2008, Amnesty International exhorte les autorités à instaurer un moratoire immédiat et effectif sur les exécutions par lapidation, notamment pour les 10 personnes qui risquent actuellement de subir ce châtiment. Ali Reza Jamshidi, porte-parole du pouvoir judiciaire, a confirmé ces lapidations le 13 janvier 2009.

Elles démontrent une nouvelle fois que les déclarations – Ali Reza Jamshidi avait assuré en août 2008 que l’Iran avait cessé toute lapidation – et même les directives du responsable du pouvoir judiciaire iranien ne sauraient suffire à mettre un terme à cette pratique atroce. Il est désormais plus que temps de promulguer une loi interdisant sans réserve ce châtiment choquant.

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Les caractéristiques fondamentales du Parti Communiste-Ouvrier

16 01 2010

Depuis le début du soulèvement populaire en Iran au mois de juin, nous avons publié sur ce blog plusieurs textes et communiqués du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI). Né de l’expérience de la révolution de 1979 et de l’analyse des causes de sa défaite, puis d’années de luttes contre le régime, le PCOI n’entre pas dans les définitions habituelles de l’extrême-gauche occidentale comme « trotskiste », « bordiguiste » ou « conseilliste ». Le texte ci-dessous, extrait du discours de Mansoor Hekmat à la première conférence des Cadres du Parti communiste-ouvrier d’Iran, en mai 1992, permet de donner une idée des caractéristiques du communisme-ouvrier.

Quelle est la base de notre unité comme tendance et comme parti ? De quels prémisses généraux proviennent nos réponses concrètes aux questions sur le communisme aujourd’hui ? Je crois que, au cours de ces dernières années, nous avons dit et écrit suffisamment sur ce qui nous différencie, en tant que communistes-ouvriers, des autres tendances de la gauche. Aussi, je voudrais ici seulement indiquer les traits qui, d’après moi, caractérisent politiquement notre mouvement, et forment les bases politiques du Parti communiste-ouvrier d’Iran.

1. Le caractère social objectif du socialisme ouvrier

Un point central sur lequel nous avons constamment mis l’accent à travers les débats de ces dernières années est que le socialisme ouvrier est un mouvement social qui existe de façon indépendante, et non le dérivé de l’activité de marxistes ou de communistes. C’est un mouvement qui se déroule historiquement. La lutte contre le capitalisme avec pour objectif de le remplacer par le socialisme à travers une révolution ouvrière, est une vision vivante et fermement établie au sein de la classe ouvrière – c’est une tradition de lutte vivante. La théorie, la conscience de ce mouvement peut, à une période donnée, être adaptée ou inadaptée, vraie ou fausse. Quoiqu’il en soit, il existe toujours un courant au sein du mouvement de la classe ouvrière qui aspire et essaye constamment de pousser la classe tout entière dans cette direction socialiste.

Pour commencer, c’est que nous voyons le socialisme, le communisme, le parti communiste-ouvrier, comme quelque chose qui prend forme dans le contexte d’une telle lutte réelle et objective de la classe ouvrière, fut-il faible et limité dans ses objectifs, toujours en mouvement dans la société contemporaine. Le socialisme n’est pas une utopie, une utopie ou un dessein profond pour la société, nous attendant seulement, nous socialistes, pour le mettre en œuvre. Ce n’est pas un objectif arbitraire ou une prescription importée du royaume de la raison dans celui de la pratique. Le socialisme est, principalement et tout d’abord, un cadre pour une certaine lutte sociale qui est menée inévitablement et indépendamment de la présence ou de l’absence d’un parti; … un effort social qui s’est poursuivi tout aux long des dix-neuvième et vingtième siècle, et qui est, encore aujourd’hui, clairement observable.

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Quelques nouveaux graffitis

16 01 2010

Les graffitis contre le régime continuent de se multiplier dans les rues et autres lieux publics à travers le pays.

– « Khamenei tu es fini ! »

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