Protestations ouvrières dans le sud

18 04 2010

Iran Labor Report, 14 avril 2010 :

Les ouvriers et représentants de 23 entreprises des docks actives au port de Shalamcheh se sont rassemblés devant le bâtiment principal de la zone économique libre d’Arvand dans la ville d’Abadan et lors de la prière du vendredi à Khoramshahr, au sud de la province du Khuzestan. 4.000 travailleurs, dont la vie dépend des docks, demandent l’intervention des autorités en leurs noms et en celui de leurs familles. Les protestations des ouvriers se concentrent sur la récente privatisation des docks.

De la même façon, les travailleurs et conducteurs de la gare routière Zagros du boulevard Pasdaran à Ahvaz se sont mis en grève pour demander le paiement de plusieurs mois de salaires en retard. Les travailleurs ont reçu à la gare routière le soutien de nombreux passagers qui ont scandé des slogans avec les grévistes. Les travailleurs ont dû se confronter aux forces de sécurité au bout de quelques heures.

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TV International, 16 avril

18 04 2010

Emission de TV International du 16 avril 2010, programme en anglais de New Channel TV, la télévision du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI).

Dans la première partie, Patty Debonitas et Fariborz Pooya invitent Bahram Soroush, membre du comité de solidarité ouvrière du PCOI, pour parler de la lutte pour célébrer le 1er Mai. Il rappelle que les manifestations du 1er Mai sont interdites en Iran, mais qu’il y avait eu une forte mobilisation en 2009, qui a été payé par de lourdes peines de prison contre des militants ouvriers. Il rappelle l’appel de dix organisations ouvrières pour le 1er Mai 2009, le rassemblement Parc Laleh à Téhéran, et le caractère radical des revendications. Selon lui, ce 1er Mai 2009 montrait déjà que quelque chose était en train de changer en Iran. Pour le 1er Mai 2010, selon Bahram Soroush, on ne peut savoir ce qui va se passer. Il revient sur les revendications ouvrières pour 2010, comme la fixation du salaire minimum, non pas par le gouvernement, mais par des délégués ouvriers élus en assemblées générales, le droit de former des organisations ouvrières et le droit de grève, le refus des contrats précaires, mais aussi des revendications politiques comme l’abolition de la peine de mort ou la libération des prisonniers politiques.

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Délire misogyne des ayatollahs

18 04 2010

Une brève publiée le 18 avril par « Le Progrès » montre bien jusqu’où peuvent aller les délires misogynes des dirigeants de la République Islamique et, au-delà, des islamistes partout dans le monde. Tout comme l’extrême-droite européenne désigne, selon les lieux et les époques, les « juifs », les « arabes », les « tsiganes » ou les « étrangers » comme responsables de tous les maux, l’extrême-droite islamiste, au Maghreb comme au Machrek, en Afrique comme au Moyen-Orient, désigne les femmes. Le chômage ? La pauvreté ? Les problèmes sociaux ? C’est la faute aux femmes ! Et même pour les catastrophes naturelles, comme les tremblements de terre, l’islamisme politique a trouvé les responsables : les femmes ! Pas assez voilées, habillées de façon « trop immodestes », « trop occidentalisées », « pas assez soumises »… Mais comme pour le raciste, « l’étranger » peut bien manger du cassoulet au petit-déjeuner et chanter la Marseillaise sous la douche, il sera toujours « trop étranger », la femme, pour les islamistes, peut bien être séparée du reste de l’humanité par le hidjab ou le niqab, elle sera, toujours, « trop femme » et surtout, jamais, « assez soumise ».

Brève publiée par « Le Progrès » :

L’augmentation des relations sexuelles illicites est la cause de l’accroissement des tremblements de terre, selon l’ayatollah Kazem Sedighi, imam de la prière du vendredi de Téhéran. « Beaucoup de femmes mal habillées » (ne respectant pas la tenue islamique, ndlr) « corrompent les jeunes, et l’augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre », a-t-il déclaré.