Rassemblement des familles des prisonniers en grève de la faim

1 08 2010

Freedom Messenger, 31 juillet 2010 :

Les forces de sécurité ont tenté de disperser les familles des seize prisonniers politiques en grève de la faim à la prison Evin, qui s’étaient rassemblées devant le bureau du procureur le 31 juillet dans la matinée. Selon RAHANA, les familles de Hossein Nourani Nejad, Bahman Ahmadi Amoui, Ali Tajernia, Ali Parviz, Massoud Bastani et environ 60 autres personnes étaient présentes. Ayant été dispersées devant le bureau du procureur par les forces de sécurité, 30 membres des familles de prisonniers politiques ont continué leur protestation et se sont rassemblés devant le bureau du ministère de la justice.

Après avoir protesté contre le comportement agressif des gardiens et des fonctionnaires de la prison et s’être plaint des restrictions à leurs droits de visite, seize prisonniers politique de la section 350 de la prison Evin ont été transférés en cellule d’isolement où ils ont commencé une grève de la faim.

Majid Dari, Majid Tavakoli, Adollah Momeni, Zia (Zieddin) Nabavi, Nader (Ebranim) Babai, Hamid Reza Mohammadi, Peyman Karimi Azad, Babak Bordbar, Jaafar Eghdami, Ali Parviz, Gholam Hossein Arshi, Hossein Nouraninejad et Koohyar Goudarzi, sont actuellement en grève de la faim à la prison Evin de Téhéran.





Un an de soulèvement populaire en Iran

1 08 2010

Article de Julien Badaud publié par « L’Autre Ment » N°10 (Août-septembre 2010) à propos de l’anniversaire du soulèvement de juin 2009 :

Samedi 19 juin, des militants d’une quinzaine d’associations iraniennes de toute l’Europe, sont venues arpenter la place Saint-Michel à Paris pour célébrer le premier anniversaire du soulèvement iranien.

« À bas la République islamique en Iran ! ». C’est suivant ce mot d’ordre que les banderoles ont été déployées par plus d’une centaine d’opposants au régime iranien, sur la place Saint-Michel à Paris, le 19 juin 2010. La date n’est pas choisie au hasard. Tous ont en mémoire les événements du 20 juin 2009, quand l’Iran se soulevait, depuis sept jours déjà, contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, accusé de fraude électorale. Les millions d’Iraniens qui s’étaient mobilisés dans tout le pays ont fait de ce mouvement de contestation le plus important du pays depuis la révolution de 1979.

Au micro, un militant de l’Association pour la Défense des Prisonniers Politiques et d’Opinion en Iran (ADPOI) donne le ton : « Depuis 30 ans, la République islamique d’Iran n’a de cesse d’utiliser la torture et la peine de mort face à ses opposants de tous bords. » Il rappelle ensuite la répression du régime, l’impossibilité pour toute voix
dissidente de s’exprimer, l’interdiction d’organiser des meetings politiques, et la censure exercée sur les médias. Prennent alors la parole d’autres associations iraniennes, qui ont fait le déplacement de toute l’Europe. Parmi elles, on retrouve le Collectif de soutien aux luttes du peuple iranien (Allemagne), le Comité de défense des luttes du peuple iranien (Suisse et Belgique), l’Association culturelle des Iraniens (Pays-Bas), ou encore le Conseil de solidarité avec les luttes du peuple iranien (Royaume-Uni).

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Deux exécutions à Ispahan

1 08 2010

Dépêche AFP du 1 août 2010 :

Deux hommes condamnés à mort pour trafic de drogue ont été exécutés par pendaison dans la ville d’Ispahan, dans le centre de l’Iran, a rapporté dimanche le quotidien Kayhan.

Les deux hommes ont été identifiés comme Behnam J., 22 ans, et Shahram A. Le premier avait été reconnu coupable de possession de 1,6 kg d’héroïne et le second de 166 grammes d’héroïne, écrit le journal sans préciser la date de leur exécution.

Ces pendaisons portent à au moins 99 le nombre de personnes exécutées en Iran depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP établi à partir d’informations publiées par la presse locale.

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Le Brésil offre l’asile politique à Sakineh

1 08 2010

Radio Canada, 1 août 2010 :

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a offert, samedi, d’accueillir une femme condamnée à mort pour adultère en Iran.

Des protestations avaient fusé de partout dans le monde lorsque Sakineh Mohammadi-Ashtiani avait été condamnée à la peine capitale par lapidation. Plus tôt en juillet, l’Iran avait changé d’avis sur la méthode de sa mise à mort, mais cette mère de deux enfants pourrait tout de même être pendue.

M. da Silva a demandé à son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, de permettre au Brésil d’accorder l’asile politique à la condamnée, lors d’un événement politique organisé en faveur de la candidate de son parti aux prochaines élections présidentielles.

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