En mémoire d’Arash et de Mohammad Reza

28 01 2010

En mémoire de Mohammad Reza Ali Zammani et d’Arash Rahmanipour, exécutés le 28 janvier 2010 après avoir été accusés d’avoir participé aux manifestations du mois de juin contre le régime.

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Exécution = la fin de ce régime

28 01 2010

Graffiti dans une rue de Téhéran : « Exécution = la fin de ce régime ».

On note aussi que ce soir (28 janvier), les protestations nocturnes ont recommencé à partir de 22 heures depuis les toits de Téhéran pour dénoncer les deux exécutions de manifestants ce matin.





« En Iran, le corps est un péché »

28 01 2010

Article publié le 28 janvier par « Le Monde » et qui est un témoignage à la fois sur la chape de plomb des dignitaires religieux sur la culture et sur la répression des manifestations en juin dernier  :

« Toute ma vie, j’ai pensé à ce que je devais faire. Jamais à ce que je pouvais faire. » Charme fou, écharpe verte de circonstance, Afshin Ghaffarian, 24 ans, est un réfugié heureux. Ce chorégraphe iranien a fui les troubles de son pays en 2009 et il est aujourd’hui installé à Paris. Afin de pouvoir danser en toute liberté.

Ses lunettes rondes soulignent un regard gourmand et son sourire courtois contient mal l’euphorie d’un exil salvateur. Aux soubresauts de la République islamique, le chorégraphe a préféré le grand jeté et les sauts de chat (persan) de la danse contemporaine. « En Iran, le corps est un péché. Il touche, il jouit, il danse : tout ce qui est défendu ! Danser est interdit ; danser quand même est une protestation. »

A l’université de Téhéran, Afshin Ghaffarian découvre d’abord le théâtre corporel de Jerzy Grotowski : « J’ai voulu faire comme lui. Mais apprendre à danser en regardant YouTube, alors que le site était bloqué par les autorités, avec des vidéos qui se chargent en 45 minutes, ce n’est pas facile ! La danse n’est pas une discipline écrite, et moi je manquais de codes et de technique. » Peu importe : jusqu’au soir, il copie et recopie le mouvement des autres. Et s’enfonce dans la clandestinité.

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Deux blogueurs risquent la peine capitale

28 01 2010

Communiqué de Reporters Sans Frontières, 28 janvier 2010 :

Alors que deux personnes, accusées d’être des « mohareb  » (ennemis de Dieu) ont été exécutées ce matin à Téhéran, deux net-citoyens et défenseurs des droits de l’homme sont également accusés par la justice iranienne d’avoir voulu mener « une guerre contre Dieu ». Mehrdad Rahimi et Kouhyar Goudarzi, membres du « Comité des reporters des droits de l’homme », risquent la peine capitale.

« Les autorités ont montré qu’elles ne se contenteraient plus dorénavant de faire pression sur les défenseurs des droits de l’homme en arrêtant et condamnant à tour de bras ceux qui ont contesté et contestent toujours la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Aujourd’hui, elles ont montré qu’elles comptaient bien exécuter les mohareb. Le risque est grand que les exécutions se multiplient. Combien faudra-t-il de morts pour que la communauté internationale intervienne ? », s’est interrogée Reporters sans frontières.

Mehrdad Rahimi, directeur du blog (http://shahidayeshahr.blogfa.com/), et Kouhyar Goudarzi, responsable du blog (http://kouhyar.wordpress.com/), sont membres du Comité des reporters des droits de l’homme. Ce comité a été créé par des étudiants et des blogueurs afin de relayer activement les informations relatives à la vague de répression qui a suivi l’élection contestée du 12 juin 2009.

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63 prisonniers politiques menacés d’exécution

28 01 2010

Dans un communiqué publié le 28 janvier sur le site Rowzane, le Comité International contre les Exécutions donne une liste avec les noms de 63 prisonniers politiques menacés d’exécution en Iran.

Selon ce décompte, on trouve parmi ces 63 prisonniers politiques, 28 dans les couloirs de la mort au Kurdistan, 12 dans ceux de la province du Sistan-o-Balouchestan, 11 dans ceux de Téhéran et 12 dans la prison d’Ahvaz (Khuzestan).

Le Comité International contre les Exécutions appelle toutes les organisations des droits humains, partis politiques, organismes concernés et institutions à travers le monde à se mobiliser contre les exécutions et la peine de mort en Iran.





Actions de solidarité à Lyon et Besançon

28 01 2010

A Lyon, les militant(e)s du PCOI (Parti Communiste-Ouvrier d’Iran) appellent à un rassemblement de solidarité avec la lutte des masses iraniennes le samedi 30 janvier à 15 heures 30 devant l’Hôtel de Ville (Lyon 1, métro Hôtel de ville).

A Besançon, à l’appel de militants de la CGT ADDSEA et de SUD Education, une réunion pour mettre en place une campagne contre les exécutions en Iran est prévue vendredi 29 janvier à 18 heures à la librairie l’Autodidacte.

Voilà l’appel à cette réunion alors qu’aujourd’hui (28 janvier), deux manifestants ont été exécutés) :

Si les protestations qui ont eu lieu le 27 décembre ont une nouvelle fois démontré la volonté du peuple iranien d’en finir avec 30 ans d’oppression, d’apartheid sexiste, de massacres d’opposant(e)s, de répression et de crimes au nom de la religion commis par la République Islamique, le régime répond à la colère populaire par une multiplication des condamnations à mort et des exécutions.

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Tuées et lapidées partout dans le monde : Les femmes sonnent la révolte

28 01 2010

Avec le renversement de la République Islamique, nous tendrons une main solidaire à des millions de femmes dans les pays soumis à l’Islam, qui sont prisonnières des États et des gangs islamistes, des adorateurs de l’honneur et des traditions chauvinistes-mâles islamiques.

Manifeste de la libération des Femmes en Iran

Article publié par le journal Walf Fadjiri le 28 janvier et repris sur le site d’ICAHK (Campagne Internationale contre les Crimes d’Honneur) à propos de la campagne de Women Living Under Muslim Laws (Femmes sous Lois Musulmanes) contre la lapidation et les meurtres de femmes dans le monde entier.

Lorsqu’une femme commet un acte condamnable, la peine qui lui est infligée est souvent disproportionnée par rapport à l’homme(*). Elle est tuée et lapidée au nom de la culture ou de la religion. Une telle violation de la loi internationale, le réseau Femmes sous lois musulmanes (Wluml) est déterminé à la bannir.

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