Zeinab Bayzadi, prisonnière politique kurde, en grève de la faim

10 07 2010

Street Journalist, 9 juillet 2010 :

Zeinab Bayzadi,ancienne membre de l’Organisation des Droits Humains au Kurdistan, s’est mise en grève de la faim à la prison de Zanjan.

Selon l’agence de nouvelles Movakerian, sa mère, qui confirme la nouvelle de la grève de sa fille, ajoute qu’elle s’est mise en grève de la faim pour protester contre le traitement par les fonctionnaires de la prison à l’encontre de plusieurs prisonnières.

Zeinab Bayzeydi est une ancienne membre de l’Organisation des Droits Humains au Kurdistan et de la Campagne « Un Million de Signatures », est en prison depuis bientôt deux ans et a été condamnée à quatre ans de détention à la prison centrale de Zannjan par le Tribunal Révolutionnaire de Mahabad.





Y-aura-t-il révision du procés de Sanikeh ?

10 07 2010

Article de Ouest-France, 10 juillet 2010 :

La défense n’a pas été informée de la révision de la peine de mort par lapidation infligée à une Iranienne de 43 ans accusée d’adultère, a déclarée samedi son avocat, alors qu’une vaste campagne de mobilisation internationale cherche à lui éviter ce châtiment.

L’avocat de Sakineh Mohammadi-Ashtiani (aussi retranscris Sakine Mohammadi e Ashtiani), Mohammad Mostafai, a déclaré à l’AFP qu’il n’avait pas eu confirmation de la révision de cette sentence de mort par lapidation. «Il n’y a aucune garantie qu’il y aura un arrêt», a-t-il estimé.

Il a encore indiqué que sa cliente connaissait l’homme qui a «tué son époux, et c’est parce qu’elle se trouvait à la maison lors du meurtre qu’elle a été accusée de complicité».

Mme Ashtiani a été condamnée le 15 mai 2006 pour «relations illégales» avec deux hommes après la mort de son époux.

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Campagne pour la libération des travailleurs emprisonnés en Iran

10 07 2010

En Iran, des travailleurs sont régulièrement arrêtés pour s’être mis en grève, pour avoir construit un syndicat ou pour avoir célébré le Premier Mai. C’est ce qui est arrivé aux travailleurs des bus de Téhéran : plus de 700 d’entre eux ont été arrêtés lorsqu’ils se sont mis en grève en 2006. Certains de leurs dirigeants, comme Mansoor Ossanlou, sont toujours en prison, et d’autres ont été licenciés. C’est arrivé aux travailleurs de la canne à sucre lorsqu’ils ont organisé des protestations pour le paiement de leurs salaires impayés et qu’ils ont constitué un syndicat. Leurs dirigeants ont passé des mois en prison et sont harcelés quotidiennement avec des convocations au tribunal et de fortes cautions. Certains ont aussi perdu leurs emplois. Des enseignants qui se sont mis en grève et ont tenu des rassemblements pour leurs salaires et leurs conditions de travail ont aussi été jetés en prison. Année après année, des centaines de travailleurs ont connu la même chose pour avoir exercé leur droit fondamental à s’organiser librement, à faire grève et à se rassembler.

Les arrestations et détentions arbitraires, les longues peines de prison, les interrogatoires violents, les coups et même l’utilisation du fouet pour dégrader et briser, le refus de soin médicaux aux prisonniers malades, le harcèlement permanent par des convocations au tribunal, les fortes cautions et les menaces quotidiennes à l’encontre d’ouvriers et de leurs familles, et l’arme ultime de couper aux travailleurs leur moyen de subvenir à leurs besoin en les licenciant, constituent un régime brutal de persécution systématique des militants ouvriers en Iran.

En mai cette année, le régime a ajouté à sa liste de 31 ans de violations horribles des droits humains l’exécution du célèbre enseignant et militant ouvrier Farzad Kamangar avec quatre autres prisonniers politiques. Les syndicats du monde et les organisations pour les droits humains avaient mené depuis des années des campagnes pour la libération de Farzad et ont avec véhémence condamné ces meurtres ignobles.

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