Drame du capitalisme à Téhéran

30 09 2010

Une pauvre vieille dame à Téhéran découvre que la banque a saisit son logement parce qu’elle ne pouvait plus payer.

La femme explose devant la police qui s’approche d’elle et la harcèle. Elle tombe en larmes et répond à l’officier de police : « Retournez dans votre voiture et partez ! Je suis fatiguée ! Ecoutez, je vais me tuer ! C’est ma maison ! Je suis fatiguée, fatiguée, laissez moi seule ! Emmenez moi e prison. Dites à Khamenei de venir et je lui répondrai. Je suis épuisée ! Qui entendra mes pleurs ? Pourquoi suis-je maudite ? »

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« Téhéran veut pendre Sakineh»

30 09 2010

Interview de Mohammad Mostafaei par le Temps publiée par Tribune des Droits Humains, 30 septembre :

Sakineh Mohammadi-Ashtiani pourrait être condamnée à la potence dans les deux prochaines semaines. Sous forte pression internationale, l’Iran avait pourtant « suspendu » sa lapidation. Son ex-avocat, Mohammad Mostafaei réagit.

  • Stéphane Bussard/Le Temps – La très forte mobilisation internationale ne suffira peut-être pas. Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de 43 ans, pourrait être pendue pour le meurtre présumé de son mari en 2005. Le procureur général iranien et porte-parole du pouvoir judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, a déclaré mardi que la condamnation à mort de l’Iranienne est prioritaire par rapport aux accusations d’adultère dont elle fait l’objet et qui sont susceptibles d’être punies par la lapidation.

Une pétition et une campagne internationale en faveur de cette femme avaient pourtant semblé pousser les autorités iraniennes à « suspendre » la lapidation. A Genève, en marge du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’avocat de Sakineh jusqu’en juin dernier, Mohammad Mostafaei, qui a dû quitter l’Iran à la suite de pressions exercées sur sa famille, dénonce l’attitude de Téhéran, mais demande aux Nations unies d’en faire plus.

  • Le Temps : Comment réagissez-vous à ce retournement dramatique qui pourrait mener à la pendaison de Sakineh Mohammadi-Ashtiani dans les deux prochaines semaines ?

Mohammad Mostafaei : Je trouve étonnante la manière dont le procureur général Gholam-Hossein Mohseni-Ejei raisonne. Il y a deux jours, il affirmait que la lapidation était d’une manière générale très difficile à mettre en œuvre : il faut pour qu’elle ait lieu que l’accusée avoue quatre fois qu’elle a commis un crime, en l’occurrence un adultère ou il faut que quatre témoins puissent prouver les faits. Maintenant, il dit que Sakineh doit être pendue. Contrairement à la lapidation, la pendaison n’est pourtant pas autorisée par la loi en Iran.

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Hossein Derakhshan condamné à 19 ans et demi de prison

30 09 2010

Amnesty International, 29 septembre 2010 :

Amnesty International s’est dite préoccupée ce mercredi 29 septembre 2010 par la condamnation d’un blogueur irano-canadien à près de 20 années de prison pour des commentaires publiés en ligne.

Selon le site iranien Mashreghnews, Hossein Derakhshan a été déclaré coupable par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran de « collaboration avec des États hostiles », « propagande contre le régime », « propagande en faveur de groupes contre-révolutionnaires », « insultes au caractère sacré de la religion » et « création et gestion de sites vulgaires et immoraux ».

Le site ajoutait qu’Hossein Derakhshan a été condamné à une peine de 19 ans et demi de prison, à une interdiction de cinq ans de toute activité politique et journalistique et au « remboursement des fonds reçus s’élevant à 30 750 euro, 2 900 dollars et 200 livres ». Aucune autre précision n’a été fournie concernant la destination présumée de ces fonds.

« Pour autant que l’on sache, Hossein Derakhshan a été très lourdement condamné par les autorités iraniennes à l’issue d’un procès inique, simplement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression. Si tel est le cas, il doit être libéré immédiatement et sans condition », a indiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

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Jinous Sobhani condamnée à deux ans de prison

30 09 2010

AFP, 30 septembre 2010 :

L’Iran a condamné à deux ans de prison une ancienne conseillère de la militante des droits de l’Homme et prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi, rapporte jeudi un site internet d’opposition.

« Jinous Sobhani, membre de la communauté bahaïe et ancienne secrétaire du Centre des défenseurs des droits de l’Homme (l’association de Mme Ebadi), a été condamnée à deux ans de prison », selon Rahesabz.net.

Le site ne donne pas de détails sur les charges retenues contre Mme Sobhani mais indique qu’elle avait été libérée sous caution après avoir été arrêtée en janvier, une semaine après des manifestations anti-gouvernementales.

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