Une avocate accusée de propagande contre le gouvernement

9 09 2010

Article de Métro Montréal, 9 septembre 2010 :

Les autorités iraniennes détiennent une éminente avocate iranienne qui a représenté des militants de l’opposition et des personnalités politiques et la soupçonnent d’avoir disséminé de la propagande contre le gouvernement, ont déclaré mercredi son avocate et un membre de sa famille.

Nasrin Sotoudeh a été convoquée à la prison d’Evin, à Téhéran, samedi, et n’est pas rentrée chez elle depuis, a dit son avocate, Mina Jafari.

Me Jafari a affirmé que d’après la sommation, Me Sotoudeh est détenue parce qu’elle est soupçonnée d’avoir disséminé de la propagande contre le gouvernement iranien. Elle est aussi soupçonnée d’avoir planifié de perturber la sécurité du pays.

Il n’a pas été possible de joindre les autorités iraniennes pour commenter l’information.

Nasrin Sotoudeh, âgée de 45 ans, a représenté plusieurs militants et personnalités politiques qui ont été accusés d’avoir fomenté les troubles qui ont suivi l’élection contestée de juin 2009 en Iran.

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L’avocat de Sakineh dément la suspension de la lapidation

9 09 2010

Interview de Javid Houtan Kian publié par le blog Dentelles et Tchador le 9 septembre 2010 :

Après deux mois de mobilisation internationale, le ministère iranien des Affaires étrangères vient d’annoncer la suspension de la peine de lapidation contre l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pour adultère. En exclusivité pour “Dentelles et tchador”, l’avocat de Sakineh, Javid Houtan Kian, joint par téléphone depuis la ville de Tabriz (Nord-Ouest de l’Iran), nous livre ses premières réactions.

Javid Houtan Kian, nous venons d’apprendre par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien la suspension de la sentence de mort par lapidation contre votre cliente Sakineh Mohammadi Ashtiani. Quel est votre sentiment?

Je n’ai à ce jour reçu aucun document officiel écrit indiquant la suspension de la peine de ma cliente. Je n’ai été informé de rien. Et de toute façon, le ministère iranien des affaires étrangères, et donc le gouvernement iranien, qui représente l’Éxécutif, n’ont pas le pouvoir de suspendre cette peine qui concerne le Judiciaire. Seules deux personnes en Iran peuvent le faire: le Chef du Pouvoir judiciaire, M. Larijani, ainsi que le chef de la branche n°9 du Conseil suprême du pays, M. Davoudi Mazandarani. Et puis en tant qu’avocat de Mme Ashtiani, j’aurais dû être la première personne mise au courant de la décision, ce qui n’a pas été le cas. Si la suspension avait été prononcée par le pouvoir judiciaire, on me l’aurait présentée et je l’aurais tout de suite confirmée. J’ai moi même effectué cette demande de suspension à dix reprises, sans jamais obtenir aucune réponse. Ces propos ne sont que de belles paroles, face à la pression internationale. Elles n’ont pour but que de calmer l’Occident, pour arrêter les manifestations de soutien.

Selon l’agence semi-gouvernementale Fars qui a interviewé Sakineh, l’Iranienne aurait démenti les informations selon lesquelles elle avait été récemment fouettée. Qu’en pensez-vous?

Ma question aux journalistes de Fars est la suivante: pourquoi avez-vous effectué cette interview sans la présence de son avocat, c’est à dire la mienne ? Ainsi, j’aurais eu tout le loisir de confirmer. Et puis nous savons que Fars est une agence de presse gouvernementale…

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