Liste des victimes de la lapidation (1980-2010)

14 08 2010

Liste des décès connus suite à une peine de lapidation en Iran (1980-2010) par Farshad Hoseini, Comité International contre les Exécutions, publié pour la première fois en juillet 2010, traduction par le blog Lesboséparatiste.

Introduction

La lapidation est une des formes les plus cruelles des peines administrées au cours de l’histoire. C’est un des maillons les plus vils dans la chaîne de meurtres commis par les Etats qui accablent encore l’humanité aujourd’hui. La République islamique d’Iran est le seul régime politique dans le monde qui a constamment et systématiquement décrété et exécuté des sentences de lapidation au cours des 31 années de son existence. La lapidation en Iran est un outil politique aux mains d’un régime islamique pour opprimer la société en entier de l’une des façons les plus sauvages qui existent.

L’écrasante majorité des victimes de la lapidation sont des femmes. La lapidation en Iran est ainsi un outil, au milieu de tant d’outils religieux et répressifs, pour maintenir les femmes à leur place.

Le cauchemar de Sakineh Mohammadi Ashtiani condamnée à la peine de mort par lapidation, l’appel au monde entier lancé par son fils pour sauver la vie de sa mère, et le tollé public qui s’en est suivi ont en fait tous ouvert une fenêtre sur ce crime le plus haineux du régime. A la lumière du cas de Sakineh, le monde devrait maintenant être informé des nombreux autres cas de mort par lapidation ou de ceux qui attendent ce cruel destin.

Aujourd’hui la voix de Sakineh a atteint le monde, mais elle doit, et peut secouer le monde ! Toutes les personnes civilisées à travers le monde devraient faire acte de résistance contre une telle barbarie et ensemble nous devrions déclarer que la lapidation n’a aucune place parmi nous. Sakineh doit être le dernier cas, non seulement en Iran mais à travers le monde.

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HRW dit craindre l’exécution « bientôt » de Sakineh

14 08 2010

Dépêche AFP, 14 août 2010 :

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a dit craindre l’exécution « bientôt » d’une Iranienne condamnée à mort par lapidation après la diffusion d' »aveux » télévisés.

Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une mère de deux enfants âgée de 43 ans, a déclaré mercredi à la télévision d’Etat iranienne qu’un homme avec qui elle était intime avait tué son mari en sa présence. Ses deux avocats ont ensuite dit qu’elle avait été forcée de faire cet « aveu ».

« Les aveux télévisés de Sakineh Mohammadi-Ashtiani renforcent nos craintes que l’Iran exécutera bientôt cette femme », écrit HRW dans un communiqué publié samedi à Beyrouth.

« Les hommes qui dirigent l’Iran n’ont apparemment pas honte du tout, ils prononcent d’abord la sentence barbare de mort par lapidation et ensuite recourent à une confession télévisée », ajoute l’ONG basée à New York.

« Dans de telles circonstances, toutes les raisons portent à croire que les ‘soi-disant’ aveux ont été obtenus sous la contrainte », a dit Nadya Khalife, responsable du dossier des droits de la Femme au Moyen-Orient.

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Campagne « 100 villes contre la lapidation » en France

14 08 2010

Dans le cadre de la campagne pour sauver Sakineh et plus largement pour dénoncer la lapidation et les exécutions, le Comité Internationale Contre la Lapidation a lancé un appel à une journée de mobilisation le 28 août « 100 villes contre la lapidation« .

Si vous êtes intéressé(e)s pour participer à l’organisation d’une action dans ce cadre le samedi 28 août, merci de contacter :

  • Pour Lyon : Yadi Kohi à l’adresse suivante : yadi.j100@free.fr
  • Pour Besançon : Pascal à l’adresse suivante : azadi79.09@googlemail.com
  • Pour Narbonne : Monique à l’adresse suivante : monique.louicellier@yahoo.com




« Notre mère n’est pas une meurtrière »

14 08 2010

Comité International Contre la Lapidation :

Lettre ouverte de Sajad Qader Zadeh (le fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani) aux Nations Unies.

Pour rendre justice à notre père, notre mère est sur le point d’être exécutée.

Notre mère n’est pas une meurtrière.

Ne la laissez pas se faire exécuter.

Depuis cinq ans nous avons supporté le cauchemar de notre mère qui allait être lapidée.

Dans les nouvelles on parlait du crime de notre mère, l’adultère, partout, et qu’elle serait lapidée. Ce mot glaçant était en permanence répété en association avec notre mère. Cela nous faisait pleurer jour après jour et nous nous demandions comment nous pourrions vivre sans elle.

Avec le temps, nous avons essayé d’aider notre mère. Nous avons cherché différents moyens. Nous avons trouvé des gens qui pourrait être capables de nous aider. Nous avons écrit une lettre qui disait « ne laissez pas la souffrance de la mort de notre mère s’ajouter à nos vies déjà pleines de douleurs ». Je ne sais pas pourquoi personne ne l’a entendu. Peut-être qu’il y a des gens qui ont plaisir à voir notre mère souffrir et nous avoir des sombres cauchemars.

Il y a deux mois, nous avons entendu que toutes les possibilités était closes et que notre mère pourrait bientôt être lapidée. Notre dernière option fut d’appeler les gens du monde à nous aider. Que de nombreuses personnes à l’échelle internationale parlent de notre mère et de son cas, nous a apporté un soutien positif. Soudainement, la situation a changé. Le crime de notre mère est devenu le meurtre et elle est condamnée à mort.

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« Le pouvoir prépare une nouvelle accusation contre Mme Ashtiani »

14 08 2010

Interview de Hassiba Hadj Sahraoui, responsable du programme Moyen-Orient d’Amnesty International par France 24 le 13 août 2010 à propos des « aveux » télévisés de Sakineh.

Pour Amnesty International, la diffusion des confessions de cette Iranienne de 43 ans condamnée à la lapidation pour adultère n’est rien d’autre qu’une manœuvre des autorités pour prendre leurs distances avec l’affaire en parvenant à leurs fins.

En 2006, sa condamnation à la lapidation avait soulevé un concert de protestations dans le monde et en Iran. Finalement, Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une Iranienne de 43 ans emprisonnée depuis quatre ans pour adultère, pourrait éviter cette mort horrible… pour être exécutée par pendaison. Telle est la crainte d’Amnesty International après son étrange interview diffusée mercredi soir par la télévision d’État iranienne. Jointe à Londres par téléphone, Hassiba Hadj Sahraoui, qui est en charge du programme Moyen-Orient de l’ONG, livre sa lecture de la stratégie de Téhéran dans l’affaire Ashtiani.

France24.com : Comment interprétez-vous cette confession ?

Hassiba Hadj Sahraoui : Sur la forme, il semble évident que ces aveux sont forcés, que cette interview n’était pas librement consentie. D’ailleurs, l’avocat de Sakineh Mohammadi-Ashtiani n’en était même pas au courant. En outre, sur ces images, on distingue mal Mme Ashtiani. Son visage est flouté, elle semble lire un texte qu’elle tient de la main gauche, et tient des propos qu’elle n’a jamais tenus auparavant, mettant en cause son avocat et les médias occidentaux… Téhéran est coutumier de ce genre de confessions. Le pouvoir fabrique des versions officielles.

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