Les exécutions en Iran adressent un message effrayant

1 04 2010

Communiqué d’Amnesty International, 30 mars 2010 :

Les récents événements en Iran font craindre que les autorités n’utilisent une nouvelle fois les exécutions comme un instrument visant à étouffer l’agitation politique, intimider la population et adresser un message de non-tolérance vis-à-vis de la dissidence.

On a constaté un accroissement brutal du nombre d’exécutions lors des manifestations massives dénonçant le résultat de l’élection présidentielle de 2009. Bien que nombre d’exécutions correspondent à des infractions pénales commises avant ces troubles, elles adressent un message effrayant à ceux qui ont participé aux manifestations.

Cent douze personnes ont été mises à mort au cours des huit semaines entre le scrutin de juin et la réinvestiture du président Mahmoud Ahmadinejad début août – près d’un tiers du total des exécutions en 2009.

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Plusieurs journalistes gravement malades, toujours détenus à la prison d’Evin

1 04 2010

Reporters Sans Frontières, 1 avril 2010 :

Reporters sans frontières est extrêmement préoccupée par les conditions de détention indignes dans lesquelles sont maintenus les prisonniers d’opinion aujourd’hui en Iran, parmi lesquels de nombreux journalistes. Alors qu’ils sont malades, très affaiblis physiquement et psychologiquement, ils sont détenus arbitrairement. « La vie de nombreux journalistes est aujourd’hui en danger. Emadoldin Baghi, Badrolssadat Mofidi, Mehdi Mahmudian et Mohammad Sadegh Kabovand sont gravement malades. Nous demandons leur libération définitive et sans condition. Nous appelons les autorités iraniennes à agir afin de ne pas continuer à exposer ces vies. Nous les tiendrions pour responsables s’il leur arrivait malheur », a déclaré Reporters sans frontières.

Le 30 mars, Fatemeh Kamali Ahmad Sarai, après avoir rendu visite à son mari, Emadoldin Baghi, à la prison d’Evin, a déclaré qu’il avait été victime, le 18 mars 2010, d’un malaise respiratoire. Hospitalisé à Téhéran, il a regagné la prison d’Evin dans la soirée.

Emadoldin Baghi, 46 ans, a été arrêté le 28 décembre à Téhéran. Journaliste et fervent militant de la lutte contre la peine de mort, il a été emprisonné à plusieurs reprises depuis l’année 2000. Pendant son dernier séjour en prison, il a été plusieurs fois hospitalisé. Malgré le versement d’une importante caution, il n’a pas eu le droit de passer le nouvel an avec sa famille le 21 mars dernier.

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