Partout dans le monde, une seule classe ouvrière

12 09 2010

Des camarades exilés du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI) lors des manifestations du 11 septembre à Salonique (Grèce) contre la politique anti-ouvrière du gouvernement :

Sur la banderole : « Nous demandons l’asile politique ».

Dépêche d’Euronews, 12 septembre, sur cette manifestation :

Près de 20 000 personnes ont défilé contre la politique d’austérité du gouvernement dans les rues de Salonique, la deuxième ville du pays. C’est traditionnellement là que le gouvernement grec fait sa rentrée politique, lors de la foire internationale qui s’y tient chaque année.

Dans son discours, le Premier ministre Georges Papandréou a donné le ton: les Grecs doivent continuer à faire des “efforts” et des “sacrifices”, selon lui, pour désendetter le pays. En plus des baisses de salaire et de la hausse des taxes déjà annoncées, le Premier ministre veut ouvrir certains secteurs à la concurrence et privatiser celui de l‘électricité.

Lire le reste de cette entrée »





Ahmadinejad n’a aucun droit de parler de la Palestine

12 09 2010

Bien sûr, les actuels dirigeants de l’Autorité Palestinienne ou de l’OLP n’ont que peu avoir avec la lutte des travailleuses et des travailleurs pour en finir avec toute forme d’oppression. Mais ceux qui, se réclamant de la gauche au nom d’un pseudo « anti-impérialisme », se servent de la lutte des palestinien(ne)s contre l’occupation pour justifier leur soutien au régime dictatorial, anti-ouvrier et misogyne de Téhéran, feraient bien de méditer cette déclaration :  »Celui qui ne représente pas le peuple iranien, qui a falsifié les résultats des élections, qui a oppressé son peuple et qui a confisqué l’autorité n’a aucun droit de parler de la Palestine, de son président, ou de ses représentants » (Nabil Abu Rudaineh, porte parole de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, à propos d’Ahmadinejad).





Le marxisme et le monde actuel

12 09 2010

Première partie de l’interview de Mansoor Hekmat, fondateur du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, « Le marxisme et le monde actuel » traduite par l’Initiative Communiste-Ouvrière. Cette interview a été publiée pour la première fois en anglais dans « International », le journal du Parti communiste-ouvrier d’Iran, n°1, février 1992.

  • International : Les commentateurs bourgeois ont qualifié l’écroulement du bloc soviétique de « défaite du socialisme » et de « fin du communisme ». Y a-t-il une quelconque vérité dans une telle formulation ? Jusqu‘à quel point cet écroulement, voire l’expérience soviétique dans son ensemble, représentent-ils un échec pour le socialisme ?

Mansoor HEKMAT : En ce qui concerne le communisme-ouvrier et le marxisme, ces changements ne montrent ni la défaite du socialisme, ni la fin du communisme. Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui est la défaite d’un type particulier du socialisme bourgeois et du modèle capitaliste d’État sur lequel il était fondé.

Pour nombre de ceux qui se disent communistes – en fait, la majorité –, il a toujours été clair que l’Union Soviétique n’était pas un pays socialiste, qu’elle était absolument étrangère à l’interprétation marxiste du communisme. Même certains penseurs bourgeois, certains soviétologues l’ont admis. Aujourd’hui, l’idéologie officielle bourgeoise insiste pour identifier de nouveau l’Union soviétique au marxisme et au communisme, sans prendre en compte ces études contradictoires. C’est une arme de propagande dans le combat contre le marxisme et le véritable communisme ouvrier. Les tenants de cette idéologie bourgeoise officielle disent que le socialisme a été vaincu pour pouvoir le mettre en échec, ils disent que le communisme est fini pour qu’ils puissent y mettre fin. Ce sont les cris de guerre de la bourgeoisie ; plus ils sont violents, plus ils confirment la vitalité du communisme comme une menace ouvrière potentielle pour la société bourgeoise.

L’écroulement du bloc de l’Est, en lui-même, n’est pas un argument contre le communisme. L’Union soviétique et le bloc de l’Est ne représentent, sous aucun critère économique, politique, administratif ou idéologique, le communisme et le socialisme. Mais il est vrai que l’expérience de l’Union Soviétique, dans son ensemble, a été une expérience échouée pour la révolution prolétarienne d’Octobre. Nous avons déjà parlé de cette question dans plusieurs numéros du bulletin « le marxisme et la question de l’Union Soviétique ». Je crois que la révolution ouvrière de 1917 a réussi à arracher le pouvoir politique des mains de la bourgeoisie. Elle a su vaincre les tentatives politiques et militaires des anciennes classes dominantes de restaurer l’ancien ordre politique. Mais à partir de cette étape, le destin de la révolution ouvrière est relié directement à sa capacité à transformer les rapports économiques et à réaliser le programme économique socialiste de la classe ouvrière. C’est sur ce point que la révolution soviétique a échoué à aller au-delà. Au lieu de la propriété collective des moyens de production, c’est l’étatisation du capital et la propriété étatique des moyens de production qui ont été adoptés. Le salariat, la monnaie, la valeur d’échange, et la séparation de la classe productrice des moyens de production, tout cela a subsisté. Dans la deuxième moitié des années 1920, le modèle économique adopté fut la construction d’une économie nationale sur les bases d’un modèle capitaliste d’État. En fait, après une révolution prolétarienne, c’était pour la bourgeoisie la seule alternative historique possible pour maintenir les rapports capitalistes en Russie. Avec la consolidation économique du capital, la victoire politique de la classe ouvrière russe était renversée. Un État bourgeois bureaucratique centralisé a remplacé l’État ouvrier révolutionnaire de l’époque de Lénine. Le nationalisme bourgeois, basé sur un modèle déformé du capitalisme, a vaincu le communisme. Ce n’est pas l’écroulement de l’Est, mais l’apparition de ce phénomène qui témoigne de la défaite subie par le communisme ouvrier. Et cela n’a pas commencé aujourd’hui, ni avec ces événements.

Lire le reste de cette entrée »





Sakineh, accusée invisible

12 09 2010

Extraits d’un article publié par JDD le 11 septembre 2010 :

« J’ai tous les éléments du dossier par le tribunal. Mais elle, je ne l’ai jamais vue. » Pour ceux qui attendent que l’avocat Houtan Kian éclaire le monde sur le sort de sa cliente Sakineh Mohammadi Ashtiani, dont la condamnation à la lapidation en Iran a soulevé un mouvement de mobilisation internationale, la déception ne peut être qu’au rendez-vous. Houtan Kian est un homme de loi qui défend une accusée invisible.

Joint par téléphone, l’avocat – commis d’office – de cette mère de famille iranienne de 43 ans confirme que la mise à exécution du verdict a bel et bien été repoussée après la fin du ramadan. « Je souligne que la peine de mort par lapidation pour adultère n’a jamais été annulée’, ajoute-t-il, alors que la confusion règne autour de la situation judiciaire de Sakineh. « Cette femme a eu deux avocats commis d’office au moment des faits: Me Mostafei, qui depuis son départ précipité en Norvège a été de facto dessaisi du dossier, et moi-même. A présent, je la représente pour deux chefs d’inculpation: adultère et homicide involontaire », précise Me Kian.

Lire le reste de cette entrée »