Quelques protestations ouvrières fin juillet

10 08 2010

Quelques informations sur des protestations ouvrières fin juillet en Iran tirées de Iran Labor Report :

Shahroud : Le 25 juillet, environ 100 ouvriers, conducteurs et employés de bureau de la compagnie Namavaran de construction de construction de route sont descendus dans la rue pour protester contre le non-paiement des salaires depuis neuf mois. Une protestation précédentes aux portes de la compagnie avait eu lieu quelques jours auparavant pendant deux heures, et les ouvriers avaient alors reçu la promesse qu’ils recevraient leurs salaires dans les quatre jours, ce qui avait mis fin à la protestation. Lors du rassemblement du 25 juillet, la direction a promis de délivrer des chèques correspondant à deux mois de salaire le 3 août. La société Namaravan participe à la construction de l’autoroute de 130 kilomètres entre les villes de Shahroud (Province de Semnan) et la ville de Sabzevar (Khorasan).

Qazvin : Le 24 juillet, environ 350 travailleurs du textile de l’entreprise Farnakh se sont rassemblés aux portes de l’usine de la cité industrielle Alborz à Qazvin. Les travailleurs ont protesté pour n’avoir pas reçu cinq mois de salaires impayés et deux mois de primes et d’allocations à l’occasion du nouvel an iranien. Un travailleur qui protestait a dit à ILNA (Agence Iranienne de Nouvelles Ouvrières) que « nos rassemblements ont à chaque fois été réprimés sous prétexte de rébellion et de subversion. Nous ne demandons pourtant rien d’autre que nos droits et notre dû ».

Qom : Le 25 juillet, les opérateurs téléphoniques de la ville de Qom ont coupé les lignes de 16 heures à 21 heures et ont cessé le travail lors d’une deuxième journée consécutive de protestation. Selon ILNA, un des travailleurs, qui souhaite rester anonyme, a déclaré : « depuis le 23 juillet, un nouvel employeur qui a signé un nouveau contrat avec les autorités de Qom a déclaré que le service d’opérateur téléphonique fonctionnerait avec 35 employés et les dirigeants ont accepté les termes du contrat ». Selon ce travailleur, la moitié des opérateurs, qui ont plus de dix ans d’ancienneté dans ce service, devraient alors être licenciés. Après les deux jours de protestation, la direction dit maintenant que 50 des opérateurs sur 70 conserveraient leurs emplois. Selon un autre travailleur, « le nouvel employeur a déclaré que ceux qui ne seraient pas licenciés devraient travailler 12 heures par jour, c’est ainsi qu’ils essayent de forcer des travailleurs qui ont dû mal à supporter le stress pendant huit heures de faire quatre heures supplémentaires chaque jour ». Un autre travailleur indique : « Pas un seul des 70 opérateurs ne doit partir, déjà que ce nombre n’est pas suffisant pour répondre à la demande. A cause de la présence des bureau et des grands Ayatollahs dans la ville, ce ne sont pas seulement les gens de Qom mais aussi d’autres villes qui nous contactent. »

Kermanshah : Un groupe d’opérateurs de la Compagnie de Télécommunication de Kermanshah ont protesté le 22 juillet. Les travailleurs protestent contre les baisses de salaires. Ils se sont d’abord rassemblés devant le bureau de la compagnie tôt le matin puis devant la maison du gouverneur. Un des travailleur a déclaré à ILNA : « aucun d’entre nous n’a la sécurité de l’emploi, et pour on ne sait quelle raison, nos salaires et nos heures supplémentaires sont baissés et ils nous ont dit que nos salaires seraient baissés de moitié, et que celui qui le veut peut rester et celui qui refuse la baisse de salaire est libre de partir ». Le travailleur ajoute : « Lors de la dernière année iranienne, plus de 140 employés de la compagnie sont partis et cette année on ne nous dit pas de partir mais les pressions sont de plus en plus en fortes pour que nous soyons forcés de partir et de perdre tous nos droits et notre ancienneté. (…) Il y a des travailleurs qui ont entre 10 et 15 ans d’ancienneté dans la compagnie et ont traversé toutes les difficultés, maintenant ils sont mariés et ont des enfants. Comment peuvent-ils vivre avec 120 à 150 $ par mois ? ». Une employée a déclaré : « Nous sommes une centaine à travailler comme opérateurs et nous devons faire avec toutes les pressions du travail et l’épuisement psychologique, sans recevoir le paiement d’heures supplémentaires et le reste. ce n’est pas juste d’avoir nos salaires divisés par deux après dix ans de travail. Ils nous disent que c’est comme ça et que nous sommes libres de partir… C’est la pire insulte de la compagnie envers les travailleurs ».


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