La révolution a besoin de la puissance de la classe ouvrière

29 04 2010

Message d’Hamid Taqvaee, secrétaire général du Comité Central du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, à l’occasion du 1er Mai 2010 :

Ce Premier Mai est la journée pour étendre et renforcer la révolution qui affronte un des Etats capitalistes les plus atroces et les plus corrompus de notre époque. Cette révolution, dans les conditions objectives et le contexte de sa formation, est une révolution ouvrière : c’est une « révolution de toutes les victimes de l’oppression ». C’est la révolution d’une société qui a été réprimée et écrasée sous le seuil de pauvreté ; c’est une révolution contre la pauvreté, la discrimination, l’oppression et la misère ; c’est une révolution pour une vie humaine. La société iranienne a salué la révolution en cours par ses grèves ouvrières, ses slogans du 1er Mai comme « une vie humaine est notre droit » et dans les slogans des étudiants chantant « socialisme ou barbarie ». C’est la révolution d’une société qui a constamment affronté l’apartheid sexiste par ses mouvements permanents contre le voile ; cette société a salué la révolution en cours par ses soulèvements urbains avec ses slogans « nous ne voulons pas de pouvoir islamique ! ». L’objectif de la révolution en cours est le renversement de tout le régime islamique inhumain et elle a exprimé ce but par des slogans comme « mort à Khamenei » et « à bas le pouvoir clérical ! ».

Le renforcement et l’extension de cette révolution n’est possible que si les masses se mobilisent autour des objectifs et de la perspective humanistes de la classe ouvrière, c’est-à-dire le socialisme. Ce Premier Mai est une journée pour faire un pas de géant vers ce but. Le Premier Mai est la journée internationale de l’action de la classe ouvrière contre un système capitaliste inhumain ; en Iran, cette action a été annoncée dans les rues depuis près d’un an contre un des plus atroces Etats capitalistes.

Le mouvement de la classe ouvrière peut et doit lever son drapeau à la tête des masses révolutionnaires du peuple ; la classe ouvrière peut et doit utiliser ses propres organisations et institutions pour appeler aux protestations et aux revendications des masses contre le régime islamique des capitalistes. Dans les circonstances existantes, où les atrocités et les mesures répressives régime liées aux obstructions faites par l’opposition pro-régime et de droite contre l’offensive « déconstructive » des gens ont suspendu les rassemblements et les protestations de rue, l’entrée de la classe ouvrière sur la scène de la lutte révolutionnaire est devenue un facteur essentiel et déterminant pour l’avancée de la révolution. Ce Premier Mai peut non seulement être un nouveau départ aux rassemblements et aux protestations de rue, mais aussi un tournant dans l’approfondissement et l’extension de la révolution au-delà des manifestations de rue.

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