Maryam Namazie dans « The Time »

24 03 2010

Article publié le 12 mars 2010 par « The Time » sur Maryam Namazie, fondatrice du Conseil des Ex-Musulmans de Grande-Bretagne et membre du Bureau Politique du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran.


Imaginez, dit Maryam Namzie, « une enfant est enveloppée de tissu de la tête aux pieds. Tout, sauf son visage et ses mains, sont recouverts de peur qu’un homme puisse la trouver attirante. A l’école, elle apprend qu’elle vaut moins qu’un garçon. Elle n’a pas le droit de danser ou de nager ou de sentir le soleil sur sa peau ou le vent dans ses cheveux. C’est clairement inacceptable, mais c’est actuellement accepté si c’est fait au nom de la religion. »

Namazie est la fondatrice du Conseil des Ex-Musulmans de Grande-Bretagne qui est né au milieu de l’année dernière. Lundi, pour célébrer le centenaire de la Journée Internationale des Femmes, elle parlait à une conférence sur l’islam politique et les droits des femmes, et a lancé une campagne contre la Charria.

Née musulmane iranienne, Namazie, 41 ans, est sympathique et a une voix douce. Mais elle ne mâche pas ses mots. Lancer une organisation pour les gens qui ont rejeté l’Islam, ça use les nerfs. Selon la loi islamique, l’apostasie est passible de la mort. Namazie reçoit des menaces régulières, le plus souvent sur son téléphone portable : « Un message dit : « tu seras décapitée » »… je suis allée voir la police. Ils étaient d’abord très attentifs parce qu’ils pensaient que c’était lié à une tentative d’attentat à Glasgow. Mais lorsqu’ils ont réalisé que ça ne l’était pas, ils n’ont jamais cherché à me contacter à nouveau.  Est-elle inquiète de sa sécurité ? « Oui, je le suis, souvent. Je suis inquiète de savoir si je vais vivre, surtout maintenant que je suis une mère. Si je vois quelqu’un me regarder bizarrement, je me pose des questions. » Pourquoi ne pas utiliser un pseudonyme ? « Ils trouvent qui t’es de toute façon. Et le point principal est que le Conseil des Ex-Musulmans puisse se dresser et se compter ». Elle n’aime pas vraiment le terme d’ex-musulmane et préfèrerait ne pas mettre en avant une identité avec des mots religieux, mais, dit-elle, c’est comme pour le coming out des gays il y a 30 ans :  quelque chose doit devenir public pour briser les tabous. Le Conseil des Ex-Musulmans de Grande-Bretagne a cent membres avec des demandes de gens qui n’osent pas le rejoindre. « Certains ont des histoires horribles, mais ont ne peu pas les publier sur le site parce qu’ils sont terrifiés ».

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Eric Besson et la police iranienne

24 03 2010

Libé Lille, 24 mars 2010 :

C’était en marge de la visite d’Eric Besson et de son homologue britannique de l’immigration Phil Woolas au port de Calais. Une annonce, qui tient en deux lignes : «nous coopérerons pour démanteler les filières à la source, à travers des partenariats avec les pays d’origine». Quels pays d’origine ? La plupart des clandestins de Calais fuient des pays en guerre et des dictatures. Hier en conférence de presse, à la question «allez vous collaborer avec les polices afghanes, irakiennes, iraniennes?», le ministre britannique répond sans complexe «The answer is yes», «la réponse est oui». Eric Besson, lui, tourne autour du pot, avant de choisir de… refuser de répondre.

Le ministre répond d’abord que ces décisions seraient prises «au cas par cas», après discussions avec «le quai d’Orsay et le ministère de l’Intérieur». En clair? «Nous allons adapter nos discussions avec les Etats des pays source (d’où partent les migrants, ndlr). Nous ne pouvons pas à la fois déterminer où sont les pays des trafiquants et nous contenter de ne travailler qu’avec les pays de transit et protéger les frontières de l’espace Shenghen. Je vais travailler avec le ministère des Affaires étrangères pour mieux cerner les routes de l’immigration clandestine. J’ai l’intention d’approcher au cas par cas un certain nombre de pays pour renforcer notre coopération». Pas beaucoup plus clair.

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31 mars : Journée d’action contre la politique anti-réfugiés du Japon

24 03 2010

Communiqué de presse de la Campagne Free Jamal !, 23 mars 2010 :

31 mars : Journée d’action mondiale contre la politique anti-réfugiés du Japon !

La Campagne Free Jamal !  annonce une journée d’action mondiale le 31 mars contre la politique japonaise anti-réfugiés, journée qui coïncidera avec la fin de la mission du Rapporteur Spécial de l’ONU Jorge Bustamante sur l’observation de la situation des droits humains des migrants dans le pays et sa conférence de presse prévue le jour-même à Tokyo.

La campagne Free Jamal ! appelle tous ses membres et sympathisants à tenir des manifestations devant les ambassades et consulats japonais le 31 mars pour exprimer leur plus forte opposition à la façon dont le gouvernement japonais traite les réfugiés.

Free Jamal ! soutient la lutte et les revendications de milliers de réfugiés détenus dans les prisons des autorités japonaises de l’immigration et met en avant la situation de Jamal Saberi, un célèbre défenseur des droits des femmes, des droits des travailleurs et des droits humains en Iran, face au Ministère Japonais de la Justice comme un clair exemple de l’injuste comportement du gouvernement japonais vis-à-vis des réfugiés.

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