Violences misogynes à Hassi Messaoud

17 04 2010

Hier, nous avions publié des articles et appels à propos de la vague de terreur et de violences misogynes à Hassi Messaoud en Algérie. Cette vague de violences misogynes est particulièrement significative de la véritable guerre contre les femmes menées par les courants réactionnaires islamistes. Le sexisme, comme le racisme, est une honte pour l’humanité !

  • Interview de Nadia Kaci, L’Express, 14 avril 2010

« Une volonté politique de nuire aux femmes algériennes »

Depuis plus de deux mois, la ville algérienne d’Hassi Messaoud est le théâtre d’expéditions punitives ultra violentes, menées par des groupes d’hommes contre des femmes. Une situation que la ville avait déjà connue en 2001. La comédienne algérienne Nadia Kaci avait prêté sa plume à deux victimes pour témoigner. Aujourd’hui, elle nous explique le retour du phénomène.

Depuis quand les violences ont-elles repris, et sous quelle forme ?

Ça a recommencé il y a un peu plus de deux mois et demi. Pratiquement toutes les nuits, des groupes d’hommes défoncent les portes, entrent et agressent les femmes à l’arme blanche. Ils les violent, les torturent et pillent leur maigre bien. C’est très comparable aux évènements de 2001, sauf qu’à l’époque, plus d’une centaine de femmes avait été agressée en trois nuits. Là, les violences sont les mêmes mais s’étendent dans la durée.

En 2001, un imam radical semblait, par ses prêches, être l’instigateur de ces expéditions. Est-il toujours en poste à Hassi Messaoud ?

Les femmes qui ont témoigné récemment m’ont raconté qu’un imam avait chauffé à blanc les hommes dimanche ( 11 avril, ndlr) soir. Mais elles n’ont pas su me dire son nom.

Comment réagissent les autorités locales à cette nouvelle vague d’agression ?

Dernièrement, la voisine d’une victime a appelé la police à deux reprises pendant une attaque. La première fois, ils lui ont dit d’aller se recoucher. La seconde, ils lui ont raccroché au nez. Après, ça ne répondait plus. On a vraiment l’impression de vivre dans une zone de non-droit. Certains disent que les policiers eux-mêmes ont peur des représailles s’ils interviennent. D’autant plus qu’il n’y a pas de suites judiciaires lorsque les suspects sont arrêtés.

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Barbare châtiment de l’amputation

17 04 2010

Freedom Messenger, 15 avril 2010 :

Amputation d’un bras et d’une jambe d’un prisonnier accusé de vol dans la ville de Mahshahr, rapporte l’agence de presse d’Etat Fars News le 12 avril.

Le procureur général et révolutionnaire de Mahshahr a été cité par l’agence de presse ; il disait que l’homme avait été arrêté, jugé, condamné à l’amputation de son bras et de sa jambe et que la peine a été appliquée en prison.

Le rapport ne donne pas le nom du prisonnier, il est simplement nommé comme complice d’un autre prisonnier qui a été condamné à mort dans la même prison.





Une manifestante condamnée à mort

17 04 2010

Freedom Messenger, 16 avril 2010 :

Mottahaeh Bahrami, arrêtée lors de l’Achoura, a été condamnée à mort.

RAHANA – Mottahareh Bahrami, qui avait d’abord été détenue à la section 209 avec des Bahaïs et des journalistes, est actuellement incarcérée à la section des femmes de la prison Evin (Téhéran).

Bahrami a été arrêtée lors de l’Achoura (27 décembre 2009) avec son mari, son fils et deux amis. Elle a été condamnée à mort pour des liens supposés avec MKO (Moudjahdines). L’affaire a été envoyée en appel.

Mohsen et Mehdi Daneshvar sont le mari et le fils de Mottahareh, ils ont été arrêtés en même temps qu’elle, ainsi qu’un ami de la famille appelé Rayhaneh Haj Ebrahim.