Deux reporters tchèques interpellés et interrogés en Iran

2 03 2010

Dépêche AFP du 2 mars 2010 :

Un journaliste et un caméraman tchèques ont été interpellés et interrogés en Iran où ils réalisaient un reportage télévisé sur un avocat iranien défendant des condamnés à mort, a rapporté mardi le quotidien pragois Dnes sur son site internet.

Le journaliste Milan Sima et le caméraman et photographe Jan Sibik ont été placés sous surveillance policière, interrogés pendant trois jours en Iran, puis autorisés à regagner la République tchèque.

« Leur objectif a été de nous intimider », a déclaré Milan Sima, cité par le site http://www.idnes.cz.

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Rassemblements de familles de prisonniers politiques devant Evin

2 03 2010

Les rassemblements chaque nuit de familles de prisonniers politiques devant les portes de la prison Evin (Téhéran) pour accueillir les prisonniers libérés et demander la libération de tous les prisonniers politiques, continuent.

Quelques photos de la nuit du 1er mars 2010 devant la prison Evin :

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Liberté pour Elham et les autres prisonniers politiques !

2 03 2010

Communiqué de la Campagne pour la Libération des Prisonniers Politiques en Iran, publié le 1er mars sur le blog de Maryam Namazie :

Elham Ahsani,étudiante à l’université, a été arrêtée le 9 février 2010 à son domicile à Téhéran par les services secrets du régime islamique. La raison de son arrestation n’est pas connue même si elle peut être liée aux récentes protestations contre le régime islamique en Iran. Elham avait été d’abord arrêtée avec son frère Nader Ahsani, mais Nader a fait partie des 28 prisonniers libérés le 21 février 2010. Les manifestations continuelles de 700 membres de familles de prisonniers politiques devant la prison Evin avaient forcé le régime à libérer 28 prisonniers.

Au départ, on a pas dit à famille d’Elham où elle est, mais, sous pression, les autorités de la prison ont déclaré qu’Elham est détenue à la prison Evin. Alors qu’elle est en prison, elle se trouve sous une immense pression physique et psychologique, et n’a pas été autorisée à voir sa famille.

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Le voile et le droit des filles

2 03 2010

Article de Mansoor Hekmat sur le droit des enfants (en particulier des filles) et le voile. Si ce texte publié sous le titre « L’islam, les droits des enfants et le voile-gate de Rahe Kargar » date de 1997, les points qui y sont abordés, en particulier sur les droits des femmes et les droits des enfants, restent bel et bien d’actualité.

Récemment, 2 tracts avec le même esprit, le même contenu et, peut-être, de la même plume, ont été diffusés à Stockholm. Ces tracts, d’un ton très agressif, prennent position contre « la campagne pour la défense des droits des femmes iraniennes ». Ils nécessitent une réponse sérieuse. Le premier tract porte la signature de la revue suédoise, « les femmes et le fondamentalisme », et le deuxième, celle de RAHE-KARGAR [1] elle-même.

Apparemment, ce qui a provoqué la colère de nos amis, c’est notre défense de l’interdiction du voile islamique pour les filles mineures. Ils disent que ceci est « la négation de la liberté vestimentaire pour les musulmans » et « la négation des droits démocratiques des minorités ». Ils disent que ceci est une revendication à la « Reza khan »[2], polpotistes, fascistes, et raciste. Ils nous accusent de vouloir mêler « l’état, la loi et la police », dans cette affaire. Ils prétendent que nous voudrions enlever les voiles des femmes par la force, que nous avons divisé les gens en deux camps: « les musulmans » et « leurs ennemis », que nous avons l’intention de provoquer une « guerre de religion ». Et, ceux-ci, ne sont que leurs meilleurs propos. Ils nous tiennent des propos que dans toute société où on respecte les gens, où les « minorités » ne seraient pas laissées à la merci de « leurs » traditions et de leurs cultures islamiques et orientales, ils auraient affaire à « l’état, la loi et la police ».

La divergence entre nous et eux, sur les droits indéniables de l’enfant, la question de la tyrannie et de la répression des femmes dans les familles « islamiques », est réelle; on devrait, calmement et de façon argumentée, définir et souligner celle-ci. Cette divergence, qu’on abordera plus loin, est très profonde et importante, Cependant, l’hystérie de ces tracts ne vient pas de la différence théoriques de nos opinions respectifs, mais du fait que nos amis ont compris, exactement comme au moment de leur soutien à l’expulsion des afghans de l’Iran, qu’ils ont provoqué un scandale public (avant la chute de l’Union Soviétique et la transformation démocratique de Rahe Kargar, quand leur cher « Camp Socialiste » était en guerre contre les musulmans afghans et ceux-ci ne méritaient pas encore la démocratie). Ce bruit et cette hystérie visent à compenser les effets de la réunion qu’ils ont organisée, afin de répondre aux communistes et neutraliser l’attention de l’opinion publique pour notre Campagne et pour le discours d’Asrin MOHAMMADI[3]. Comme le montre leur communiqué, ils n’attendaient pas l’accueil enthousiaste de nombreux musulmans et « fondamentalistes », ni les cris d’allah akbar (dieu est grand), dans les rangs de leurs supporters. Ils ont fait des calculs, et ils ont compris qu’ils ont subi des pertes. Ils n’auraient pas dû se montrer si islamiques! Il n’était pas prévu que leurs « lignes de démarcation » avec les islamistes soient tellement confondus. Cette islamophilie, pourrait être utile pour l’organisation à l’étranger d’un « parti frère » d’un pays où l’islam est influent parmi ses émigrés, mais pour une organisation qui a à faire aux immigrés venus d’Iran, citadins et profondément anti-religieux, « gigolos » comme ils disent, c’est une honte et un grand scandale politique. Une organisation, qui veut, encore, diviser l’islam et le mouvement islamique en bon et mauvais, modéré et fondamentaliste, mangeable et empoisonné, populaire et anti-populaire, une organisation, dont tout le monde sait qu’elle est une descendante directe du Parti Toudeh et de Fedaiin Majorité (prosoviétiques), partisans de la ligne d’Imam (Khomeini), et de leurs traditions politiques, a signé sa propre faillite. Ceci est le « voile-gate »[4] et l' »islam-gate » de ces messieurs. Ils l’ont compris eux-mêmes et cherchent à réparer les dégâts avec du bruit et du tapage. Ils veulent jeter la responsabilité de très gênant soutien des islamistes à leurs positions et à leurs idées, sur notre « gauchisme » et notre « fondamentalisme » anti-islamique. Si le Parti Communiste Ouvrier d’Iran n’était pas une organisation à la « Reza Khan » et polpotiste, les fondamentalistes islamiques ne se trouveraient pas dans une position de force, et ne s’abriteraient pas derrière la démocratie. Par conséquent, leurs lignes de démarcation avec Rahe Kargar et la revue suédoise des « femmes contre le fondamentalisme », ne seraient pas confondues ! Un argument qui se veut, inutilement, malin.

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Arrestation du cinéaste Jafar Panahi

2 03 2010

Courrier International, 2 mars 2010 :

Selon le site de l’opposition, le réalisateur iranien Jafar Panahi a été arrêté à son domicile de Téhéran le 1er mars. Le cinéaste, connu internationalement, avait arboré une écharpe verte, couleur des opposants au gouvernement, lors du Festival du film de Montréal, à l’été 2009. Il n’avait pas eu le droit de quitter l’Iran pour se rendre récemment à la Berlinale.

Par ailleurs, deux journaux proches de l’opposition, le grand quotidien réformateur Etemaad et l’hebdomadaire féminin Iran Dokht, ont été interdits de publication.





Nouvelle condamnation à mort de manifestant

2 03 2010

Freedom Messenger, 1 mars 2010 :

Le tribunal révolutionnaire et public  de Téhéran a annoncé qu’un prisonnier de l’Achoura (27 décembre) avait été condamné à mort.

HRANA –L’Unité d’Information du tribunal révolutionnaire et public de Téhéran a annoncé : « L’ordonnance de jugement à l’encontre de neuf éléments arrêtés lors des émeutes de l’Achoura a été publiée par le tribunal révolutionnaire islamique de Téhéran ».

Selon HRANA, le communiqué de l’Unité d’Information publique du Tribunal Révolutionnaire de Téhéran déclare que l’un des accusés à été condamné à mort et les huit autres à des peines de prison ferme.

Le communiqué ajoute : « Les procès pour étudier les accusations suivantes ont été tenus la semaine dernière lors de deux séances publiques du tribunal révolutionnaire en présence d’un avocat de la défense et du procureur. Moharebeh (guerre contre Dieu), rassemblement et collusion contre la sécurité nationale et propagande contre le régime font partie des crimes commis par les accusés. Si elles sont contestées par les accusés, les peines prononcées passeront devant la Cour d’Appel de l’Etat de Téhéran selon la procédure applicable et seront ensuite applicables si elles sont confirmées. »





Rassemblement à Lyon pour la Journée Internationale des Femmes

2 03 2010

Journée internationale des femmes : Solidarité internationale avec les femmes d’Iran pour renverser la République Islamique

Depuis 30 ans, les femmes d’Iran subissent le voile obligatoire, discriminations, lapidations, violences et un véritable apartheid sexiste. Aux premiers rangs des manifestations, des protestations et même des affrontements avec les forces de répression, les femmes d’Iran luttent pour la liberté et l’égalité et en finir avec le cauchemar de trente années de régime misogyne. En Iran comme ailleurs, il n’y aura de liberté pour personne tant que les femmes ne seront pas libres !

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