Cimetière de Behest-e Zahra le 18 mars

20 03 2010

Le jeudi 18 mars, pour le dernier jeudi de l’année (le nouvel an iranien comme le nouvel an kurde a lieu le 21 mars), les familles de celles et ceux qui sont tombé(e)s sous les coups de la répression se sont rassemblé(e)s et ont fleuri les tombes de leurs proches au cimetière Behest-e Zahra de Téhéran.

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Trois Iraniennes interrogent la sexualité féminine

20 03 2010

Article publié par « Ouest France » le 20 mars 2010 :

Théâtre. Ce soir, dans le cadre du festival étudiant « Les Fous de la rampe », trois étudiantes et comédiennes iraniennes bousculent les tabous.

Neda Sharlokhi la metteur en scène et Nawal Sharifi, l'une des comédiennes de « Trois points ».

Neda a 26 ans, un maquillage discret et un foulard. Autour du cou. Elle est arrivée de Téhéran il y a six mois. Pour étudier les arts du spectacle à l’université de Strasbourg. Ce soir, elle présente « Trois points », une performance avec trois comédiennes iraniennes sur la sexualité féminine. « J’ai créé ce spectacle en Iran il y a deux ans. Je l’ai présenté deux fois à la faculté de Téhéran puis il a été interdit. »

L’histoire ? Celle de trois femmes que rien ne lie sinon leur difficulté à sortir du carcan de la société iranienne. La première a quitté mari et enfants pour un homme qu’elle aimait. Mais celui-là l’abandonne à son tour. La seconde a 18 ans et refuse toute relation sexuelle avec son compagnon. « Elle refuse parce que la société ne l’y autorise pas. Mais son corps dit autre chose. » La troisième, enfin, a un mari poète, souvent ivre et infidèle. Coincée par une loi qui lui interdit de divorcer, elle subit. « Elle raconte son histoire aux spectateurs en les regardant dans les yeux. » Frontalement.

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