Le bazar de Téhéran en grève

6 07 2010

Dépêche AFP du 6 juillet 2010 :

Le grand bazar de Téhéran, coeur économique de la capitale iranienne, a observé aujourd’hui une journée de grève pour protester contre une hausse des taxes qui intervient dans une période déjà délicate pour ces commerçants, a rapporté l’agence Isna.

Bazar en 2008

« La plupart des magasins ont fermé leurs portes pour protester contre l’absence d’accord avec le bureau des taxes sur les impôts pour la dernière année iranienne (mars 2009-mars 2010) », a rapporté l’agence.

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L’Iran condamne à mort un jeune homme accusé de sodomie

6 07 2010

Article publié le 5 juillet par Yagg (voir aussi l’article de Rue 89) :

Ebrahim Hamidi. Voici le nom du nouveau condamné à mort, à Tabriz, au nord-ouest de l’Iran. Il est accusé, sans la moindre preuve et sans le moindre témoignage à charge, d’homosexualité et d’acte de sodomie.

C’est l’IRQO (Iranian Queer Organisation), l’association iranienne de défense des droits LGBT basée à Toronto, au Canada, qui l’a annoncé dimanche 4 juillet dans un communiqué de presse, après avoir recueilli le témoignage de Mohammad Mostafai, l’avocat des prévenus, spécialiste des questions de droits humains et des cas de mineurs condamnés à mort.

Dans cette affaire, quatre jeunes hommes étaient initialement accusés d’acte de sodomie mais « seul l’un d’eux vient d’être condamné à l’exécution, les trois autres ont été acquittés » a expliqué l’avocat à l’association. En Iran, l’homosexualité est punie par la peine de mort, par pendaison.

Les quatre jeunes amis avaient été accusés plusieurs mois auparavant par un cinquième jeune homme avec qui ils s’étaient disputés. Celui-ci s’était cependant rapidement rétracté et avait alors déclaré qu’il avait menti, que ses parents l’avaient forcé à porter plainte et qu’Ebrahim Hamidi ne l’avait jamais agressé sexuellement d’aucune manière.

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Nouvelle condamnation à la peine de mort pour sodomie

6 07 2010

Article publié le 6 juillet par Rue 89 :

D’habitude, les Iraniens condamnés à mort pour sodomie n’ont pas de nom. Depuis la révolution islamique de 1979, ils finissent simplement par centaines au bout d’une corde, dans l’anonymat. Plusieurs raisons à cela : d’abord la honte des familles, qui refusent de révéler l’identité des « délinquants sexuels » condamnés. Mais la prudence du système judiciaire iranien aussi, échaudé depuis la mise à mort de mineurs, en juillet 2005, une peine qui a réveillé les organisations internationales de défense des droits de l’homme.

D’habitude, les gays exécutés en Iran périssent donc à l’abri des regards. Mais là, c’est différent. Ebrahim Hamidi a une identité. Sa famille est riche et ne rougit pas de défendre ouvertement un fils dans le couloir de la mort. Elle a par ailleurs les moyens, ce qui est rare, de se payer un avocat. Maître Mohammad Mustafahé veut prouver que les nombreuses dénonciations de viols entre hommes en Iran cachent, en fait, des règlements de compte entre clans décidés à laver leur honneur par le sang après la découverte de l’homosexualité d’un fils, qu’elles forcent à dénoncer son « violeur ».

L’avocat a rédigé, dimanche 4 juillet, un communiqué de presse dans lequel il annonce la sentence proclamée à l’encontre de son client par le tribunal régional de Tabriz, dans l’Azerbaïdjan iranien.

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Quatre pendaisons à Ispahan

6 07 2010

Dépêche AFP du 6 juillet 2010 :

Quatre personnes reconnues coupables de trafic de drogue ont été pendues aujourd’hui à la prison centrale d’Ispahan, dans le centre de l’Iran, a rapporté l’agence de presse ISNA.

Selon l’agence, qui cite un communiqué du pouvoir judiciaire, les quatre hommes ont été condamnés à mort pour possession d’opium et d’autres drogues. Leur appel a été rejeté.

Ces pendaisons portent à au moins 88 le nombre de personnes exécutées en Iran depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP établi à partir d’informations publiées par la presse locale.

En 2009, au moins 270 personnes avaient été exécutées en Iran. En matière de droit commun, le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l’adultère sont passibles de la peine de mort en Iran, où les autorités estiment qu’une application sévère de la loi est indispensable pour maintenir la sécurité publique.