L’Iran, un pays capitaliste comme un autre

2 08 2010

Dépêche AFP du 2 août 2010 et qui montre que, contrairement à ce que disent certains au nom de « l’anti-impérialisme », l’Iran, où le salaire minimum est trois fois inférieur au seuil de pauvreté, où des dizaines de milliers d’ouvriers ne sont plus payés depuis des mois, et où des travailleurs sont enfermés pour avoir réclamé le paiement de leurs salaires, est bien un pays capitaliste comme un autre, avec une infime minorité qui voit ses profits augmenter. Cette dépêche montre aussi que si les sanctions économiques font souffrir la population, elles ne gênent en rien la bourgeoisie au pouvoir.

Le principal indice de la Bourse de Téhéran a battu un record historique en atteignant lundi 16.058 points, en hausse de 1.000 points en deux semaines malgré les sanctions économiques imposées à l’Iran par les grandes puissances, ont rapporté les médias iraniens.

« L’indice a augmenté de 188 points par rapport à hier et a atteint 16.058 points ce qui représente un record historique depuis la création de la Bourse de Téhéran il y a 43 ans », a indiqué l’agence Isna.

L’indice de la Bourse de Téhéran était à 12.537 points à la fin de l’année iranienne le 20 mars.

L’envolée de la Bourse de Téhéran, qui a pris près de 30% en quatre mois, est intervenue alors que l’ONU a renforcé les sanctions économiques internationales contre l’Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

Elle s’est accélérée après l’annonce de sanctions unilatérales américaines et européennes visant le secteur énergétique (pétrole, gaz, pétrochimie) mais aussi le système bancaire et le commerce extérieur de l’Iran à travers les transports maritimes et aériens du pays.

Ces dernières semaines, le gouvernement a également vendu en Bourse 18% des parts des deux principaux constructeurs automobiles du pays (Iran-Khodro et Saïpa), pour respectivement 430 millions de dollars et 1,5 milliard de dollars.

Selon les médias iraniens, la hausse de la Bourse est également due à une baisse des taux d’intérêts bancaires et à une récession dans le secteur de la construction intervenus ces derniers mois, ce qui a dirigé les liquidités vers la bourse.

Quelque 330 sociétés iraniennes sont cotées à la Bourse de Téhéran, pour une capitalisation totale officiellement estimée à plus de 75 milliards de dollars.

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